 Depuis 2003, les Touaregs du Mali, de Mauritanie, du Niger et d’Algérie se réunissent pour se divertir, pendant trois jours et trois nuits, à Essakane lors du Festival au Désert. Des visiteurs viennent du monde entier pour découvrir la culture touareg et la musique africaine. Du 13 au 15 janvier, fêtes traditionnelles, parades, courses de chameaux, tindés se succèderont
dans un décor naturel à couper le souffle... Et dès le coucher du soleil, place aux concerts, avec la venue de nombreux artistes du monde entier. Un rendez-vous hors du commun, entre tradition et modernité. |
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:: Le rendez-vous annuel des Touaregs
Pour les Touaregs, se réunir est une façon de renforcer les liens entre communautés,
de prendre des nouvelles, de se divertir ensemble en jouant de la musique notamment.
Une association locale a voulu transformer ces traditionnels rassemblements
en un événement culturel et musical ouvert au reste du monde. Le but :
créer une véritable célébration de la vie des nomades. C’est ainsi que le Festival
au Désert, avec le soutien particulier du groupe Lo’Jo d’Angers fut créé en
janvier 2001. Itinérant au départ, le festival s’est implanté depuis 2003
à Essakane, à deux heures de piste de la ville de Tombouctou au Mali. Depuis
sa création, cet événement est considéré comme l’une des plus belles expositions
de la diversité des musiques et des cultures du monde, et particulièrement celle
de la zone saharienne. Pendant trois jours, traditions et fêtes se succèdent.
En plein désert, les festivaliers s’installent dans un campement de tentes avec
nomades, chameliers et leurs troupeaux. Plus que fête typique, c’est une véritable
immersion dans la vie touareg. Dès le matin, des débats et des colloques sont
organisés pendant lesquels les nomades règlent une partie de leurs conflits
entre membres de leur communauté. C’est pour eux l’occasion de débattre sur
les grandes questions du moment et de repartir sur de bonnes bases. Durant la
journée, une place importante est consacrée au divertissement : courses
de chameaux, parades et jeux divers sont organisés, durant lesquels des liens
forts naissent entre les différentes familles de nomades. Moyen d’expression
essentiel et vital pour perpétrer leur culture, le chant et la musique occupent
une grande place dans la vie du festival, notamment grâce aux chants traditionnels
des femmes touaregs, les tindés. Autre tradition représentée à Essakane :
l’artisanat. Durant la durée du festival, des artistes locaux exposent et vendent
leurs réalisations.
:: Concerts à la belle étoile
Le Festival au Désert, c’est aussi le rendez-vous des artistes de world
music. À la tombée de la nuit, des artistes africains et internationaux
se retrouvent sur une scène édifiée pour l’occasion et animent les nuits aux
rythmes des musiques dédiées aux cultures du désert, mais aussi du monde entier.
Après les concerts, il est encore possible de partager des moments privilégiés
avec les artistes. Pour cette sixième édition, le festival accueille les meilleurs artistes du Mali, tels que Toumani Diabaté, l’un des plus brillants
joueurs de kora (luth à 21 cordes d’Afrique de l’Ouest), Habib Koité, guitariste
virtuose, Haïra Arby, célèbre chanteuse, et sans oublier le groupe Tartit, hommes
et femmes chanteurs et musiciens touaregs. Des artistes mauritaniens participeront
à ce festival : parmi eux, Dimi chanteuse et joueuse de harpe ardine, instrument
traditionnel, artiste très populaire dans son pays. D’autres du Niger aussi
comme Abdallah et son groupe de musiciens touaregs. À noter la présence de Sekouba,
alias Bambino, chanteur de 38 ans, le plus célèbre porte-drapeau de la
culture guinéenne. Et bien d’autres surprises...
Le festival, véritable défi logistique, a rassemblé les années précédentes entre
3 000 et 4 000 nomades, et environ 1 000 visiteurs.
Un rendez-vous entre tradition et modernité hors du commun.
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Infos pratiques
Comment aller à Essakane ?
En général, les festivaliers atterrissent à Mopti (à 600 km de Essakane)
et font le reste du parcours en 4x4. Il est conseillé une fois sur place,
de négocier avec les « taxi-man ». Une course de Mopti vers Tombouctou
(à 75 km du festival) coûte en moyenne 15 000 F CFA, soit
23 €. Il est recommandé de ne payer que la moitié au départ, l’autre à
l’arrivée.En passant par Tombouctou, il est aussi possible de louer des chameaux
pour se rendre à Essakane. Le voyage dure un jour et demi. Le tarif varie entre
20 000 et 25 000 F CFA (30 à 38 €) par jour
et par chameau.
À noter que depuis Tombouctou, il n’y pas de bus vers Essakane. Des départs
en 4x4 sont organisés.
Sur place
Une fois arrivé, il est très difficile de rejoindre Tombouctou, pour se
restaurer ou dormir, sauf si vous êtes accompagné d’un guide. Tout est donc
prévu sur place. Mais vous trouverez des restaurants privés qui vendent de la
nourriture et des boissons sur le site.
Des agences de voyages proposent l’accès au festival dès l’arrivée à l’aéroport
de Mopti et la prise en charge sur place (eau, tente, nourriture). Comptez alors
565 €. D’autres proposent seulement la prise en charge sur place
(300 €).
Le prix du pass pour le festival seul est de 149 €. Vous pouvez vous le
procurer sur le
site du festival à la rubrique « circuits et réservation ». Précisez
si vous désirez uniquement acheter le pass dans le mail.

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