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Diwali signifie, en sanskrit, « une rangée
de lampes ». Des millions de petites lumières pour honorer Lakhshmî, la
divinité de la multiplicité, de la fortune, de la beauté et de l’élégance. Une
rangée de lampes aussi pour indiquer à Rama, célèbre héros du Râmâyana (l’une
des plus illustres épopées indiennes) le chemin du retour après des années d’exil.
L’Inde aime tellement son festival des lumières qu’elle le fait durer cinq
jours.
Deux jours de préparatifs durant lesquels on s’active dans les chaumières :
nettoyage des maisons à grandes eaux, chaux, peintures et décorations. Dans
les rues aussi, c’est l’effervescence. Les courses vont bon train : fruits
et sucreries à offrir à Lakhshmî, gâteaux pour la famille et les voisins, ingrédients
qui serviront à préparer les mets les plus fins. Cela vous rappelle quelque
chose ? La préparation de Diwali, en Inde, ressemble un peu à celle de
Noël, en Europe.
Enfin, le grand soir (le 4 novembre, cette année), au coucher du soleil,
les femmes sortent des maisons, les bras chargés de plateaux de chandelles.
Vêtues de leur plus beau sari et de leurs bijoux les plus lourds, elles vont
déposer des milliers de petites lumières de çi de là. Bientôt, des centaines
de bougies illuminent les façades, soulignent les balcons et les terrasses.
Toute l’Inde s’éclaire et… détonne peu à peu : Tom Pouce, pétards mitraillettes,
pétards Fusées, tout est bon pour faire du bruit. Lumières, puis fumée, odeur
de poudre brûlée, musique, les Indiens sont à la fête. Mais depuis quelques
années, les mauvaises langues s’agitent : Diwali serait devenu le festival
du bruit et de la pollution. Aussi, dans certains centres urbains (à Delhi par
exemple), les pétards sont plutôt mal vus.
Après ce « son et lumière », est célébrée la cérémonie religieuse
(la puja). Le brahmane (le prêtre) se presse de maison en maison pour
mener la liturgie. Sur les autels, icônes et offrandes que le maître de cérémonie
se charge de bénir. Puis viennent de nouvelles offrandes et les prières. Tous
les grands dieux sont nommés, sans oublier Lakhshmî, puisque c’est d’elle que
dépend l’année à venir. L’assistance est bénie : point rouge au milieu
du front et ficelles en laine autour du poignet. Chacun peut alors souhaiter
un Happy Diwali à ses voisins, et que la fête recommence !
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