:: Le musée de la Bande dessinée d’Angoulême
Angoulême peut légitimement prétendre être la capitale de la bande dessinée en France : en effet, c’est en 1974 que s’est organisée la première édition d’un festival aujourd’hui considéré comme LE grand rendez-vous des professionnels et des passionnés de BD au pays d’Astérix et même au-delà ; il se déroule chaque année en janvier.
Le succès est devenu tel que la ville d’Angoulême, le département de la Charente, la région Poitou-Charentes et le ministère de la Culture et de la Communication ont fondé ici un centre national de la bande dessinée et de l'image en 1990. Un premier musée voit le jour en 1991 mais ferme huit ans plus tard. En 2008, le centre devient la cité internationale de la Bande dessinée et de l’Image. Dans plusieurs bâtiments, on trouve une bibliothèque patrimoniale associée à la Bibliothèque nationale de France qui est la destinataire du dépôt légal des bandes dessinées, une bibliothèque publique spécialisée, une résidence internationale d’artistes (maison des Auteurs), une école européenne supérieure de l'Image, un centre de soutien technique multimédia, de même qu’une grande librairie, un cinéma, un restaurant et, donc, un nouveau musée.
Ce dernier est installé dans d’anciens chais datant du milieu du XIXe siècle entièrement rénovés et agrandis. Ses collections sont constituées de planches originales, de dessins et d’objets dérivés couvrant l’histoire du neuvième art de ses origines à nos jours. La BD franco-belge est particulièrement à l’honneur, mais les créateurs nord-américains et japonais, notamment, sont également présents. Le parcours est constitué de quatre sections dévolues à l’histoire de la bande dessinée, aux techniques, aux plus belles pièces de la collection et aux expositions temporaires.
Étant fragiles, les planches et les dessins originaux sont remplacés trois fois par an afin de les préserver, car ces documents sont fragiles. De ce fait, on peut revenir régulièrement visiter ce musée en perpétuel renouvellement. Notez que le site en lui-même mérite d’être vu. Les bâtiments sont en effet situés de part et d’autre de la Charente dans un environnement très agréable ; ils sont reliés par une passerelle.
:: Le musée Hergé de Louvain-la-Neuve
Mille sabords ! Un musée Hergé situé au 26, rue du Labrador, l’adresse même de Tintin : il fallait le faire. Ce clin d’œil est bien dans l’esprit malicieux qui animait le dessinateur. On note aussi l’existence sur place d’un restaurant nommé « Le petit Vingtième », titre du journal pour lequel le reporter à la houppette travaillait.
Voulu par Fanny Rodwell, veuve du maître, le musée se trouve en bordure d’une forêt, à Louvain-la-Neuve, ville proche de Bruxelles. Tout en verre et en béton, le bâtiment est signé par l’architecte français Christian de Portzamparc. C’est dans cet écrin qu’aurait certainement apprécié Hergé, grand amateur de formes artistiques modernes, que l’on peut découvrir des trésors exposés dans huit salles scénographiées par cet autre graphiste de renom qu’est Joost Swarte.
À travers 80 planches originales — ensemble renouvelé tous les trois mois comme à Angoulême —, des esquisses, des centaines de documents et d’objets du culte, on suit un parcours qui raconte la vie d’Hergé (1907-1983), explique la création de ses personnages (Tintin, mais aussi Jo et Zette, Quick et Flupke), évoque l’influence qu’eurent sur son travail le cinéma et la science, relate la création et les activités des studios qu’il fonda en 1961, et indique combien sa renommée fut grande à travers le monde… Espace à ne pas manquer : celui qui est consacré aux voyages d’Hergé et de ses héros !
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