Routard.com, guides de voyage en ligne



Pour vous abonner
à la lettre du routard
indiquez votre adresse e-mail

Bruxelles, Art nouveau


Pas belle, Bruxelles ? Franchement, la ville vaut mieux que sa mauvaise réputation architecturale. Ignorez donc les horreurs des années soixante et soixante-dix et faites un tour du côté d’Ixelles, de Saint-Gilles ou d’Etterbeek. Bruxelles est l’une des capitales mondiales de l’Art nouveau, qui marqua profondément l’urbanisme au tournant du XXe siècle. Et, pour découvrir ces trésors du patrimoine belge, participez tous les week-ends d’octobre aux visites-découvertes de la biennale de l’Art nouveau. Vous aurez pour la capitale belge les yeux de Chimène. Soyez curieux, Bruxelles est belle !



Bruxelles, capitale de l’Art nouveau


Promenade artistique à Ixelles et Saint-Gilles


Pousser la porte des édifices


Pour en savoir plus

:: Bruxelles, capitale de l’Art nouveau

On connaît Bruxelles pour sa Grand Place, ses estaminets, ses moules et ses frites, son Manneken Piss et son Atomium… Les amateurs de balades urbaines, qui s’aventurent hors du cadre des cartes postales, connaissent, eux, le véritable trésor de Bruxelles. Il est architectural. Et oui ! Dans cette ville, où de nombreux quartiers ont été défigurés au cours des années 1960 par l’urbanisation sauvage, la destruction du patrimoine et la spéculation immobilière (un cas d’école connu par les architectes sous le terme de « bruxellisation »), il reste des îlots de création et de beauté.
Bruxelles compte en effet parmi les villes d’Europe ayant le plus grand nombre d’édifices Art nouveau. Concentrés essentiellement dans les quartiers d’Ixelles et de Saint-Gilles, ils sont disséminés à travers la ville, à Etterbeek, Schaerbeek, dans le centre historique et même dans les populaires Marolles.
En dépit de ses cicatrices, Bruxelles n’a donc pas perdu tous ses charmes. Avec Victor Horta pour chef de file, les architectes des immeubles Art nouveau ont fait preuve d’une audace et d’une créativité qui émerveillent encore. Construits pour la plupart entre 1895 et 1905, les édifices bruxellois témoignent du renouveau stylistique qui s’impose dans les arts décoratifs de l’Europe d’alors, notamment en Allemagne avec le « Jugendstil », en Angleterre avec le « Modern Style » et en Autriche avec le « Secessionstil ».


:: Promenade artistique à Ixelles et Saint-Gilles

Le pari de ces écoles pionnières du design ? Transformer les lieux de vie et les objets de la vie courante en œuvres d’art, inspirées par les formes ondulantes de la nature. Façades, intérieurs des maisons, fenêtres, meubles, poignées de porte, tout est dessiné en courbes et arabesques gracieuses qui rappellent plantes et fleurs, mais aussi des animaux. Les vitraux, le fer forgé, la brique et les bois précieux sont utilisés au service d’une pure utopie : esthétiser le quotidien.
La bourgeoisie d’affaires de la fin du XIXe siècle raffole des délires architecturaux de Horta et de ses disciples, Hankar, Strauven et Van de Velde. Les commandes pleuvent et Bruxelles devient alors l’un des pôles créatifs de l’Europe. De nombreux témoignages de cet âge d’or ont résisté à l’appétit des promoteurs immobiliers. Pour les découvrir, une promenade dans les quartiers d’Ixelles et de Saint-Gilles, de part et d’autre de l’avenue Louise, s’impose. Au fil des rues, on découvre les belles demeures bourgeoises de style Art nouveau.
Parmi les plus abouties et les plus originales, citons l’hôtel Hannon (avenue Brugmann) avec sa splendide cage d’escalier et sa mosaïque au sol, le café La Porteuse d’Eau (avenue Jean Voulders), la maison Hibou (avenue Brugmann) ou, un peu plus loin, le magasin Old England (rue Montagne de la Cour). Enfin, si vous voulez pénétrer dans une maison Art nouveau, allez faire un tour au musée Horta, installé dans une maison-atelier que le maître se fit construire et où il vécut. La visite mérite vraiment le détour.


:: Pousser la porte des édifices

La biennale d’Art nouveau, dont la 4e édition a lieu pendant tout le mois d’octobre, constitue une excellente occasion pour s’initier à ce mouvement artistique en compagnie de passionnés… et pousser la porte d’édifices habituellement fermés au public. L’association Voir et dire Bruxelles, qui s’occupe de promouvoir le patrimoine bruxellois, organise tous les week-ends des visites thématiques des bâtiments Art nouveau. Des édifices publics comme des écoles et des magasins, mais aussi des propriétés privées, seront exceptionnellement accessibles aux visiteurs. Des parcours à pied, en vélo et en bus sont également organisés sur les traces de l’Art nouveau.
Parallèlement à ces visites, les plus passionnés peuvent assister à des conférences, des présentations de métiers (architectes, verriers, décorateurs…), des expositions. En tout, plus d’une centaine d’activités sont proposées au cours de la biennale. Cette année, la manifestation se place sous le signe de l’Europe, dont nous fêtons le 50e anniversaire. L’Art nouveau, qui s’est développé simultanément dans plusieurs pays, est le fruit de multiples influences européennes. Rien d’étonnant, alors, à ce que Bruxelles, capitale de l’Europe, porte aussi le nom de « capitale de l’Art nouveau ».

Jean-Philippe Damiani
Photo : Droits réservés
Mise en ligne le 3 octobre 2007

Pour en savoir plus

Au programme de la biennale
6 et 7 octobre : « Aux origines de l’Art nouveau », Saint-Gilles et le quartier Louise.
13 et 14 octobre : « L’essor de l’Art nouveau », Schaerbeek et le Nord de Bruxelles.
20 et 21 octobre : « L’inventivité de l’Art nouveau », Etterbeek, les étangs d’Ixelles et le quartier des Squares.
27 et 28 octobre : « Les multiples facettes de l’Art nouveau », le centre-ville, les Marolles et Saint-Josse-ten-Noode.

Passeports d’un week-end (12 €) ou pour le mois (35 €) en vente dans les lieux ouverts pour la biennale.

Association Voir et dire Bruxelles
www.voiretdirebruxelles.be

Office du tourisme de Bruxelles
www.bruxelles-tourisme.be

Aller à Bruxelles
Vingt-cinq liaisons par jour avec le TGV Thalys au départ de Paris-Nord. Durée : 1 h 20. Prix à partir de 27 € l’aller simple.
Depuis la province, correspondance à Paris.
Liaisons aériennes avec Brussels Airlines, Air France et Ryanair (aéroport de Charleroi).

Où dormir ?
- Hôtel Europa : rue Berckmans, 102. Tél. : 02-538-72-97 M. : Hôtel-des-Monnaies. Petit hôtel près de l’avenue Louise. Chambres bien tenues avec toilettes et bains. Accueil sympa. Doubles à partir de 55 €.

Bon à savoir !
Les grands hôtels (Métropole, Amigo…), ainsi que les hôtels de chaîne (NH Hoteles, Hilton…) bradent leurs prix en fin de semaine. Par exemple, l’hôtel NH Stephanie dans le quartier Saint-Gilles propose des chambres à partir de 64 € petit-déjeuner inclus.

Où manger ?
- Le Volle Gas : place Fernand-Coq, 21. Tél. : 02-502-89-17. Le bistrot bruxellois par excellence, au cœur d’Ixelles. Ambiance sympa et cuisine 100 % belge. Très bonnes carbonade flamande et blanquette aux trois volailles et à la bière.

Où prendre un verre ?
- À l’imaige Notre-Dame (impasse des Cadeaux, 3) et À la Bécasse (rue Tabora, 11) sont des estaminets à l’atmosphère incomparable (et aux bières rares…) à deux pas de la Grand Place. Savoureuses mousses et bonne ambiance également à la Mort Subite (rue Montagne-aux-Herbes-Potagères, 7).

À lire
L’Art nouveau et Promenades Art nouveau à Bruxelles (éditions Racine), deux ouvrages de référence à découvrir dans nos livres de route.





 


© 2009 Cyberterre / Hachette tourisme. Le contenu de ce site ne peut être reproduit sans autorisation écrite.
Accès rapide : Contact, Plan du site, Avis hôtel, Maroc, Turquie, Grèce, Egypte, Tunisie, Marrakech, Lisbonne, Italie, Portugal, Paris, Espagne, Chine, Thaïlande, Canada
Crète, Etats-unis, Barcelone, République Dominicaine, Sénégal, Cuba,Vietnam, Mexique, Madagascar, Berlin, Toulouse, Venise, New York, Japon, Paris, Budapest
Bretagne, Corse, Amsterdam, Bruxelles, Madrid, Vienne, Québec, Ile Maurice, Réunion, Normandie, Australie, Seychelles, Lyon, Nice, Marseille, Croatie