Le festival Partances


Le festival Partances

“ Partance, n.f., En partance : se dit d’un bateau, d’un train, de voyageurs sur le point de partir. ” Le festival du même nom est lui aussi sur le départ. Les 15 et 16 avril, aventuriers, passionnés d’images et humanistes en tout genre ont rendez-vous à Saint-Orens-de-Gameville, en banlieue toulousaine, où la projection de documentaires et de diaporamas assureront le dépaysement. Destination l’Afrique, le Groenland, les Pyrénées, le Cambodge, la Cordillère des Andes… Un vrai rêve éveillé pour tous les routards en mal d’aventure.



Échange, convivialité et humanisme


De l’Afrique tribale à la banquise


Des Pyrénées à l’Inde


P’tites adresses


Pour en savoir plus


:: Échange, convivialité et humanisme

L’association Terres et Peuples ne pouvait pas choisir meilleur endroit pour organiser son festival. Comme en 2004, année de la première édition de Partances, c’est la ville de Saint-Orens-de-Gameville, située à une poignée de kilomètres au sud-est de Toulouse, qui accueillera les passionnés de voyage et d’aventure les 15 et 16 avril prochains. Nous sommes ici tout près de la ville rose. À quelques minutes en bus du Capitole et des berges de la Garonne. Un cadre heureux, donc, pour un voyage tout en images : du vendredi 20 h 30 au samedi 23 h 30, les visiteurs pourront assister à dix heures de projections sur grand écran.
Aux origines de l’événement, on trouve une petite association très dynamique, Terres et Peuples, qui regroupe des passionnés de voyages également amateurs d’images. Ils décident donc d’organiser un festival qui véhicule des valeurs d’échange, de convivialité et d’humanisme. Support choisi : l’image. Mais les membres de Terres et Peuples prennent soin de ne pas transformer Partances en un festival où chacun présenterait fièrement ses souvenirs de voyage. Rêver de beaux paysages et d’horizons nouveaux, d’accord. Mais les meilleurs souvenirs de voyage ne sont-ils pas ceux de rencontres avec les populations locales ?
Ainsi, en remerciement aux personnes qui vous accueillent sans rien demander en retour, à celles qui vous offrent le thé au milieu du désert, qui vous invitent à partager leur repas, et qui vous mettent à l’aise en clamant : “ Quand y’en a pour deux, y’en a pour trois ! ”, l’association Terres et Peuples a choisi de reverser les bénéfices du festival à des projets humanitaires. L’année dernière, Partances a ainsi permis à trente petites filles Miaos habitant les montagnes du sud de la Chine d’être scolarisées pendant toute une année. L’édition 2005 donnera priorité à l’actualité internationale : les gains du festival reviendront aux victimes du tsunami.


:: De l’Afrique tribale à la banquise

En préambule au festival, dès le 12 avril, se tient à Saint-Orens une exposition photo sur l’Afrique tribale. Les premiers visiteurs de Partances feront ainsi la rencontre des peuples de la vallée du Rift africain, creuset de l’humanité (c’est en Afrique, du côté de l’Éthiopie, du Kenya et de la Tanzanie, qu’on a retrouvé les premières traces d’homo sapiens, vieilles de 195 000 ans). Patricia Ondina, membre active de Terres et Peuples, a photographié les populations tribales aux cultures préservées de cette vallée fertile.
Le coup d’envoi des projections sera donné vendredi 15 à 20 h 30, avec un premier diaporama réalisé dans le port de La Rochelle. Deux jumeaux vivent ici ; l’un est sédentaire, l’autre nomade. Face à l’océan, ils voient tous les deux le voyage d’un œil différent. La soirée continuera en direction de l’Afrique, avec un film de 56 mn réalisé par Catherine Michelet. Cette reporter indépendante n’est autre que la fondatrice des associations l’AZALAI, Voyageurs-Reporters et Cheval Sans Frontières. En 1993, elle décide de réaliser un rêve d’enfance : marcher sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, Eugène Menu, parti chercher l’aventure en Afrique en 1895. Un siècle plus tard naît L’Appel du Kanaga, un documentaire réalisé lors de ce voyage de neuf mois à travers l’Algérie, le Mali et le Sénégal. Enfin, après un court entracte, on changera de climat. Bienvenue sur la côte ouest du Groenland, à 500 km au nord du cercle Polaire. Là, des enfants inuits victimes de maltraitance sont accueillis par des éducateurs qui tentent de les réconcilier avec leur culture d’origine. Comment ? En organisant des expéditions de cinq semaines en traîneaux à chiens, sur la banquise. La longue trace, film réalisé par Mike Magidson d’après une idée de Jean-Michel Huctin, raconte l’histoire de l’une de ces expéditions. Le film a été primé lors de plusieurs festivals, notamment celui des Écrans de l’aventure de Dijon, en 2003. À voir.


:: Des Pyrénées à l’Inde

La séance de samedi après-midi sera sportive ! Elle débutera avec la projection d’un film de 25 mn sur les défis de Pyrhando. Cette association propose aux personnes handicapées de traverser les Pyrénées dans le sens Ouest-Est (de l’Atlantique à la Méditerranée, il y a plus de 300 km à vol d’oiseau !) à pied, à cheval ou en VTT. Un challenge formidable ! Dans le même esprit, Partances s’engagera ensuite sur les traces du marathonien Jamel Balhi. Vous en avez certainement entendu parler : depuis près de vingt ans, il court seul à travers le monde. Samedi, il sera sur la scène du festival pour présenter un formidable diaporama de 45 mn, intitulé Une journée dans le monde. Plus court, mais non moins intense, on assistera ensuite à la projection de Sourires d’Angkor, un diaporama réalisé par Jean-Pierre Simon. C’est l’histoire d’une petite fille, Sokra, qui grandit à mi-chemin entre la beauté des temples d’Angkor et les horreurs de la guerre civile. Émouvant. Enfin, Partances vous invitera a une échappée belle en Papouasie, où Jean-Michel Corillon a filmé les Asmats. Ces peuples, méconnus, vivent sur une terre très difficile d’accès. Longtemps, les explorateurs les ont craints, les Asmats étant réputés cannibales et coupeurs de têtes. Jean-Michel Corillon s’est rendu dans l’un de leurs villages pour suivre Rufinus, vingt ans, à quelques semaines de son mariage.
Après le Cambodge, le Vietnam : samedi à 20 h 30, pour la troisième et dernière séance du festival, Jean-Claude Simon remonte sur l’estrade. Cette fois, il nous racontera l’histoire de Trân Van Tâi, un Vietnamien qui a dû fuir sa terre natale et qui, depuis, peint pour se souvenir. Dans la lignée de Mike Horn (tour du cercle Polaire arctique en solitaire, sans assistance et sans motorisation), on rejoindra trois autres aventuriers de l’extrême : Christian Clot, Karine Meuzard et Raphaël Escoffier. Ils sont partis à l’extrême pointe du Chili, dans l’Ultima Cordillera, où viennent se heurter océans Atlantique et Pacifique. Frissons garantis. Place ensuite à Jean-Jacques Abrial et Patricia Ondina, l’auteur de l’exposition sur les populations du Rift africain, pour un film tourné en Éthiopie, dans la basse vallée de l’Omo. Le protagoniste s’appelle Wado. Il appartient au peuple Hamar. Pour passer du statut d’enfant à celui d’adulte, il doit accomplir le rite de passage traditionnel. Enfin, la deuxième édition de Partances se terminera sur une note d’optimisme. Les Chemins de la liberté nous emmèneront sur les traces de Salvomir Ramicz, écrivain polonais qui fut envoyé par Staline dans les goulags de Sibérie. En 1956, il parvint à s’échapper et atteint l’Inde après 6 000 km de marche. Le Français Sylvain Tesson a choisi d’emprunter le même chemin. Une aventure de huit mois sans motorisation, qui a donné lieu à la publication d’un livre en 2004, L’Axe du loup (Éditions Robert Laffont). Puis, il sera déjà temps de se quitter.


:: P’tites adresses

Où dormir ?

- Hôtel Croix-Baragnon : 17, rue Croix-Baragnon. Tél. : 05-61-52-60-10. Établissement à l’accueil fort sympathique, situé en plein centre ville. Le prix des chambres varie de 33 à 42 €. Toutes sont équipées de w.-c. et douche. Plusieurs formules sont proposées pour le petit dej’ (à partir de 3,5 €). Attention, la réception est située au premier étage !
- Hôtel Héliot : 3, rue Héliot. Tél. : 05-34-41-39-41. Site Internet : www.hotel-heliot.com. Charmant petit hôtel au style provincial situé au cœur de la ville rose, à 5 minutes à pied du Capitole et de la Gare. Les chambres (avec grand lit ou lits séparés) vont de 50 à 56 €. Le petit dej’ est à 6 €. Les chambres sont spacieuses. Calme et propre. Accueil chaleureux. Que demandez de plus ?

Laure Duchêne
Photo : © Terres et peuples
Mise en ligne le 5 avril 2005

Pour en savoir plus

Où ?
Altigone, place Jean Bellières, 31650 Saint-Orens-de-Gameville. Tél. : 05-61-39-17-39. Fax : 05-62-24-39-20.

Quand ?
Le spectacle se déroule en trois parties : le vendredi 15 avril de 20 h 30 à 23 h 30, le samedi 16 avril de 14 h 30 à 19 h, puis de 20 h 30 à 23 h 30.

Comment ?
Billets en vente à Altigone, à la FNAC et chez Micro Diffusion à Toulouse. Réservation conseillée auprès de l’association Terres et Peuples.
Tarifs : 8 € la séance, 18 € le pass valable pour trois séances. Gratuit pour les moins de 10 ans.
Toutes les infos sont disponibles sur le site de l’association : www.terresetpeuples.com.



Drapeau sejours week end Toulouse

Partir à Toulouse

  • A voir, à faire à Toulouse
  • Réservez un hôtel
  • Trouver un billet d'avion
  • Louer une voiture
  • Trouvez une location
  • Allez à Toulouse en covoiturage
  • Réserver en camping et mobil home
  • Réservez un restaurant
  • Réservez une auberge de jeunesse

Applis Routard Iphone Ipad