:: Un bon coup de pouce à la création africaine
Quand on sait que, selon les organisateurs du SIAO, l’artisanat produit presque
25 % du PIB du Burkina Faso, on devine l’importance de ce secteur
dans l’économie du pays. Dans la vie de tous les jours aussi : les Burkinabés
sont de grands consommateurs d’objets d’artisanat, qu’ils soient décoratifs
ou utilitaires ; calebasses reconverties en ustensiles de cuisine, instruments
de musique, vannerie...
Le salon de Ouagadougou se veut la vitrine du savoir-faire des artisans burkinabés,
mais aussi de toute l’Afrique. Attention, il ne s’agit pas d’une exposition
folklorique. Le but de l’événement est bien mercantile. Il s’adresse en priorité
aux professionnels, aux exportateurs, voire aux collectionneurs qui viendront
passer commande dans ce gigantesque marché artisanal. En parallèle, il permet
aux artisans venus des quatre coins du continent de se rencontrer, d’échanger
leurs techniques de fabrication ou d’en trouver de nouvelles, plus efficaces.
Enfin, des colloques et ateliers sont organisés en marge des expositions, dans
le but de trouver de nouveaux débouchés et d’aider les artisans à développer
leur activité. Le problème du manque de capitaux dont souffre l’Afrique sera
particulièrement abordé cette année (le thème pour 2004 est d’ailleurs
éloquent : « Investir dans l’artisanat africain »), ainsi que
les solutions du micro-crédit ou du commerce équitable.
Et le routard dans tout ça ? Il profite de
cette occasion unique de découvrir, réunis en un seul lieu, des objets traditionnels
ou plus modernes qui le convient à un voyage imaginaire à travers toute l’Afrique.
:: Entre tradition et modernité, un savoir-faire bien vivant
Les objets présentés illustreront toutes les facettes de l’artisanat traditionnel
africain. Sculpture sur bois ou en bronze (faites-vous expliquer la technique
de la cire perdue, pratiquée par les artisans burkinabés), maroquinerie (travail
du cuir de chèvre ou de chameau), instruments de musique (la kora, le balafon
et l’incontournable djembé), batik, poterie, bijoux, armurerie, tissage, masques,
etc. La création contemporaine aura également une large place, notamment à travers
des défilés de mode de stylistes africains, et dans une nouveauté de cette édition,
le « Pavillon du design ». Une exposition, « Made in Africa »,
proposera une trentaine de créations innovantes qui seront ensuite présentées
sur tout le continent pendant les deux prochaines années.
Enfin, le salon sera chaque jour ponctué d’animations culturelles : concerts
de musique traditionnelle et moderne, spectacles de danse, exhibitions de masques...
La fête battra son plein le samedi 30 octobre, place de la Nation. Au programme :
défilé de mode, présélection pour l’élection d’une Miss SIAO 2004, et concert !
Où dormir ?
Attention, ne traînez pas pour réserver, pendant le festival, tous les hôtels
affichent complet. Le commissariat général du SIAO peut traiter les demandes
de réservation (voir le site du salon). Les prix indiqués ne comprennent pas
la taxe de séjour (compter 1 000 F CFA, soit 1,53 €, par
personne et par nuitée, plus 1 500 F CFA, soit 2,29 €, pour
l’ensemble du séjour).
- Hôtel Le Pavillon Vert : 81, av. de la Liberté, BP 4715.
Tél. : (00-226) 50-31-06-11. Fax : (00-226) 50-30-00-42. Chambres
doubles ventilées entre 6 500 et 11 000 F CFA (9,90 et
16,77 €), avec ou sans sanitaires, et doubles climatisées autour de 16 000 F CFA
(24,40 €). Chambres donnant sur un jardin verdoyant. Parmi les chambres
moins chères de la ville. Excellente cuisine. Bar bien agréable.
- Hôtel OK Inn : route de Pô, BP 5397. Tél. : (00-226)
50-37-24-51. Fax : (00-226) 50-37-00-23. Assez excentré, mais à 200 m
de la gare routière. Doubles à partir de 32 000 F CFA (48,80 €).
Impeccablement tenu par un couple de Français. Bungalows sympas disséminés dans
le parc. Tout est climatisé. Belle piscine avec BBQ. Ambiance décontractée.
Excellente cuisine au restaurant. Navette gratuite pour aller en ville ou à
l’aéroport.
Où manger ?
- La Forêt : av. Baswarga (et rue Patrice-Lumumba), BP 1363.
Prix raisonnables, étant donnée la qualité de l’établissement. Cadre sympathique.
Ambiance locale. Très bonne cuisine et carte étendue d’où émergent carpe et
brochette de capitaine, pintade, côte de bœuf, poulet kedjenou ou yassa.
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