Que la montagne est belle !![]() Puis c'est la quatrième étape. Point fort de la journée et du GR 20, le bien nommé cirque de la Solitude ou comment descendre 1 000 m pour mieux les remonter. Nombreux passages accidentés, mais équipés de chaînes. Il faut crapahuter, se hisser, se faufiler… D'ordinaire, je me serais volontiers débarrassée de mon sac à dos en pareilles circonstances, mais je me surprends à repenser à une phrase d'un randonneur que j'ai lu avant de partir : « L'habitude est là maintenant. Les corps se sont endurcis et la charge vient se placer naturellement dans le dos comme un appendice corporel amovible mais nécessaire, sans lequel l'équilibre serait imparfait ». Il a raison, sans mon sac, je ne fais pas le poids. À l'arrivée au refuge, l'inconnu du soir réside une fois de plus dans la douche. On avait les mateurs, maintenant on a les « marmouilles ». C'est du moins ce qu'annonce un panneau accroché dans les sanitaires qui avertit de la présence de ces lézards. Nous ne ferons pas leur connaissance, mais celle de souris qui, pendant la nuit, vont sérieusement entamer nos boules de pain si précieusement conservées. Photo : Blandine Lamorisse |
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