Corfou, une île de villégiature


Corfou, une île de villégiature

La verdeur des pentes de Corfou, tapissées de cyprès altiers, trahit bien la relative profusion de l’eau sur cette île où prospèrent jardins, vignes et oliviers. Ces derniers, aux troncs plus corpulents que partout ailleurs en Grèce, seraient plus de 2 millions !

En partie redessinée par les Vénitiens, l’île offre à l’Ouest un visage plus accidenté, marqué par des falaises impressionnantes. À Paleokastritsa, des îlots flottent sur le bleu profond de la mer Ionienne. En retrait, les rochers enserrent une anse et sa petite plage baignée par des eaux turquoise.

À l’Est, les paysages se font plus doux. D’autres îlots, parfois grands comme des radeaux, y esquissent d’attachantes parenthèses temporelles. Celui de Vlacherna (photo) s’est vu doter au XVIIe siècle d’un adorable petit monastère aux tuiles rousses, veillé par un court clocher vénitien et un cyprès solitaire. De la digue, des caïques permettent de gagner Pontikonissi, l’île de la Souris. Sous le couvert d’autres cyprès, se serre une chapelle byzantine toute simple, presque millénaire.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’aristocratie européenne découvre la douceur du climat de Corfou, qui devient à la mode. Elizabeth d’Autriche – la fameuse Sissi du cinéma – se fait bâtir un palais digne des rêves les plus scintillants. L’Achilléion, entouré de jardins en terrasses dominant merveilleusement la mer, se couvre de statues, de moulages, de moulures et autres motifs néo-grecs.

Neuf ans après la mort de l’impératrice, assassinée en 1898, Guillaume II d’Allemagne, grand amateur d’archéologie, rachète la propriété. Son cousin par alliance, le prince Philippe, ex-prince de Grèce et de Danemark, aujourd’hui époux de la reine Elizabeth II, est né à deux pas, en 1921, à la Villa Mon Repos


Texte : Claude Hervé-Bazin. Photo : Claude Hervé-Bazin



Drapeau sejours week end Îles grecques

Partir dans les Îles grecques


Applis Routard Iphone Ipad