Bien à l’abri derrière ses enceintes et ses bastions de brique rouge, Lucques (Lucca) se rendit célèbre dans le monde entier dès le XIe siècle par ses soieries et les riches soyeux ne lésinèrent pas sur les monuments. Lucques se visite à pied. Attention aux emplacements de parking marqués de jaune le long de la muraille extérieure : ils sont réservés aux riverains et la police rackette volontiers les ignorants.
Une glace dans une main, le Routard dans l’autre, nous longeons les placettes et les églises de cette ancienne principauté indépendante créée par Bonaparte en 1799. Nous arrivons au Duomo San Martino (XIe siècle) et sa superbe façade de marbre blanc aux trois galeries à colonnades inspirées de Pise. Le Volto Santo et la Cène du Tintoret sont les chefs-d’œuvre de la cathédrale.
Mais connaissez-vous le labyrinthe de Lucques ? Pensez à regarder sur le pilier extérieur gauche en sortant sous le porche. Inscrit dans un carré de marbre, à hauteur d’homme, son discret diamètre de 62 cm le fait passer inaperçu. Son parcours comporte onze cercles. Son entrée se trouve à droite, perpendiculairement à l’inscription qui l’accompagne. J’ai suivi le cheminement avec mon doigt pour arriver au texte suivant : « C’est ici le labyrinthe que construisit le Crétois Dédale. Nul qui y fut n’en put sortir, sauf Thésée grâce à un fil d’Ariane ». De quoi poursuivre sans se perdre par les ruelles de Lucques… le reste est dans les guides.