Alger

Alger

Alger m’inspire des sentiments partagés. C’est une ville de pouvoir. Tu en as peur, mais elle te subjugue par sa beauté – de temps en temps, on la repeint quand un président vient en visite –, avec sa baie splendide, son mélange d’architectures ottomane et haussmannienne. J’aime m’y promener pour goûter à l’ambiance très urbaine qui y règne. Comme Oran, c’est une ville mythique : la bataille d’Alger, Bab El Oued, la Casbah, Pépé le Moko...
Donc, on a cet aspect carte postale et puis à côté de ça, on ressent une sensation d’abandon. C’est une ville marquée par l’histoire, mais en même temps, elle est pleine de pudeur, elle a du mal à réaliser ce qui lui est arrivé. Pour moi, c’est Cosette qui se prend pour une reine. C’est aussi une belle endormie. Bien qu’elle soit le royaume de la musique chaâbi, ses nuits ne sont pas très vivantes. Alger pourrait être plus énergique, mais j’ai l’impression qu’on l’empêche autant de dormir que de se réveiller. À part ça, j’ai beaucoup apprécié le restaurant de poissons Chez Sauveur à la Madrague. On y mange bien et l’ambiance est excellente.


Photo : Universal Music


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