Finalement, au moment de mon départ, je n'ai pas vu passé ces trois semaines, tout en ayant le sentiment de n'avoir rien vu du Liban. Le pays n'est pourtant pas si grand… certes, mais tellement contrasté qu'il recouvre d'innombrables ambiances, d'innombrables différences, ce qui permet de voyager beaucoup dans sa tête sans avoir parcouru beaucoup de kilomètres.
Et puis, une seconde impression forte, pour moi, est le dynamisme que le pays dégage. Partout des routes en construction ou en réfection, des chantiers de maisons ou d'immeubles, des ravalements, des restaurations, des gens qui se bougent pour vivre mieux, même si la situation économique est plutôt catastrophique, même si le pays est surendetté et que la menace de la dévaluation de la livre libanaise plane régulièrement au-dessus des salaires. D'accord, il y a des coupures d'électricité, pas toujours beaucoup d'eau… et alors… les Libanais ne vont pas se laisser arrêter par si peu, ils continuent à avancer, tout simplement, un peu chaque jour. Avant même d'être vraiment partie, j'ai hâte d'y revenir, de goûter à nouveau à toutes ces atmosphères, à tous ces contrastes… mais d'abord, faut que je me mette à l'arabe !