J'arrive à Split après six heures de trajet. La mer brille sous un grand soleil. D'une vision à l'autre, il m'est difficile de faire le raccord et de penser qu'à quelques kilomètres de là, la mémoire de la guerre est inscrite dans les paysages.
Split est pourtant une ville de bord de mer comme j'en rêve…
Le palais Dioclétien en bordure du port rappelle combien de générations de marins ont vécu là. Les techniques d'ailleurs n'ont pas dû beaucoup évoluer. À cet endroit du port, on voit encore des bateaux de pêches minuscules, des filets en train de sécher, des hommes qui réparent leur embarcation. Ils se prêtent gentiment au jeu, posant pour mes photos et en disant " Moje, moje ", " vas-y, vas-y ".
Pour le logement, on trouve facilement des chambres chez l'habitant. Des vieilles dames attendent les voyageurs à la sortie des bus en disant " Zimmer, zimmer " ou " Sobu, sobu ". Le français n'est quasiment pas pratiqué en Croatie.
Mes notions de serbo-croate m'ont surtout permis marchander les prix. Avec un sourire et un " molim " ( s'il vous plaît) on peut facilement obtenir des ristournes sur le tarif des chambres et sur les trajets en bus. On m'a donné également des informations sur les lieux les plus intéressants à voir et les moyens de transport les plus économiques. De manière générale, les chambres sont propres et confortables. De ce point de vue, c'est un voyage très agréable.