L'Hérault, autour de Saint-Guilhem-le-Désert

L'Hérault, autour de Saint-Guilhem-le-Désert
© M. Bavoillot - Hérault Tourisme

Sur un territoire à parcourir le temps d’un grand week-end, plusieurs sites de l’arrière-pays héraultais sont labellisés « Grand Site de France » : Saint-Guilhem-le-Désert,  les gorges de l’Hérault et  le cirque de Navacelles, tandis que le lac du Salagou est en « opération Grand Site » avec son voisin le cirque de Mourèze. Étape sur le chemin de Compostelle, le village médiéval de Saint-Guilhem-le-Désert s’est construit autour de son abbaye. Quant au lac du Salagou et au cirque de Navacelles, ils sont réputés pour leurs traditions de pastoralisme et leur biodiversité méditerranéenne. Une destination pour les amateurs d’histoire, de randonnée et de grand air.

Saint-Guilhem-le-Désert, un village médiéval

Saint-Guilhem-le-Désert, un village médiéval
Saint-Guilhem © Marie Borgers

Plantons le décor : nous sommes au pied du plateau du Larzac, entre les gorges de l’Hérault et le piémont languedocien, dans un décor de garrigue et de massifs minéraux. Dans l’étroit et encaissé val de Gellone, le village de Saint-Guilhem-le-Désert est entouré de montagnes.

Après la raréfaction des troupeaux de chèvres et de moutons, la nature a repris ses droits sous la forme d’une végétation méditerranéenne : oliviers, micocouliers, figuiers, mûriers… La configuration de ce site semi-montagnard a rendu impossible toute culture extensive à l’exception de celle de l’olivier.

Le village de Saint-Guilhem-le-Désert bénéficie de trois labels. Avec la vallée de l’Hérault, il est classé « Grand Site de France » ; le village lui-même figure parmi les « Plus beaux villages de France » ; quant à son abbaye, elle est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Ce village-rue s’est développé le long du ruisseau Verdus, un affluent de l’Hérault. L’eau y est d’ailleurs omniprésente : pas moins de 15 fontaines sont disséminées dans les ruelles et passages, et certaines maisons de la ville basse, comme la mairie, enjambent le ruisseau.

Saint-Guilhem est l’un des villages médiévaux les mieux préservés de la région. Les rues sont truffées de pierres qui portent les signes des temps : vestiges d’arcs romans, linteaux Renaissance sur les maisons de nobles, carreaux de céramique de la cité potière de Saint-Jean-de-Fos incrustés dans les murs… La pierre calcaire et dolomitique des maisons blondit comme le miel au soleil.

Dans une maison romane de caractère datant du 12e siècle, avec ateliers en sous-sols et pièces de vie à l’étage, le musée du Village d’antan retrace la vie et les métiers d’autrefois. On y fabrique avec passion et fierté des santons du Languedoc, expressifs, et qui ont la particularité de ne pas avoir de socles.

Cœur de la cité médiévale, la place de la Liberté confirme l’accent méridional de Saint-Guilhem. Les terrasses étendent leurs parasols sous l’emblématique platane centenaire. Sur la fontaine, une statue de Marianne tourne le dos à l’abbaye attenante.

L’abbaye de Gellone, patrimoine mondial de l’humanité

L’abbaye de Gellone, patrimoine mondial de l’humanité
Abbaye de Gellone © Marie Borgers

Saint-Guilhem-le-Désert est un village abbatial, construit autour de l’abbaye de Gellone. Certaines maisons sont même adossées aux bâtiments conventuels. L’abbaye bénédictine est un pur symbole du premier âge roman languedocien. Elle a fait de Saint-Guilhem l’un des plus grands foyers spirituels et culturels du Languedoc. Faisant face à un tapis de vignes, le chevet de l’abbaye est la carte postale de Saint-Guilhem.

L’abbaye fut fondée en 804 par Guilhem, un héros local. Ce cousin de Charlemagne s’est distingué pour ses faits d’armes. Après avoir repoussé les Sarrasins et pris Barcelone, il se retira du monde dans le vallon de Gellone, un lieu enclavé et reculé. Il y fonda une abbaye dont la vocation était d’être le pendant de celle d’Aniane pour contrôler les rives de l’Hérault. Guilhem avait aussi pour mission d’asseoir l’autorité de Charlemagne en Septimanie.

Le village doit ainsi son nom de « Guilhem » à celui qui donna vie au site, et son attribut de « désert » non pas à l’environnement minéral, mais à la retraite mystique et solitaire de cet illustre soldat.

L’abbaye a été reconstruite au 11e siècle sur les fondations de l’abbatiale du 9e siècle. Dans la crypte, on aperçoit encore le chœur en tuf de l’église primitive et ses arcs d’inspiration orientale, caractéristique du 9e siècle. Les deux constructions sont imbriquées.

L’abbatiale elle-même nous transporte au 11e siècle. La couleur sombre de la pierre, les lignes massives de la nef et l’absence de sculptures sont contrebalancées par sa hauteur de 18 m – exceptionnelle pour un édifice roman –, qui donne un sentiment de légèreté. Noter le maître-autel baroque et l’orgue du 18e siècle.

L’abbaye de Gellone abrite deux reliques auxquelles elle doit son rayonnement spirituel : une chasse ossuaire contenant les reliques de saint Guilhem, et un fragment de la Croix du Christ. Ces reliques ont fait l’objet de pèlerinages, et c’est ainsi que l’abbaye est devenue une étape sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la voie d’Arles.

Le cloître roman est l’une des grandes victimes du temps. Il fut reconverti au 19e siècle pour les besoins de l’industrie naissante, souffrit de la crue de 1907, avant de devenir une carrière de pierres. Des vestiges du cloître sont désormais exposés aux Cloisters à New York. Un film relate l’histoire de l’abbaye vue depuis le cloître.

Traverser le pont du Diable

Traverser le pont du Diable
Pont du diable © Marie Borgers

À quelques encablures de Saint-Guilhem-le-Désert, le site du pont du Diable a été réaménagé dans le respect du paysage. Un sentier d’interprétation mène à la Maison du Site, semi-enterrée sous une plaine alluviale : un bel exemple d’intégration dans l’environnement naturel.

À l’entrée des gorges de l’Hérault, le pont du Diable est un ouvrage d’art exceptionnel pour l’époque (11e siècle), une prouesse technologique du premier art roman. Lui aussi classé à l’Unesco au titre des chemins de Compostelle, et inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, il est réputé pour être le plus vieux pont roman de France.

Construit par les moines des abbayes d’Aniane et de Gellone qui contrôlaient les rives de l’Hérault, le pont du Diable traverse l’Hérault en son point le plus resserré. Il servait aux moines et aux pèlerins, et favorisait les échanges économiques entre les abbayes.

Au pied du pont, la plage aménagée, la plus grande plage d’eau douce du département, marque la naissance des gorges de l’Hérault. D’une profondeur de 200 à 300 m, ces gorges sont un véritable canyon creusé par le fleuve au milieu de la garrigue.

Activités de pleine nature et randonnée

Activités de pleine nature et randonnée
Circuit des Fenestrettes © Marie Borgers

Dans un environnement minéral de roche et d’eau, les activités de pleine nature ne manquent pas : baignade sur la plage du pont du Diable, sports d’eaux vives dans les gorges (canoë et canyoning), escalade sur les parois rocheuses… Mais surtout, le massif cultive le plaisir de la randonnée sur les chemins de la voie d’Arles.

Parcours emblématique de l’Hérault, le circuit des Fenestrettes, dans les monts de Saint-Guilhem, vient d’être élu « Plus beau sentier de l'Hérault ». Sur les derniers escarpements du Massif central, le sentier a été tracé par les moines pour les pèlerins et les muletiers. Il répondait à des besoins à la fois pastoraux et agricoles. Bâti en encorbellement autour du cirque de l’Infernet, il ouvrait l’accès au massif et au causse du Larzac. Certains tronçons ont été « caladés », sommairement pavés.

Placée sous le signe de la coquille Saint-Jacques, la randonnée des Fenestrettes mène au sommet du causse, un plateau karstique. Du haut de ce belvédère naturel, on aperçoit le lit du Verdus, entouré de garrigue, de plaines viticoles et de vestiges de cultures en terrasses.

Sur ce massif calcaire et dolomitique poussent des arbousiers, et des pins de Salzmann aux formes tortueuses, une espèce protégée endémique des Cévennes méridionales.

Pratique : 10 km et 700 m de dénivelé ; compter 3 h de marche.

La grotte de Clamouse et ses fascinantes concrétions

La grotte de Clamouse et ses fascinantes concrétions
Grotte de Clamouse © Marie Borgers

Le massif minéral autour de Saint-Guilhem fourmille de réseaux karstiques nés sous l’action de l’eau infiltrée sous les causses. Près de 250 grottes sont répertoriées, parmi lesquelles la grotte de Clamouse, en bordure des gorges de l’Hérault. Elle a été creusée dans la dolomie par une rivière souterraine. Le réseau de galeries, entrecoupées de lacs souterrains et de plages de sable, s’est constitué pendant 5 millions d’années, au fil du creusement du lit de l’Hérault.

Parmi les plus belles grottes d’Europe, « La Clamouse », comme on l’appelle ici, est réputée pour l’abondance, la diversité et l’originalité de concrétions : stalactites formant des buffets d’orgue, fistuleuses, stalagmites, draperies, cristaux de calcite et d’aragonite, caractéristiques des massifs dolomitiques.

Dans des bruits de goutte-à-goutte, la grotte met en scène son patrimoine d’exception avec un spectacle de sons et lumières. Pour les sportifs, le « Spéléopark » est un parcours sportif mêlant spéléologie, accrobranche et tyrolienne en milieu souterrain, entre les concrétions !

Visite guidée d’1 heure.

Le lac du Salagou et le cirque de Mourèze

Le lac du Salagou et le cirque de Mourèze
Lac du Salagou © Marie Borgers

Retour à la lumière et nouvelle remontée dans le temps au lac du Salagou. Dès l’arrivée sur les berges sauvages, la rougeur de la terre est frappante. Le sol doit sa coloration à la ruffe, une terre formée de roche sédimentaire chargée en oxyde de fer. Elle donne au site des airs de planète Mars…

Long de 7 km et large de 2, ce lac artificiel a été créé en 1969 pour irriguer les oliviers et les vignes (AOP Terrasses du Larzac), servir de réservoir d’eau en cas d’incendie, et renforcer l’attractivité de la région.

Le lac du Salagou est une pépite pour les géologues. Ils trouvent là un terrain d’observation des strates géologiques : couche de basalte laissée par les coulées de lave lors d’un épisode volcanique il y a 1 500 000 ans, ruffe, calcaire… Les paléontologues ne sont pas en reste : de nombreuses empreintes fossiles témoignent de la présence de reptiles antérieurs aux dinosaures.

Les berges du lac et les collines environnantes – autant de volcans éteints – sont riches d’une biodiversité méditerranéenne. La plaine est découpée en petites parcelles de vignes et de champs d’oliviers bordées de haies. Les parcelles sont entrecoupées de frênes, de saules et de peupliers, parsemées d’espèces méditerranéennes (genêts, pruniers…). Dans les hauteurs poussent chênes verts, pins et cèdres du Liban. Dans le hameau de Celles, les pierres des maisons vigneronnes (ruffe, calcaire, grès, pierre volcanique…) racontent une histoire plurimillénaire de géologie.

À l’horizon s’élève le cirque de Mourèze, dont la blancheur de la dolomie contraste avec la rougeur de la ruffe. Ici aussi, l’éventail des activités de pleine nature a de quoi réjouir les sportifs : baignade, pédalo, optimist, catamaran, canoë, kayak, paddle et pêche sur le lac du Salagou ; et, aux alentours, chemins de randonnée, parcours balisés pour les VTT et les vélos à assistance électrique, équitation…

Le plateau du Larzac et ses traditions d’agropastoralisme

Le plateau du Larzac et ses traditions d’agropastoralisme
Causse du Larzac © JOVO - stock.adobe.com

Au nord du Salagou, le plateau du Larzac est une terre réputée pour son militantisme. Au départ du lac du Salagou, un tunnel s’ouvre sur le plateau du Larzac méridional. Ce plateau calcaire recouvert de landes est creusé de gorges. Des routes en ligne droite traversent une steppe piquetée de buis. Les vignes sont délimitées par des murets de pierres sèches, et quelques reliefs ruiniformes s’élèvent çà et là. Étonnant : sur le causse du Larzac subsiste l’une des plus importantes concentrations de mégalithes en France.

Si la surface du plateau se distingue par son aridité, l’eau s’infiltre partout et forme des gorges. Les entrailles du causse sont entaillées de cours d’eau, creusées de grottes, de souterrains et d’avens.

En dépit de l’hostilité du terrain, l’Homme s’est adapté à l’environnement du plateau. Il y a orchestré toute une économie. Ces paysages sculptés par des millénaires de pastoralisme ont été inscrits à l’Unesco sous la bannière « Causses et Cévennes », au titre des paysages culturels vivants de l’agropastoralisme méditerranéen. Cette activité consiste à pratiquer le pastoralisme sur un territoire étendu, en l’associant à la culture de céréales et au fourrage. Ces activités sont toujours vivaces, comme en témoignent les lavognes (bassins de rétention d’eau pour les troupeaux), les toits-citernes en lauze, ou encore les terrasses de cultures (faïsses ou faysse en occitan), aménagées sur le terrain caillouteux, et soutenues par des murets de pierres sèches.

Le cirque de Navacelles, spectaculaire !

Spectaculaire cirque de Navacelles

Spectaculaire cirque de Navacelles
Cirque de Navacelles © Marie Borgers

Parmi les endroits les plus spectaculaires de France, le cirque de Navacelles est lui aussi classé « Grand Site de France ». Située au croisement du Larzac, des Cévennes et de la plaine languedocienne, cette immense dépression dans le relief karstique du plateau du Larzac est le fruit d’une succession d’événements géologiques.

Le cirque de Navacelles est large de 1,4 km et profond de 300 m. Les gorges de la Vis, affluent cévenol de l'Hérault, ont déposé au fil des millénaires des strates de dolomie qui forment désormais la corniche du cirque, et du calcaire sur ses versants. Puis, progressivement, le soulèvement du causse a provoqué l’enfoncement de la Vis, donnant naissance au cirque de Navacelles.

Deux panoramas à couper le souffle se font face de part et d’autre du cirque : ceux du belvédère de la Baume Auriol, côté Hérault, et du belvédère de Blandas, côté Gard.

Sur les contreforts du cirque, de maigres terrasses cultivées ont été aménagées pour retenir un peu d’eau. Descendant en lacets du plateau jusqu’au fond du cirque, le chemin du facteur est un ancien chemin muletier utilisé pour le transport du blé.

Au fond du cirque, en réalité un canyon creusé par la Vis, un méandre abonné de la rivière dessine une boucle. En son centre s’élève une butte, appelée « l’huître » en raison de sa forme allongée. Autour du hameau de Saint-Maurice-Navacelles, situé au fond du cirque, les moines de l’abbaye de Gellone ont implanté des cultures : céréales et potagers le long de la Vis, vignes et vergers sur les terrasses.

Havre de fraîcheur dans un environnement minéral, les moulins de la Foux (foux signifiant « source » en occitan) ont été construits à la résurgence de la Vis et la Virenque. Ils sont accessibles depuis le causse (3 h aller-retour), depuis le hameau de Saint-Maurice-Navacelles (10 km, 3 h 30 de marche), ou depuis la route (1,1 km, 40 minutes aller-retour). Utilisés jusqu’au début du 20e siècle, ils étaient un lieu de rencontres et de socialisation entre les habitants des causses et ceux des gorges.

Fiche pratique

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Destination Sud de la France

Office de tourisme de Saint-Guilhem-le-Désert

Communauté de communes de la vallée de l’Hérault

Office de tourisme Lodévois et Larzac

Comment y aller ?

- En train : au départ de Paris-Gare de Lyon, 3 h 30 de train ; arrivée en gare de Montpellier Saint-Roch ou de Béziers.

- En avion : l’aéroport de Montpellier est relié à plusieurs villes de France avec HOP ! Air France.

Depuis Montpellier, prendre l’A750 en direction de Millau/Lodève. 47 km entre Montpellier et Saint-Guilhem.

Où dormir ?

- Hôtel Guillaume d’Orange : 2, avenue Guillaume-d’Orange à Saint-Guilhem-le-Désert. Le nom de l’hôtel fait référence à Guilhem, qui inspira les auteurs des chansons de geste pour le personnage de Guillaume d’Orange. Dans une maison de pierres, un hôtel de charme au bord des gorges de l’Hérault. 10 grandes chambres lumineuses sont décorées avec goût dans un style méridional et/ou « campagne chic », avec salles de bains ouvertes. Elles donnent sur le village ou sur les gorges. Sur des tables en bois massif, devant un vieux vaisselier en bois ou sous des voûtes en vieilles pierres, le restaurant La Table d’Aurore sert des produits du marché issus des producteurs et viticulteurs régionaux. Terrasse à l'ombre de platanes centenaires, au bord des gorges.

- Le Mas de Riri à Celles, sur les rives du lac de Salagou. Un charmant petit hôtel sur les berges du lac du Salagou. La terrasse panoramique du restaurant donne sur le lac, et les 5 chambres ont les pieds dans l’eau : les terrasses privatives sont prolongées par les berges. Des espaces de camping sont aussi disponibles. Sur la table, des produits frais de producteurs de la micro-région. Ici on cultive un état d’esprit : prendre son temps et profiter des lieux. Le coucher du soleil et le réveil sur le sable rougeoyant des berges baignées de silence n’en sont que plus doux…

- L’Oustal del Pessejaïre dans le hameau de Saint-Maurice-Navacelles. Au fond du cirque de Navacelles, dans les méandres de la Vis, à deux pas de l’îlot appelé l’« huître », cette maison en pierre dispose de 4 chambres d’hôtes. Le repas est servi par Véronique Schmitz dans la salle à manger familiale. Une étape conviviale et une belle rencontre garantie. En levant les yeux sur le cirque, on se sent bien petits…

Où manger ?

- O’bistrot : 2, Grand Chemin du Val de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert. Un tout nouveau restaurant (ouvert en juin 2017) à l’ambiance bistrot, creusé dans la falaise, quasi troglodytique. La devanture annonce le programme avec la devise : « Le chef ne cuisine que des produits frais et bruts de saison. » On déguste donc une belle cuisine de marché. Qualité et fraîcheur des produits plus maîtrise de leur préparation égalent une belle surprise gustative. Une pâtissière œuvre en cuisine pour que le bonheur des papilles se prolonge jusqu’au dessert.

- Auberge de la Baume Auriol : au sommet du cirque de Navacelles. La Baume Auriol. Au belvédère homonyme, un restaurant panoramique a été installé dans un ancien mas. Au menu : agneau et cochonnet du Larzac, lentilles du Larzac, truite, poulet fermier farci à la tapenade, fromages du Larzac… Panorama à 360°, vue imprenable sur le cirque et les gorges de la Vis. Ouvert du 1er mars au 15 novembre.

Qu’est-ce que le réseau des « Grands Sites de France » ?

La labellisation « Grand Site de France » s’inscrit dans un projet de restauration, de préservation et de valorisation des paysages et des territoires, dans le respect des patrimoines naturel et culturel. Elle scelle l’engagement des territoires dans une démarche de développement durable, tant en termes de préservation de l’environnement du site que pour l’organisation de l’accueil du public.

Le lac du Salagou et le cirque de Mourèze sont en attente de la labellisation « Grand Site de France ».

Comment se déplacer entre les Grands Sites de l’Hérault ?

- Sur le Grand Site « Saint-Guilhem et les gorges de l’Hérault » : Des navettes relient le village de Saint-Guilhem-le-Désert, la Maison du Grand Site de France et le pont du Diable, la grotte de Clamouse, et le village de potiers de Saint-Jean-de-Fos.

- Sur le Grand Site « Cirque de Navacelles » : 2 navettes. La navette « Belvédères de Blandas – Navacelles » dessert 4 arrêts, dont le belvédère et le parking des moulins de la Foux ; la navette « Belvédère de la Baume Auriol – Navacelles » dessert quant à elle le hameau de Navacelles.

S’adonner aux activités de pleine nature autour du lac du Salagou

- Escapeo : Exploration en liberté ou avec un guide professionnel autour du lac du Salagou, sur le territoire des vignobles des Terrasses du Larzac et dans la vallée de l’Hérault. Location de VTT, VTT électriques et VTT tandem ; livraison possible au départ du parcours ou sur le lieu d’hébergement. Randonnées pédestres guidées, balades vigneronnes, randonnées avec ânes…  À signaler : Escapeo dispose de matériel adapté aux personnes en situation de handicap, manié par des moniteurs sensibilisés et formés.

Créer son propre parfum

- L’Atelier des Sens à Saint-Guilhem-le-Désert : 8, rue Font-du-Portal. Une adresse qui sent bon la garrigue ! Cette parfumerie est la signature olfactive de la vallée de l’Hérault. Nicholas Jennings, créateur de parfums, artiste et virtuose de l’odorat, travaille les senteurs des produits naturels. Une fabrique de parfums artisanale et à l’ancienne, mais toujours bien vivante avec ses ateliers de création personnalisés : 1 h 30, sur réservation ; 90 € l’atelier de création et le flacon de parfum.

Texte : Marie Borgers

Mise en ligne :

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