Belfast, l'autre Irlande

Belfast, l'autre Irlande
© Northern Ireland Tourist Board

Moins connue que Dublin, la capitale de l’Irlande du Nord mérite d’être découverte. Désormais apaisée et accessible en vol direct depuis la France, Belfast se révèle une ville attachante et accueillante, marquée par l’histoire et tournée vers l’avenir. Au sud, le comté de Down et les Mourne Mountains invitent à de bucoliques excursions, entre mer et montagnes, dans des paysages restés sauvages.

L'Irlande du Nord, entre ville et nature

L'Irlande du Nord, entre ville et nature
Queen's University © Tourism Ireland

Près de 20 ans après la fin du conflit nord-irlandais, Belfast, « capitale » de l’Irlande du Nord, est en pleine renaissance. Et c’est l’une des premières choses que les Belfastois vous diront : en à peine deux décennies, Belfast s’est métamorphosée. C’est aujourd’hui une ville apaisée, où l’on se promène en toute quiétude.

Comme à Derry, le street art local relate l’histoire de l’Irlande du Nord avec des fresques politiques d’une belle créativité. Quartier émergent, le Titanic Quarter est l’icône d’une ville industrielle qui dut sa prospérité à l’industrie textile, au tabac et à la construction navale.

Au sud de Belfast, la campagne du comté de Down affiche un caractère anglais, tantôt paisible et champêtre, tantôt rude et austère : ports de pêche de carte postale, châteaux, domaines paysagers, et même jardins exotiques. À quelques kilomètres du Strangford Lough, un vaste lac marin, les souvenirs des premiers chrétiens d’Irlande abondent sur les terres de saint Patrick.

Au sud de l’Irlande du Nord, comme au bout du monde, les forêts et tourbières d’altitude des Mourne Mountains changent de couleurs au gré de l’alternance de la brume et des rayons du soleil. En route pour une terre sauvage, marquée du double sceau de l’Angleterre et de l’Irlande.

Le centre de Belfast

Le centre de Belfast
Saint Anne's Cathedral © Northern Ireland Tourist Board

Au milieu des immeubles victoriens du centre de Belfast émergent quelques monuments remarquables. Entouré de verdure, le City Hall, reconnaissable à son dôme cuivré, est l’épicentre de la ville. Il faut en pousser la porte pour mesurer les dimensions du hall en marbre d’où part le grand escalier d’honneur, et voir le mural sur l’histoire industrielle de Belfast.

Entre les entrepôts réhabilités et les galeries d’art du très vivant Cathedral Quarter, la Saint Anne’s Cathedral (voir photo) est coiffée d’une surprenante flèche moderne. La cathédrale anglicane abrite une étincelante voûte en mosaïque.

Pour les fondus de shopping couleur locale, direction St Georges’s Market, un marché couvert. Sous sa halle de brique et de fonte s’alignent des étals de produits gastronomiques et d’artisanat (du vendredi au dimanche).

Au sud de Belfast, le Queen’s Quarter s’anime autour de la Queen’s University et de sa façade néo-Tudor. Pour les amateurs de musées, l’Ulster Museum, voisin de l’université, présente d’immenses collections d’art (peintures, cultures du monde), d’histoire (conflit nord-irlandais) et de science naturelles (animaux naturalisés, fossiles, minéraux, plantes).

Le Titanic Quarter

Le Titanic Quarter
© Marie Borgers

Voici l’un des plus vastes projets de réhabilitation de front de mer au monde. 20 ans après la fin des Troubles qui ont secoué Belfast et l’Irlande du Nord, le Titanic Quarter témoigne de l’héritage maritime de Belfast, et s’affiche comme la figure de proue de son renouveau.

C’est ici, dans ce quartier autrefois périphérique, que se joua au 19e siècle l’extraordinaire expansion industrielle de Belfast. Les Belfastois ont à cœur de faire découvrir la réhabilitation des rives industrielles de la Lagan, un projet emblématique du Belfast d’hier et de demain, à l’image d’une ville qui se tourne vers l’avenir sans renier son passé.

Le spot majeur du quartier est le musée Titanic Belfast. Ouvert en 2012 pour célébrer le centenaire du mythique paquebot, il est aujourd’hui le site le plus visité d’Irlande du Nord. Les formes de la façade évoquent celles d’une proue, tandis que les parois d’aluminium ondulé rappellent les vagues et la glace. Le musée aborde l’histoire de la construction navale, et retrace l’histoire du paquebot, de sa construction jusqu’au drame et aux explorations sous-marines, en passant par la vie à bord. La muséographie est résolument moderne : tour du chantier en nacelle, reconstitutions de cabines de style Belle Époque, hologrammes et images de synthèse.

À quelques encablures de là, le SS Nomadic est le seul bateau encore visible de la White Star Line. Ce transbordeur servit à acheminer les passagers des quais de Cherbourg jusqu’aux transatlantiques comme le Titanic. Il servit ensuite comme dragueur de mines et transporteur de troupes pendant les 2 guerres mondiales, avant d’accueillir un restaurant. On y voit encore ses décors du début du 20e siècle, entièrement restaurés : un véritable voyage dans le temps.

Le Titanic Belfast et le SS Nomadic sont entourés de vestiges des chantiers navals. Le ciel des docks aujourd’hui réhabilités est zébré des grues du chantier naval de Harland and Wolff, qui fut le plus grand du monde. Les deux portiques jaunes de cette grue sont ici appelés Samson and Goliath.

Un peu plus loin sur la Lagan, la station de pompage (pump house) renferme la machinerie pour remplir le dock d’eau, et la plus grande cale sèche du monde : c’est ici que furent assemblés le Titanic et ses navires jumeaux.

Ce panorama post-industriel se complète d’immeubles d’affaires, des studios de la chaîne HBO et de quelques immeubles d’habitations. Ouverte l’an dernier, toujours dans le cadre du projet de redynamisation du waterfront, une nouvelle passerelle piétonne franchit la rivière Lagan pour relier le Titanic Quarter au centre-ville.

Le Belfast historique et les murals

Le Belfast historique et les murals
© Marie Borgers

Si le Titanic Quarter symbolise le Belfast d’aujourd’hui et de demain, les murals sont un véritable phénomène artistique. Ces fresques politiques de rue ont été peintes par les habitants des quartiers catholiques et protestants. Les murals les plus anciens expriment les engagements politiques, les valeurs et les espoirs des communautés au temps des Troubles ; d’autres illustrent des épisodes de l’histoire ou de la mythologie irlandaises. Les murals les plus récents se font plus gais et plus optimistes, mais tous expriment un fort sentiment identitaire.

Aujourd’hui, la société nord-irlandaise progresse. Mais dans le quartier de West Belfast, les maisons de briques rouges s’ornent encore de drapeaux et de fanions, et les mémorials restent fleuris, comme autant de stigmates du passé. Surtout, des « Peace Walls », sortes de « murs de Berlin » érigés entre les maisons de briques des quartiers catholiques et protestants de West Belfast, montrent que la réconciliation reste un processus encore d’actualité.

Les pubs de Belfast

Les pubs de Belfast
© Marie Borgers

Le soir venu, en particulier le week-end, dans l’atmosphère chaleureuse des pubs, la vie nocturne de Belfast vibre aux rythmes de la musique irlandaise. Pour y goûter, il faut pousser les lourdes portes des pubs aux façades victoriennes.

Avec ses ruelles animées regorgeant de pubs, de bars et de boîtes, le Cathedral Quarter, cœur battant de Belfast, rappelle un peu celui de Temple Bar à Dublin. Dès la sortie des bureaux, on se retrouve pour partager des pintes sur les bancs rouges des ruelles pavées et des entries (d’étroits passages), ou encore aux terrasses des pubs.

Commercial Court est sans doute l’une des ruelles les plus mignonnes de Belfast. Le long des maisons, les bancs rouges sont rangés en enfilade sous de charmants paniers de fleurs rouges. Rendez-vous au Duke of York, un pub branché qui investit tout le passage. À l’intérieur, des pub grubs sont à la carte. On y trouve aussi la plus grande collections de whiskies d’Irlande, et on y écoute de la musique pop, folk et traditionnelle.

Les aficionados de terrasses seront ravis d’apprendre que certaines terrasses de pubs belfastois prennent des airs de Biergarten. Direction le Dirty Oinion, d’anciens entrepôts reconvertis en bar (l’un des pubs les plus cools de Belfast), ou sur la placette du Kelly’s Cellars, un pub du 18e siècle où profiter de pub grubs et d’Irish music sessions.

Autre spot majeur des fêtards, The Crown Liquor Saloon (voir photo) est non seulement l’un des meilleurs pubs de Belfast, mais aussi une adresse réputée pour son style victorien. Derrière une étonnante façade carrelée de céramiques se cache un incroyable décor de vitraux, mosaïques et moulures. On s’attable à l’abri des snugs, des compartiments aux cloisons de bois ouvragées. Plutôt cosy !

Le long du lac Strangford Lough

Le long du lac Strangford Lough
Mount Stewart © Marie Borgers

Après les banlieues colorées de murals, prenez la clé des champs ! À la sortie de Belfast, il suffit de parcourir quelques kilomètres pour se retrouver en pleine campagne anglaise.

De Newtownards à Portaferry, une jolie route panoramique longe le Strangford Lough, l’un des plus grands lacs du Royaume-Uni. Les piscines naturelles de cet immense lac marin sont le refuge d’une vie sauvage (phoques, oiseaux, papillons, fleurs...) qui en fait la plus grande réserve marine et naturelle d’Irlande du Nord.

En chemin, le domaine de Mount Stewart (voir photo) comprend un manoir néoclassique du 18e siècle et des jardins. Poussez la porte de ce manoir « so chic » pour rêver à la vie de château autour des tablées garnies, des portraits, porcelaines, argenteries et armures. Le manoir est entouré de parterres colorés et de topiaires. Ces jardins se prolongent par un parc paysager agencé autour d’un lac. Le microclimat local, quasi subtropical, favorise l’épanouissement de multiples essences exotiques.

Un peu plus loin sur la route longeant le Strangford Lough, les ruines de Grey Abbey, abbaye cistercienne du 12e siècle, sont posées sur un tapis de gazon et de pâquerettes. Grey Abbey est l’un des plus beaux exemples d’architecture religieuse anglo-normande en Irlande du Nord. Autour des ruines ont été plantés un parc à essences et un jardin médiéval de plantes médicinales.

Sur l’autre rive du Strangford Lough se trouve le domaine de Castle Ward (Castle Ward Estate). Sur plus de 300 hectares, voilà un domaine paysager typiquement anglo-irlandais, avec sa demeure du 18e siècle mariant les styles classique et gothique, son bois mystérieux, ses collines verdoyantes et ses prairies à l’anglaise, le tout bercé par le chant des oiseaux. 34 km de sentiers permettent de découvrir les corps de ferme et leurs dépendances : grange, moulin, écuries, cottage au charme suranné… Outre la randonnée, ce terrain d’exploration se prête à des activités de plein air comme le cyclisme ou l’équitation, tandis que les eaux paisibles du Strangford Lough invitent au kayak.

L’ancien château (Old Castle Ward), avec sa massive tour médiévale, est devenu l’attraction phare du domaine. C’est ici que sont tournées les scènes de la série Game of Thrones se déroulant au château de Winterfell (voir l’article « Sur les traces de Game of Thrones »). Les fans affluent désormais des 4 coins du monde pour voir ce lieu dont la série médiévale a fait un mythe.

Pour entrer dans la peau des Stark, l’équipe de Clearsky Adventure propose de vivre des expériences interactives 100 % Game of Thrones : exposition et essayages de costumes originaux (vestes et autres cottes de maille) dans la forge, comparaison des lieux et de leur rendu à l’image, balade à vélo et en costumes dans le domaine, sessions de tir à l’arc… (« Winterfell Tours » : £29 par personne pour le tour à vélo compter 2h30 ; £95 pour 3 personnes pour la session de tir à l’arc en costumes – compter 1h.)

Sur les traces de saint Patrick

Sur les traces de saint Patrick
Cathédrale de Down © Marie Borgers

La péninsule de Lecale, dans le comté de Down, est le berceau de saint Patrick, le patron de l’Irlande. Au 5e siècle, il prêcha sur les terres de l’actuel comté de Down, et évangélisa toute l’île. Le Saint Patrick’s Trail permet de suivre les traces du saint à travers des sites pittoresques.

Haut-lieu de pèlerinage, Downpatrick, l’une des plus vieilles cités d’Irlande, donne l’occasion de s’imprégner de l’histoire du saint et des légendes qui l’entourent. La ville est perchée sur la colline de Down, l’un des sites les plus sacrés d’Irlande.

La cathédrale de Down (12e siècle), de style gothique Revival, est une étape majeure du Saint Patrick’s Trail. Petite particularité : sous l’orgue géorgien et entre les bancs carrés typiques de l’époque Régence, le trône de l’évêque fait face au banc du juge, car certains procès se sont déroulés ici.

Dans le cimetière attenant à la cathédrale se trouve la pierre tombale marquant symboliquement le lieu de sépulture du saint. Elle a été taillée dans le granit des Mourne Mountains.

À Downpatrick toujours, le Saint Patrick Centre présente une exposition permanente interactive dédiée à la vie du saint, ainsi que des vues aériennes des sites qui lui sont associés, tournées en IMAX.

Juste en face du Saint Patrick Centre, derrière la façade géorgienne de l’ancienne prison où fut exécuté le rebelle Thomas Russell, le Down County Museum s’intéresse à l’histoire, aux arts et à la culture du comté. Il expose la grande croix de granit de Downpatrick et des objets commémoratifs des premiers chrétiens. Un impressionnant fonds d’objets de la vie courante permet d’embrasser toute l’histoire du comté, de la préhistoire aux temps modernes.

Toujours sur les pas des premiers chrétiens d’Irlande, aux portes de Downpatrick, l’église néoceltique de Saul a été érigée sur le site où saint Patrick aurait célébré la première messe d’Irlande, et Inch Abbey est considérée comme la plus ancienne église gothique d’Irlande.

De Newcastle aux Mourne Mountains

De Newcastle aux Mourne Mountains
© Marie Borgers

Typiquement anglaise, la station balnéaire de Newcastle, au pied des Mourne Moutains, est une destination de villégiature pour les Belfastois. Au fond d’une baie, la longue plage s’étire le long d’une agréable promenade bordée de maisons à bow-windows.

Après Newcastle, la route côtière mène à Annalong. Ce minuscule port de pêche photogénique est bordé d’un vieux moulin à eau… en granit des Mourne toujours.

En quittant la côte, la route monte en douceur vers les Mourne Moutains. Ces petites montagnes, en réalité des collines tapissées de verdure, sont l’un des baromètres régionaux : lorsque le sommet des Mourne est dégagé, tout va. Au bord de routes étroites, des parcelles délimitées par des murets de pierres sèches dévalent au pied des montagnes. Ces montagnes sont le terreau de mille et une légendes locales, à écouter dans les pubs des villages de pêcheurs.

Les montagnes de Mourne sont un paradis pour randonneurs, notamment la Silent Valley. La balade dans cette vallée à la fois mélancolique et reposante mène au Silent Valley Reservoir. Cerné par les montagnes et bordé de tourbières, cet immense réservoir, bel exemple de génie civil, draine les eaux des Mourne et approvisionne toute la région, du comté de Down jusqu’à Belfast.

Un peu plus loin dans les terres, le barrage de Spelga Dam, entouré par les Mourne, sert lui aussi à approvisionner la région en eau. Petite curiosité, la « côte magnétique » ou « colline à gravité » : en descendant la Spelga Hill Climb juste après le parking, tournez sur la petite voie partant sur la gauche et garez-vous devant les grilles, face au barrage ; mettez le frein à main (le terrain est en pente !), et observez : vous aurez alors l’impression que la voiture recule. Une étonnante illusion d’optique.

Fiche pratique

Pour préparer votre séjour, consultez notre destination Irlande.

Office de tourisme de l'île d'Irlande

Comment y aller ?

- En avion : liaisons quotidiennes au départ de Roissy – Charles de Gaulle ; 1h45 de vol.

Une visite originale de Belfast

- Black Taxi Tour : £30 pour 2-3 personnes.

Ces blackcabs sont une excursion traditionnelle à Belfast. Ces « taxis noirs » vous embarquent pour des tours politiques commentés de Belfast : ses sites touristiques classiques, mais aussi ses quartiers sensibles, ses peintures murales (murals) et ses « murs de la paix ». Une formule idéale pour comprendre l’histoire mouvementée de la ville, et l’occasion de découvrir un Belfast authentique avec des chauffeurs qui ont beaucoup à raconter.

Au temps des Troubles, des « Trouble taxis » ou « black taxis », sortes de minibus, ont remplacé les bus immobilisés suites aux attaques à répétition. Les black taxis aujourd’hui en circulation en sont un héritage.

Où dormir ?

- Malmaison à Belfast : 34-38, Victoria Street. À partir de £100 la double. Dans un ancien entrepôt à grains de style victorien se cache un élégant hôtel de charme offrant tout le confort moderne. Brasserie et pub sur place.

The Cuan Licenced Guest Inn à Strangford : Strangford Village. On accède à Strangford depuis le village côtier Portaferry en traversant via ferry le petit détroit sur le Strangford Lough (2 ferrys par heure ; £5,80 pour un aller simple avec voiture ; 15 min de traversée). Voir les horaires du Strangford Ferry.

La guesthouse se situe à l’arrivée du ferry. £73 pour la nuitée en chambre double et le dîner. C’est ici, dans cette petite guesthouse familiale à quelques kilomètres de Castle Ward, qu'ont logé les principaux acteurs de Game of Thrones. Chambres mignonettes orientées à l’Ouest, idéal pour profiter des belles soirées ensoleillées. La carte met à l’honneur les produits du terroir local et en particulier les produits de la mer (poissons frais et soupes de poissons).

- Slieve Donard Resort & Spa à Newcastle : Downs Road. À partir de £178 la double.

Au bord de l’eau, au pied des Mourne Mountains, cet élégant hôtel victorien est l’un des plus beaux resorts de la région. Sur une moquette moelleuse et dans une atmosphère feutrée, une féerie de salons et de lounges intimistes et tous plus élégants les uns que les autres.

Où manger ?

La journée commence avec un Full Irish Breakfast, un petit déjeuner ultra-complet alliant aliments salés (porridge pour les amateurs, œufs, bacon, beans, saucisses et boudin noir) et sucrés (toast tartinés de marmelade). La gastronomie irlandaise laisse la part belle à l’Irish Stew (ragoût d’agneau accompagné de pommes de terre et carottes), aux fish & chips et au Bangers and Mash (plat anglo-irlandais à base de saucisses, d’écrasé crémeux de pommes de terre et d’oignons). C’est l’un des « pub grubs », des plats simples servis dans les pubs. On trouve dans les ports de pêche du Strangford Lough des coquilles Saint-Jacques, crevettes, maquereaux et autres langoustines.

- Hadskis à Belfast : 33 Donegall Street, dans la très animée Commercial Court, au cœur du Cathedral Quarter. Le resto s’est installé dans une ancienne fonderie où l’on fabriquait casseroles et marmites. Cuisine anglaise et européenne privilégiant les circuits courts, servie dans un cadre décontracté, autour d’un long comptoir.

- Cast & Crew à Belfast : Queens Rd, Titanic Quarter. Sous les deux portiques de construction navale Samson et Goliath, un café-bar-restaurant informel au cœur du Titanic Quarter. Au menu, un Irish Breakfast réputé pour le matin, parfait pour un brunch, et des plats locaux pour le déjeuner (sur place ou à emporter).

- Denvir’s Guesthouse à Downpatrick : 14-16, English Street. L’un des plus anciens relais d’Irlande, en activité depuis 1642, à la fois hôtel, bar et restaurant. Cadre romantique et intimiste devant la grande cheminée. Cuisine familiale et à prix doux, utilisant des produits locaux.

- Vanilla Restaurant à Newcastle : 67, Main Street. L’un des meilleurs restaurants gastronomiques de la côte. Cuisine de grand chef qui manie avec inventivité les produits du terroir local.

Et pour aller plus loin... Le comté d'Antrim

À 30 min au nord de Belfast, le sentier des Gobbins est un parcours de 3 km à flanc de falaise, entre ponts suspendus et tunnels taillés dans la roche.

Autre expérience à sensations fortes : le franchissement du pont de corde Carrick-a-Rede, à 24 m au-dessus des flots parfois agités. Construit par les pêcheurs de saumon pour rejoindre leur base, il relie la terre ferme à un îlot.

Sur la côte d’Antrim (la côte septentrionale de l’Irlande du Nord), déchiquetée et sauvage, la route se fraye un chemin entre landes, vertes vallées et falaises.

Véritable sentinelle, les ruines du château médiéval de Dunluce, qui servirent elles aussi de décor à Game of Thrones, s’élèvent sur une falaise surplombant la mer.

Quant à la Giants’ Causeway (Chaussée des Géants), c’est l’un des plus beaux spectacles minéraux de l’île : près de 40 000 colonnes de basalte  d’origine volcanique plongent en gradins dans la mer. Ce site de toute beauté est régulièrement battu par les vents : on évolue alors sur les colonnes de basalte entre les gerbes d’écume. Décoiffant !

Texte : Marie Borgers

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