Autriche : Innsbruck, la belle du Tyrol

Autriche : Innsbruck, la belle du Tyrol
© Tommy Bause - Office de Tourisme d'Innsbruck

Au cœur de la vallée de l’Inn, environnée de montagnes de plus de 2 000 mètres, Innsbruck rayonne sous le soleil de l’été et la neige de l’hiver. Ville étudiante et touristique, toujours animée, elle porte les traces des Habsbourg, mais aussi celles de Napoléon Ier et de l’occupation française de l’après-guerre. Une ville à la montagne où musées, expositions et gastronomie chantent le Tyrol.

Innsbruck, le baroque à la montagne

Innsbruck, le baroque à la montagne
© Christof Lackner - Office de Tourisme d'Innsbruck

On ne peut comprendre la ville d’Innsbruck sans plonger dans l’histoire du Tyrol. Principal passage nord-sud des Alpes, entre l’Allemagne et l’Italie par le col du Brenner, le « pont sur l’Inn », Innsbruck, a attiré plus d’un envahisseur. Des Romains aux armées napoléoniennes, la ville s’en est bien tirée…

Cette cité alpine de 120 000 habitants avec quelque 30 000 étudiants, se veut avant tout tyrolienne et, montagnes obligent, très sportive. Les perspectives des rues de la vielle ville ont pour fond ces magnifiques sommets abrupts. Un contraste qui impressionne. Talons aiguilles ou chaussures de randonnée ?

Innsbruck fut la capitale privilégiée des Habsbourg dès la Renaissance, Maximilien Ier en tête, et cela jusqu’au 17e siècle. Le 18e siècle y flamboie avec, entre autres, l’emblématique Arc-de-Triomphe édifié pour le mariage de la fille de Marie-Thérèse d’Autriche. Manque de pot, le même jour, papa Ferdinand Ier décède ! Ce qui fait que d’un côté les statues sont souriantes et de l’autre, elles pleurent son deuil.

L’arrivée du train à la fin du 19e siècle, les installations de ski alpin en 1929 puis les premiers Jeux Olympiques en 1964 redonnent à chaque fois un coup de fouet à Innsbruck. Avec éclat, car la ville conjugue un baroque raffiné à une nature omniprésente.

Un tour en ville

Un tour en ville
Maria-Theresien Strasse © Christof Lackner - Office de Tourisme d'Innsbruck

La vieille ville peut se parcourir en une journée à pied.

Dirigez-vous vers le centre par le musée des Beaux-Arts Ferdinandeum, pour atteindre les rues piétonnières.

Au cœur de la ville, le Petit Toit d’Or (15e s) de Maximilien Ier rutile sous ses 2 657 bardeaux en cuivre doré. Derrière, le château impérial de la Hofburg et son immense salle des fêtes meringuée impressionnent.

Voisin, l’incontournable musée d’Art Populaire va de pair avec la visite du somptueux tombeau de Maximilien Ier dans la Hofkirche. Conçues par l’empereur avant sa mort, les 28 statues monumentales en bronze des « Noirs Compagnons » forment une haie d’honneur autour de son cénotaphe. Comme par hasard, celle de Rodolphe Ier est lustrée là où il ne faut pas…

La cathédrale Saint-Jacques, halte vers Compostelle, déborde de stucs et d’angelots autour d’une précieuse Madone peinte par Lucas Cranach.

L’Herzog-Friedrich Strasse, aux façades et oriels médiévaux, mène à la commerçante Maria-Theresien Strasse, artère principale de la ville. Les photographes s’arrêteront à la colonne Sainte-Anne pour un effet de clochers à bulbe sur fond de montagne.

Face au palais Trapp, où descendait le petit Mozart, le palais baroque tyrolien de l’Altes Landhaus invite à admirer des bas-reliefs modernes inattendus.

Au-delà de l’Arc de Triomphe, la fonderie du musée des Cloches vibre au son des 14 générations de cloches toujours exploitées par cette entreprise familiale modèle.

Encore un saut vers le tremplin, pour ouvrir les portes de la basilique de Wilten, chef-d’œuvre du rococo, avant un retour en bus mérité.

Shopping tyrolien

Côté shopping, malgré des prix assez élevés, si le chocolat et le jambon fumé titillent les papilles, les magasins de vêtements de sport attirent. Les Autrichiens sont imbattables pour trouver les dernières polaires, les chaussures confortables, les skis et l’anorak à la mode ou les lunettes de soleil montées sur bois.

Les Tyroliens et Tyroliennes arborent souvent le costume national les jours de fêtes. Très tentant pour ses broderies et ses culottes de peau, il est plus difficile à porter en France, et très cher. Tant pis ! Ne loupez pas les marchés de Noël en saison, fréquents sur les places.

Innsbruck sportive

Innsbruck sportive
Seegrube © Christof Lackner - Office de Tourisme d'Innsbruck

Innsbruck a reçu les Jeux Olympiques d’Hiver en 1964. Une date qui sera décisive pour son développement. La ville redevient cité olympique d’hiver en 1976, puis de la jeunesse d’hiver en 2012.

Au sud, le tremplin de saut à ski de Bergisel continue à recevoir chaque année des compétitions mondiales. Sur cette colline dédiée à la résistance tyrolienne, l’immense fresque romantique (1893) et circulaire du Tirol Panorama a été restaurée. Surprenant !

 Au nord, un funiculaire à l’architecture futuriste monte au Hungerburg, point de départ de randonnées paisibles dans le massif de la Nordkette. Poursuivant en gondoles vers le Seegrube pour déguster un apfelstrudle face au magnifique panorama de la ville et des montagnes italiennes, on atteint les 2 300 m du Hafelekar : le paradis du ski, deltaplane, snowboard et parapente dans un décor minéral impressionnant.

Et dans les environs…

Et dans les environs…
Château d'Ambras © Office de Tourisme d'Innsbruck

Cabinet de curiosités

Une histoire d’amour est à l’origine du château d’Ambras, perdu dans la forêt, à 4 km d’Innsbruck.

Ferdinand II de Tyrol (1529-1595), remarié avec une roturière refusée à la cour impériale, se réfugie dans ce nid d’amour austère. Il vivra heureux avec sa jeune épouse et y entassera ses collections d’armures et de curiosités. Qui ne l’envierait pas ?

Dans les galeries, les portraits d’une étrange famille velue, de Dracula Vlad III, d’un géant et d’un nain s’ajoutent aux coraux, aux squelettes miniaturisés, aux ivoires et bois tournés. Ce cabinet de curiosités reste l’un des exemples les plus complets en Europe.

Le cristal de Swarovski

Autre vedette des temps modernes, Daniel Swarovski s’installe en 1895 à Wattens, à 15 km d’Innsbruck. Les eaux pures alpines sont favorables à ses usines de fabrication du verre-cristal, riche en plomb et dont la formule est restée secrète. Cette bijouterie « scintillante à des prix abordables » et d’autres objets industriels débouchent de nos jours sur une multinationale à succès.

En 1995, l’entreprise Swarovski, toujours dans la famille, créée Les Mondes de Cristal. Le verre et l’eau éblouissent les millions de visiteurs qui pénètrent sous les yeux brillants d’un géant de verdure crachant de l’eau.

Une quinzaine de salles obscures présentent des créations cristallines. L’enchantement du jardin à l’imaginaire rutilant ne fera pas oublier le magasin aux prix attractifs.

Fiche pratique

Pour préparer votre voyage, consultez notre guide en ligne Autriche

Office du tourisme d’Autriche

Office de tourisme d’Innsbruck

Office de tourisme du Tyrol

Accès et transports

. Accès recommandé par avion. Vols avec Lufthansa et Austrian via Francfort et Vienne. Trouvez votre billet d’avion.

. Navette directe aéroport-gare centrale.

. Innsbruck Card (1-2 ou 3 jours de 33 à 47 € et de 39 à 55 € dès le 1er mai), le pass magique pour bus, tramways, sightseer, funiculaire, téléphériques et musées (auprès de l’Office de Tourisme).

. Sightseer, bus touristique gratuit avec l’Innsbruck Card, recommandé pour avoir un aperçu de la ville.

Shopping

Attention au week-end, tous les magasins sont fermés le dimanche et souvent le samedi après-midi, sauf les échoppes de souvenirs de la Herzog-Friedrich Strasse et certains magasins d’alimentation de la gare centrale.

. Marchés : alimentaire sous les halles, le long de l’Inn (tous les jours sauf dim). Marché paysan sur la Sparkassenplatz (vendredi matin). Marchés de Noël dans la vieille ville (fin novembre à fin décembre).

. Charcuterie Speckschwemme, Stiftgasse 4, dans une sympathique et minuscule échoppe en plein centre, pour des saucisses pimentées, du lard et des jambons.

. Alcools Spezialtäten aus der Stiftgasse, au n° 2 voisin.

. Chocolats Rajsigl, Maria-Theresien Str.18

. Vêtements tyroliens traditionnels :

- Heu und Stroh, Leopold Str. 28. Bon rapport qualité-prix.

- Tiroler Heimatwerk. Meraner Str. 2. Intéressant pour la déco.

Sport

. Randonnées organisées et guidées gratuites auprès de l’Office de Tourisme. Topoguides gratuits.

. Sports de neige (Olympia Skiword Innsbruck) : 300 km de pistes (navettes gratuites), piste olympique de bobsleigh et de luge, piste de glace en wok 4 places, etc.

. Compétition de saut à ski en janvier, au Bergisel.

. Location d’équipement sportif été, hiver livré à l’hôtel. Die Boerse, Leopold Str. 4. www.dieboerse.at  

Hôtels-restaurants

Beaucoup de soupes et de salades à déjeuner. Les sportifs mangent léger…

. Grand Hôtel Europa, face à la gare, un peu cher mais très confortable. Restaurant recommandé.

. Hôtel Central et brasserie à l’ancienne, rendez-vous classique des Innsbruckois.

. Restaurant du tremplin au Bergisel.

. Café im Hof, Salon de thé du Palais Trapp dans un cadre délicieux. Maria-Theresien-Str. 38.

 Environs

. Château d’Ambras : tram 6 ou sighseer bus TS, depuis la gare centrale.

. Kristallwelten Swarovski à Wattens : navette directe depuis la gare centrale. Cafétéria.

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Playlist Routard Autriche

Texte : Anne-Marie Minvielle

Mise en ligne :

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