– De quoi faire face aux petits bobos, qui ont néanmoins vite fait
de gâcher un voyage.
– De quoi faire face aux problèmes plus sérieux : la qualité et la quantité
des médicaments à emporter dépendra du type de voyage bien sûr, mais surtout
du niveau de formation du voyageur en matière de médecine.
Le tout facilement disponible, voyageant en bagage à main et non pas en soute,
dans un simple sac de toile (pas dans une mallette, trop inconfortable).
Petit matériel - hygiène générale
Ci-dessous une liste exhaustive, pour un voyage long et bien sauvage. Liste
à réduire selon chaque cas :
– petits ciseaux,
– pince à épiler (ou à écharde),
– épingles à nourrice,
– mouchoirs jetables,
– paquets de compresses (2x5),
– bande de contention (en cas d’entorse)
– bande de gaze (en cas de plaie ou brûlure),
– ruban adhésif (type SPARADRAP®),
– pansements auto-adhésifs (type TRICOSTERIL®),
– masque de sommeil,
– bouchons d’oreille anti-bruit (type EAR®),
– brosses à dents, dentifrice,
– fil dentaire, cure-dents,
– préservatifs (à acheter en Europe : mieux contrôlés),
– tampons ou serviettes hygiéniques (difficiles à trouver sur place),
– rasoir mécanique et savon ou crème à barbe,
– lunettes de glacier (pour le désert, en cas de vent de sable…), lunettes de
soleil filtrant les rayons ultraviolets,
– si vous avez des lunettes de vue dont vous êtes dépendant, emportez deux paires,
– crème de protection solaire indice maximum,
– crème de protection des lèvres, (type montagne),
– couverture de survie (montagne, désert),
– chapeau à large bords, en toile, blanc ou clair (les couleurs claires
réfléchissent les rayons du soleil, les couleurs sombres les absorbent. Eviter
les couleurs vives et bariolées qui attirent les guêpes),
– chaussures de marche fermées (type tennis ou jogging, pataugas) en toile ou
cuir. Plastique = mycose,
– savon de Marseille,
– antiseptique cutané (type BETADINE® jaune petit flacon, HEXOMEDINE® ,
alcool 70°),
– antiseptique oculaire léger (type BIOCIDAN® collyre),
– larmes physiologiques (déserts),
– pommade anti-irritante (type SENOPHILE® , MITOSYL®…) : particulièrement
utile sur une marge anale irritée par la diarrhée,
– pastilles de sel (désert),
– désinfection des eaux de boisson : choisir au moins un des produits ou
matériels suivants :
– désinfection chimique, type MICROPUR® : 1 comprimé par litre d’eau, attendre
une heure avant de consommer.
– filtrage microbien au passage sur résine pentaiodée : depuis la petite
paille PENTAPURE® jusqu’aux gros filtres pour collectivités (type KATADYN®),
en passant par les filtres adaptables sur robinets,
– serpentins anti-moustiques,
– diffuseur électrique d’insecticide et plaquettes,
– répulsifs anti-moustiques réellement efficaces sur les moustiques tropicaux
(type 5 sur 5 TROPIC® ou Insect Ecran® peau),
– moustiquaire imprégnée de pyréthrinoïdes : première et indispensable
arme contre les maladies transmises par les insectes,
– seringues 5 ml (2) et aiguilles intramusculaires.
Très important
Si l’on doit se faire faire une injection à la suite d’un accident,
pour une maladie, mieux vaut fournir soi-même le matériel dont on sera sûr qu’il
n’ait pas servi préalablement à tout le dispensaire…. Comme un thermomètre médical
qui est toujours utile. Souvent en climat chaud, on a l’impression d’avoir de
la fièvre alors que la température du corps est normale. Or, la fièvre (la vraie,
celle qui est mesurée) est un élément important pour pouvoir s’orienter dans
la jungle des maladies tropicales.
Médicaments
« De confort »
– Votre antalgique habituel : paracétamol (DOLIPRANE®, DAFALGAN®...).
Si vous la supportez, l’aspirine peut être utile grâce à ses propriétés également
anti-inflammatoires (brûlures, entorses….).
– Des comprimés de polyvitamines (type ALVITYL® : 1 à 3 jour), si vous
sentez que votre alimentation devient trop déficiente.
– Des comprimés à sucer en cas d’irritation de la gorge (attention à l’air conditionné) type :
LYSOPAINE®.
Sur prescription médicale
La liste qui suit est également très (trop) complète. C’est le médecin
que vous consulterez avant de partir qui aura la charge de la réduire en fonction
de votre état de santé, de votre destination, de la durée de votre séjour et
après vous avoir dûment interrogé et examiné. Les médicaments ci-après ainsi
que leur dose quotidienne sont donnés à titre indicatif pour un adulte de poids
normal, en bonne santé. Il doivent être modifiés, adaptés en cas de grossesse,
chez l’enfant, le sujet âgé, etc…
Les médicaments éventuels que vous prenez au long cours : a priori n’espérez
pas les trouver sur place. Voir large sur les stocks à emporter: de plus,un
voyage peut toujours se prolonger indépendamment de votre volonté.
– Vos médicaments contre le paludisme (voir ce chapitre).
– Contre les diarrhées banales: un ralentisseur intestinal (IMODIUM® ou un antisécrétoire :
TIORFAN®), un désinfectant intestinal (type ERCEFURYL®).
– Un pansement gastrique, utile en cas de gastro-entérite, de douleurs d’estomac.
La présentation en comprimés à sucer est la plus facile à transporter :
PHOSPHALUGEL® , MAALOX®… Ces antiacides gastriques ont un léger pouvoir
constipant, souvent appréciable.
NB : ne pas prendre en même temps que d’autres médicaments (risque de diminution
de leur absorption).
– Un anti-vomitif, particulièrement apprécié en cas de gastro-entérite :
type PRIMPERAN® (1/2 à 1 comprimé trois fois par jour, avant les repas, ou les
tentatives de repas).
– Un antalgique simple, par exemple à base de paracétamol (type DOLIPRANE®,
DAFALGAN®).
– Un anti-allergique (type CLARITYNE® : 1 comprimé par jour le matin au
petit déjeuner) : les allergies sont fréquentes : végétaux, pollens,
acariens…
– Un antispasmodique (type SPASFON® : maximum 6 comprimés par jour) que
l’on sera bien content de trouver en cas de colique néphrétique, de traumatisme,
de douleurs abdominales…
– Un somnifère léger et à courte durée d’action pour aider à s’adapter à un
décalage horaire ou à dormir dans l’avion, le train… Type STILNOX® (un comprimé
immédiatement avant le coucher). Pas d’alcool avec les somnifères.
– Si vous êtes sujet au mal des transports : DRAMAMINE® (ou autre, NAUTAMINE®…) :
1 comprimé 1⁄2 heure avant le départ, à répéter éventuellement 4 heures
plus tard. Attention : ne pas prendre d’alcool avec ces médicaments.
Ces deux dernières classes médicamenteuses peuvent altérer la vigilance: ces
médicaments ne doivent pas être pris si vous êtes vous-même conducteur.
– Un antibiotique actif sur diverses infections, en particuler intestinales (fluoroquinolone :
CIFLOX® ou OFLOCET®, et/ou amoxicilline type CLAMOXYL® ou AUGMENTIN®) actif
sur les amibes (type FLAGYL® - comprimés) : à emporter éventuellement avec
soi, pour les avoir et éviter de les chercher sur place, mais à n’utiliser que
sur prescription d’un médecin sur place qui aura posé le diagnostic correspondant
de salmonellose, d’amibiase, etc…
NB : Moins vous aurez à acheter de médicaments sur place, mieux cela vaudra :
les contrefaçons pharmaceutiques sont très répandues dans les pays en développement.
Et enfin…
– Une visite chez le dentiste : rien n’est plus
déprimant qu’une rage de dents ou un abcès sans possibilité de secours avant
plusieurs jours. Attention aussi aux dents creuses ou mal obturées au cas où
vous feriez de la plongée : les douleurs sont insoutenables.
– Ne pas oublier d’emporter et de garder sur vous votre carnet international
de vaccinations (surtout pour la fièvre jaune).
– Avoir sur vous les coordonnées de votre médecin et/ou du
centre de médecine tropicale auquel vous avez eu recours avant le départ. Si
vous avez des problèmes de santé particuliers, que ceux-ci soient consignés
sur une carte que vous garderez avec vous tout au long de votre voyage, dans
votre passeport ou votre carnet de vaccinations.
– Souscrire à une compagnie d’assistance internationale. Aujourd’hui,
les tarifs sont modérés. Bien sûr, trouver une cabine téléphonique dans le Ténéré
pour appeler au secours n’est pas évident. Mais si vous tombez malade ou que
vous soyez hospitalisé à l’étranger, vous serez bien content qu’on s’occupe
de vous mettre dans le premier avion… et qu’on vous paie le billet.
ATTENTION : la plupart d’entre nous possèdent déjà sans le savoir de telles
assurances, avec leur assurance auto, leur carte bancaire, etc.
Remarques diverses
– Eviter les médicaments à dissoudre ou effervescents (problème de
l’eau potable).
– Pas de suppositoires (ils fondent)
– Attention aux boules pour s’obturer les oreilles : risque d’otite externe
en climat chaud : préférer les bâtonnets en mousse type EAR®.
– Pas de lotions, eaux de toilette alcoolisées (dessèchent la peau, peuvent
attirer les insectes).
– D’une manière générale, il faut a priori éviter tous les cosmétiques, fards,
crèmes de beauté, le jour tout au moins : certains ne font pas bon ménage
avec le soleil, pouvant entraîner des brûlures graves.
– Pas de lentilles de contact en pays chaud et sec (risque majeur d’atteinte
grave de la cornée) ; lunettes : 2 paires.
– Pas de vaccins antivenimeux pour les morsures de serpents : leur efficacité
n’est pas prouvée, et surtout, leurs effets secondaires peuvent être graves,
pouvant même aboutir à la mort par choc anaphylactique (allergique).