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Risques d'un voyage tropical L'état des lieuxEn 2009, près de 4 millions de Français sont partis en voyage dans des pays tropicaux (Afrique, Amérique centrale et latine, Asie...). Un rêve pour la plupart d'entre eux, mais qui peut parfois mal tourner. Selon les études, de 15 % à 64 % de ces voyageurs tombent malades lors de leur séjour, un taux qui varie en fonction des destinations et des conditions de séjour. (Données du Haut Conseil de la Santé Publique, juin 2010). Retenez bien cette règle : "un voyageur averti en vaut deux". Comme le risque est le produit de l’ignorance par le hasard, ce chapitre vous donnera toutes les informations sanitaires nécessaires à votre voyage ; restera donc le hasard : mais le routard sait s’en accommoder… La quasi-totalité des maladies tropicales se guérissent avec des moyens simples et d’une efficacité majeure. La seule contrainte qui incombe au voyageur malade est de savoir consulter rapidement, en particulier devant certains symptômes qui doivent donner l’alarme et qui sont, bien entendu, décrits ci-après. La prévention reste encore le meilleur moyen d'éviter la maladie. Encore faut-il être conscient des risques encourus. Le 1e risque : l’alimentation et l'eau
Le voyageur tropical arrive d'un pays dans lequel tous les aliments
sont contrôlés, aseptisés : nous sommes donc peu habitués aux toxines des aliments
mal conservés, aux shigelles des ragoûts et aux amibes des salades. C'est ainsi que l'on peut attraper : – le choléra ; La fréquence de ces maladies liées à l'alimentation est d'autant
plus élevée que : Pour plus d'informations sur les dangers de l'eau, merci de consulter notre dossier sur l'eau en voyage. Comment se prémunir ? Essentiellement en se lavant les mains avant de manger et en respectant trois règles d'or : - Boire de l'eau potable. Faire bouillir l'eau ou la purifier avant de la consommer - ou ne boire que de l'eau en bouteille scellée. Au restaurant, l'apparence de modernité ne
met pas à l'abri d'infections alimentaires : il vaut mieux souvent aller manger dans un boui-boui ou un village de brousse où
l'on respecte certaines traditions culinaires, même approximatives, que dans
un hôtel-restaurant " de luxe " où, derrière, dans les cuisines, on
ne respecte aucune tradition et où l'on ne maîtrise pas encore les nouveaux
comportements de la cuisine collective moderne. Le 2e risque : les insectes et les animaux
Les bêtes ne sont pas toutes gentilles, loin de là. Sous les tropiques, il vaut mieux prendre ses précautions. Comment éviter les piqûres ? Autres insectes piqueurs :
- Les tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme et des fièvres récurrentes; Attention également aux animaux venimeux (araignées, serpents, scorpions...), aux méduses et même aux chiens qui peuvent transmettre la rage... Par delà ces maladies, les insectes peuvent aussi gâcher votre voyage : les moustiques qui vous empêchent de dormir, certains papillons (Afrique centrale, Guyane) qui répandent sur vous ou sur vos draps leurs fléchettes empoisonnées, les chenilles qui vous brûlent la peau, certaines araignées dont on n'oublie jamais la rencontre, les guêpes " tueuses " qui attaquent avec un bruit d'hélicoptère, etc... Le 3e risque : l’homme et ses machinesEncore plus dangereux que les vilaines bestioles : vous et vos congénères ! Et oui, toujours selon le HCSP, les principales causes de rapatriement sanitaire sont dûes à l'homme : accidents, agressions, maladies cardio-vasculaires (50 % des cas de mortalités en voyage), problèmes neurologiques et psychiatriques préexistants (10 % des rapatriements !). Les accidents de la circulation constituent une des grandes causes
d'interruption involontaire des voyages : un énorme problème de santé publique dans certains pays, où les infrastructures routières sont sommaires et le respect du code de la route aléatoire. Autres risques liés à l'homme : - La bilharzioze (ou plutôt les bilharziozes : parasites à pénétration cutanée
allant se loger soit dans l'intestin et le foie soit dans l'appareil uro-génital)
; que l'on peut attraper en se baignant dans les eaux douces stagnantes ou en
marchant pieds nus sur un sol inondé. Consultations de voyage
Un départ en voyage peut constituer une bonne occasion de faire le point sur sa santé. Dans tous les cas,préoccupez vous des questions de santé en voyage un mois avant votre départ (pour les éventuelles vaccinations). En plus de votre médecin généraliste, des consultations de voyage se tiennent à votre disposition dans de nombreux hôpitaux ; en plus des 100 centres de vaccination internationaux actifs en métropole, il y a au moins un service de Maladies Infectieuses et Tropicales dans chaque C.H.U. En Région parisienne, vous pouvez vous adresser à plusieurs consultations. Consulter avant vaut mieux que consulter après… D’autant que : N'oubliez pas de contracter une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Liens utilesRecommandations pour les voyageurs du HCSP |
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