Que vous ayez une musculature de moineau ou que vous vous sentiez plus proche
de la morphologie du mulet, vous trouverez sac à votre dos parmi les nombreux
modèles présentés sur le marché. Les fabricants divisent généralement leur gamme
en trois catégories : petits sacs, sacs de randonnée, avec ou sans claie, et
sacs de montagne.
Ce chapitre est rendu nécessaire par la querelle entre deux écoles : les partisans
du sac de voyage, et ceux du sac à dos.
Tout d’abord, il y a quelque chose à ne pas négliger quand on voyage : ce sont
les apparences ! Si vous portez un sac à dos, on vous collera aussitôt une «
étiquette » de voyageur fauché ou de hippie… ce qui n’est pas toujours très
favorable pour entrer en contact avec la population ou passer devant les douaniers.
En fait, tout dépend de votre façon de voyager : si vous faites du stop ou beaucoup
de marche, le sac à dos s’impose. Si vous prenez beaucoup de transports en commun
car le stop est difficile (toute l’Asie, par exemple), on conseille le sac de
voyage qui fait moins « étranger » et qui se glisse facilement sous une banquette
ou dans les filets à bagages (inutile de le mettre dans le coffre ou sur le
toit de l’autocar, donc moins de risque de fauche).
Actuellement, la plupart des sacs sont fabriqués en tissu Nylon imperméable
: plus résistant que la toile de coton classique et, surtout, bien plus léger.
En cas de pluie, le Nylon n’est pas imbibé d’eau, d’où le gain de légèreté encore
une fois.
Le sac de voyage
À part la cantine (trop militaire), la valise (trop petit bourgeois) ou la
poussette, celui qui n’est pas un adepte du sac à dos n’a plus tellement le
choix. Reste donc le sac de voyage, soit en toile (plus solide), soit en Nylon
(plus léger). Pour passer partout, le sac de voyage est idéal.
Le prendre avec une sangle réglable qui permet de le porter en bandoulière (très
pratique), et une double poignée de portage. En option, vous pouvez également
investir dans un « tire-bagages » pliable à roulettes qui facilite le transport
sur les longues distances.
Le sac à dos
Comme pour le sac de voyage, la première règle est de choisir un sac d’un volume
suffisant, adapté à l’utilisation que l’on en fera. En règle générale, un sac
de moins de 40 litres convient aux sorties d’une journée, entre 40 et 65 litres
aux randonnées de quelques jours, et au-delà au portage de matériel spécifique
(montagne, camping…) ou au trek d’au moins deux semaines. Pour un voyage « classique
», quelle que soit sa durée, les sacs de moins de 60 litres sont suffisants.
Outre des sacs spécifiques pour la randonnée, l’escalade ou le camping, la production
est désormais aux sacs dits « anatomiques » permettant à chacun de choisir dans
une gamme variée selon sa taille ou la courbe de son dos. Des sacs spécialement
adaptés à l’anatomie féminine existent aussi. Dans chaque catégorie, de nombreuses
options sont proposées comme les rabats extensibles qui augmentent la capacité
du sac, les systèmes modulables de compartiments ou de sangles conçus pour une
meilleure répartition des charges. Même s’il existe des possibilités de rajouts
de poches extérieures ou de porte-accessoires, autant transporter un maximum
de choses à l’intérieur de son sac. On obtiendra ainsi une meilleure stabilité
de portage et une meilleure protection en cas de pluie. Pour le portage justement,
il est préférable, lorsque l’on achète son sac, de l’essayer chargé afin de
tester sa stabilité et la bonne répartition du poids entre les hanches et les
épaules (ce qui est l’idéal).
– Autrefois très répandu, le sac à claie est devenu rare. Même si son
armature permet de porter des charges très lourdes et volumineuses, son poids
(1 kg minimum pour la claie seule) et son encombrement comparés aux autres sacs
à dos l’ont rendu bien moins compétitif.
– Enfin, pour ceux qui hésiteraient encore entre le sac à dos et le sac de voyage,
on conseille le sac valise, astucieux compromis entre l’un et l’autre.
Les sacs pochette
Ce sont de petits sacs à emporter en complément du sac à dos ou du sac de voyage.
Ils permettent de recevoir quelques vêtements ou quelques petits objets légers
pour une excursion ou une randonnée, sans avoir à se charger du reste.
Ce sac à deux poignées facilement modifiables en bandoulière peut contenir un
appareil photo, une gourde, un livre, un pull, quelques autres bricoles… et
un G.D.R.
Ce type de sac est indispensable, pourvu qu’il soit ultra-léger (Nylon),
pliable (généralement dans une pochette), tout en étant assez grand.
Faire son sac
Non, non, ne rigolez pas, car si faire son sac semble une évidence pour tous,
la réalité tend à démontrer le contraire. Combien de routards ont en effet peiné
sous l’effet d’un sac mal rempli et combien d’autres ont dû, contraints et forcés,
abandonner quelques affaires ou, pire encore, renoncer à certains achats, faute
de place ?
Mais, avant de faire son sac, encore faut-il choisir les objets et vêtements
à emporter (voir chapitre précédent) et surtout les quantités à emporter. Voyagez
donc léger et peu volumineux, surtout si vous comptez bouger. Vous gagnerez
ainsi en liberté d’action, pourrez garder avec vous vos affaires dans les transports
et autres lieux interdits aux sacs volumineux, vous n’affolerez pas l’automobiliste
si vous faites du stop, et surtout cela vous permettra de rapporter de votre
voyage bien plus de choses que ceux partis avec un sac déjà bourré à craquer.
Donc, sauf si le climat doit s’avérer rude ou l’aventure nécessiter certains
équipements spéciaux, inutile de s’encombrer de plus de 10 kg au départ. Les
jeans, chemises et autres T-shirts en multiples exemplaires sont superflus,
et une garde-robe en deux exemplaires est la plupart du temps suffisante. Les
possibilités de laver ou de faire laver son linge existent en effet presque
partout (souvent pour peu cher), et dans nombre de pays il est de plus possible
d’acheter des vêtements pour des sommes parfois dérisoires. N’oubliez pas non
plus, dans le choix de votre équipement, de privilégier ce qui est vraiment
utile et de laisser à la maison le superflu ou ce que l’on choisirait d’abord
pour l’esthétique.
Une fois la sélection effectuée, faites votre sac en mettant dans le fond le
plus lourd (utile pour le portage que d’abaisser son centre de gravité) et le
plus pointu. Au passage, sachez que doubler l’intérieur par un grand sac poubelle
protégera mieux son contenu de l’humidité. Remplissez progressivement en mettant
sur le dessus ou dans des endroits facilement accessibles les choses qui peuvent
vous être utiles pendant votre déplacement (par la suite, selon les jours, la
trousse de toilette, un pull, le GDR, etc.). N’oubliez pas de remplir
les « creux » comme l’intérieur des chaussures avec des affaires plus petites,
enroulez serrés vos vêtements pour qu’ils prennent moins de place, utilisez
des sacs plastique en guise de séparation (ça protégera encore de l’humidité),
et surtout ne chargez pas plus des 3/4 votre sac avant le départ.
Enfin, comme vous, n’oubliez pas que par la suite celui-ci devra être protégé,
car il est votre compagnon de voyage :
– Contre les intempéries, un sursac ou, pour les plus économes, un sac poubelle
ou sac à gravats feront l’affaire.
– Contre les mauvais traitements occasionnés par les transports (avion, bus),
un sursac ou un sac de riz sont efficaces ; faute de sac, resserrez et ficelez
sangles et bretelles.
Adresses utiles à Paris et en Belgique
A Paris
Le Vieux Campeur
Internet : www.vieuxcampeur.fr
– 58, rue des Écoles, 75005 Paris. Tel : 01-53-10-48-48. Pour les sacs
de voyage...
– 75, rue Saint Jacques, 75005 Paris. Tel : 01-53-10-48-22. Pour les sacs à
dos..
A Bruxelles
– Alpinisme et Randonnées : av. P.-Devis, 30, Bruxelles 1160.
Tel : (02) 660-76-04. Et rue de Vergnies, 27, Bruxelles 1050. Tel : 02-640-58-20.
– Asolo-Starpole : chaussée de Wavre, 1501, Bruxelles 1160. Tel
: (02) 675-49-60. Et rue Spa,1, Liège 4000. Tel : (043) 41-58-68.
– Alpino-Le Castor : chaussée de Leuze, 129, 9600 Renaise. Tel
: (055) 21-32-65. Et rue Royale 169, Bruxelles 1030. Tel : 02-217-13-77.