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Voyage mode d'emploiVoyager tous frais payésQui n’a jamais rêvé de vivre sa passion à courir la Terre, qui plus est tous frais payés ? Nombreux sont les domaines qui permettent les déplacements à l’étranger : commerce, transports, communication, humanitaire et, bien sûr, tourisme. Mais attention, le voyage fréquent, « intéressant », varié, qui se rapproche le plus de ce dont on rêve généralement, est plus que limité et passe souvent par des voies détournées. Les formations tourisme Le BTS « tourisme » est la voie « officielle »
pour qui veut travailler dans les voyages. Son but est de former à bac + 2 les
futurs employés des agences de voyages, des sociétés de transports ou de nombreuses
autres structures en rapport avec le tourisme. Mais, avant d’entamer une formation,
il est utile d’en connaître les débouchés. Beaucoup d’étudiants deviennent agents
de comptoir d’une agence. Ce poste est un emploi très sédentaire, et même si
l’on peut devenir chef de comptoir et éventuellement d’agence, les possibilités
de voyages, hormis certains avantages parfois proposés, restent assez limitées.
Des postes tels qu’agent de réservation chez un tour-opérateur, forfaitiste,
ainsi que divers emplois commerciaux, sont tout aussi sédentaires. En revanche,
les fonctions de responsable de fabrication, prospecteur, réceptif sont plus
propices aux déplacements, même si bien souvent cela ne ressemble guère à des
voyages. Devenir accompagnateur C’est encore le rôle d’accompagnateur, voire d’animateur (style Club Méd), qui présente le plus de possibilités intéressantes. Mais si les voyages sont au rendez-vous, l’emploi à temps plein ou les salaires confortables demeurent très rares. Il est vrai que ce sont à la base des emplois dits « saisonniers » ; l’aspect saisonnier pouvant d’ailleurs aussi bien couvrir quelques jours que plusieurs mois. Même si beaucoup de voyagistes utilisent des titulaires de BTS, aucune formation n’est officiellement requise (le recrutement des guides-interprètes, dont le rôle est d’abord d’accueillir les touristes étrangers sur le sol français, est beaucoup plus strict). Pour devenir accompagnateur, ce sont donc plutôt les qualités personnelles et certains savoirs particuliers qui feront la différence. Une bonne connaissance du désert ou de multiples séjours dans un pays remplaceront toujours aisément n’importe quel diplôme. Dans la pratique, certains voyagistes cherchent régulièrement des accompagnateurs pour encadrer leurs circuits en France ou à l’étranger. Précision préalable, un accompagnateur n’est pas un guide ; le travail demandé à ce dernier n’est pas le même. Schématiquement, le guide « explique » un pays alors que l’accompagnateur gère le quotidien du groupe. Il s’occupe du transport, de l’hébergement, établit le planning des visites, gère le budget du groupe et essaie de résoudre les problèmes éventuels. Pour devenir accompagnateur, un peu d’expérience des voyages et une bonne connaissance au moins de l’anglais sont nécessaires. Ceux qui ne sont guère dynamiques, patients, capables d’initiatives et diplomates (des qualités plus qu’essentielles pour ce genre de travail) n’auront que peu de chances d’être retenus. Car il faut savoir qu’encadrer un groupe n’est pas tout à fait synonyme de vacances. L’accompagnateur n’est ni la maman des participants, ou une encyclopédie sur le pays, ni le simple comptable du groupe ; il doit trouver le juste milieu afin de permettre aux voyageurs d’être au maximum satisfaits dans un strict respect du pays. Vaste programme… À de rares exceptions près, le travail repose (malheureusement) sur du bénévolat ou presque, seuls les frais étant remboursés. C’est plutôt à la fin de l’été que les voyagistes cherchent, pour l’année à venir, leurs accompagnateurs. La plupart du temps, l’information passe par le bouche à oreille ; donc à vous de contacter directement les agences. Très souvent, une sélection par questionnaire et/ou entretien détermine le choix des candidats. Quant aux destinations, ne vous attendez pas à partir à coup sûr vers les pays les plus lointains ou pour les meilleurs circuits du catalogue. On vous demandera souvent de faire vos preuves sur des pays que vous connaissez déjà ou des destinations proches, ce qui peut être très chouette aussi. Travail saisonnier à l’étranger Partir quelque temps pour un job ou un stage à l’étranger est aussi
une manière de voyager avec pour avantage, par rapport à celui qui ne fait que
passer, de pouvoir vivre les choses de « l’intérieur ». Dans ce domaine,
ce sont surtout les jeunes et les étudiants qui disposent du plus grand nombre
de possibilités : programmes d’échanges universitaires, séjours au pair,
coopération et service national à l’étranger, tourisme, enseignement, aide humanitaire
(plus de 700 ONG recensées en France), chantiers à l’étranger et, pour
les débrouillards, des petits boulots à découvrir sur place. Bien sûr, une certaine
préparation demeure nécessaire, passant entre autres par l’évaluation de ses
connaissances et de ses capacités. |
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