Comment transporter ses affaires
– Ne rien porter sur le dos. Un sac à dos remonte le centre
de gravité (risque de déséquilibre), il est pénible à supporter et augmente
la transpiration à bicyclette. Donc, que des inconvénients.
Il faut simplement s’efforcer de bien répartir le poids sur le vélo.
– La sacoche de guidon, c’est commode : dessus, elle comporte
une poche, recouverte de mica, qui permet de lire la carte sans la sortir et
la protège des intempéries. À l’intérieur, on fourre un survêtement, un poncho
(imperméable recouvrant genoux et bras) et que sais-je encore ? Sans compter
que cela sert aussi de garde-manger.
– Sacoches latérales : la plupart des sacoches du commerce
sont en Nylon (ou produit similaire). Elles présentent l’avantage de la légèreté.
Plus solides, plus étanches, on leur préfère les sacoches en toile à soufflets
(type Sologne). Éviter à tout prix les fermetures Éclair (qui se coincent, cassent
et limitent la capacité). Un conseil pratique, l’étanchéité étant de toute façon
relative, mettez tout dans des sacs plastiques solides (type sac poubelle).
– Pour ranger ses vêtements de rechange, la petite valise en aluminium,
type « Marine », est très chouette, et elle ne craint ni la pluie
ni les chocs. Le smoking n’est pas indispensable…
Comment faire voyager son vélo
– Par le train : si vous souhaitez randonner dans
une région de France, la SNCF vous propose deux solutions pour le transport
de votre vélo. Tout d’abord gratuitement en bagage à main dans de nombreux trains
(la plupart des trains régionaux, certains trains grandes lignes et quelques
TGV). Pour les TGV, le vélo doit être placé dans une housse de 1,20 m X 0,90 m
maximum. L’autre solution étant de passer par l’enregistrement des bagages.
Votre vélo ne voyagera pas avec vous et vous devrez vous renseigner sur les
délais d’acheminement. Pour protéger votre bicyclette, emballez-la dans un carton
prévu à cet effet et vendu par la SNCF (15 F). Vous pouvez aussi en récupérer
un chez le vélociste. Quelle que soit la destination dans l’Hexagone, il vous
en coûtera 135 F si votre vélo est emballé et 180 F s’il ne l’est
pas. Vous trouverez tous les renseignements nécessaires dans la brochure « Guide
du train et du vélo » éditée par la SNCF.
Pour expédier votre vélo à l’étranger, ce n’est pas aussi simple. De moins en
moins de pays d’Europe acceptent de tels bagages. Mis à part ces quelques pays
(Suisse, Autriche, Belgique…), certains les acheminent à condition de les destiner
à une adresse précise (Allemagne, Pays-Bas, Espagne…). Maintenant, si vous voulez
randonner en Scandinavie, il ne vous reste plus qu’à investir dans une housse
de rangement et trimballer votre fardeau de train en train. De plus, à l’arrivée,
la housse est encombrante.
Pour tous renseignements, vous devez vous rendre au service bagages des différentes
gares ou prendre contact avec le Mouvement de Défense de la Bicyclette,
32, rue Raymond-Losserand, 75014 Paris. Tel : 01-43-20-26-02.
– Par avion : les conditions diffèrent quelque
peu selon les compagnies. Généralement, le vélo est considéré comme tous les
autres bagages et fait partie de la franchise à laquelle vous avez droit (20-25 kg
en soute). Mais certaines compagnies font payer des suppléments pour les transports
des bicyclettes. Il est donc préférable de le signaler lors de la réservation.
Pour éviter une mauvaise surprise, ayez recours à la housse de rangement ou
au carton d’emballage afin de camoufler votre vélo. Dans tous les cas, dégonflez
les pneus, démontez les pédales et faites pivoter le guidon parallèlement au
cadre. Enlevez tous les accessoires indépendants : compteur kilométrique,
système d’éclairage, pompe, bidon…
Habillement
Le mieux est évidemment de laisser chacun emporter ce qu’il veut
en fonction de ses goûts et de ses besoins. Néanmoins, il est bon de savoir
certaines choses.
– Le chapeau est indispensable, lui, et pour tout temps. Le chapeau de
brousse en toile est impeccable (toujours pour les mêmes raisons, proscrire
le cuir, qui se ramollit et absorbe l’eau).– Si vous roulez torse nu, méfiez-vous
des coups de soleil. On les attrape facilement ces coquins, et ils peuvent être
très graves. Emportez de la crème solaire.
– Pour la pharmacie ou les affaires de toilette, tout en tube ou en flacon
plastique. Le verre est à proscrire.
– Si des vêtements cyclistes ont été conçus, ce n’est pas tout à fait pour
l’élégance. Par exemple, le cuissard – cette espèce de short serré et souvent
noir qui souligne si bien le galbe de la cuisse et permet d’éviter le frottement
excessif contre les bords de selle ; de plus, il est doublé intérieurement
à l’entrejambe d’une peau de chamois, et ce n’est pas du luxe : quand la
selle se fait trop dure avec les kilomètres, l’irritation entre les jambes du
côté du périnée peut devenir méchante, et la pommade, si elle calme, ne sera
pas suffisante. Au cas où ce modèle de culotte courte ne plaît vraiment pas,
on se coud une peau de chamois dans le fond du pantalon… qu’on retrousse au
bas, si l’on ne veut pas emporter ses pinces à vélo.
– Pour les pieds, là encore, la chaussure cycliste a fait ses preuves :
à trous pour l’aération, et sans talons, pour recevoir la butée, cette pièce
adjointe à la semelle et qui sert à maintenir à la bonne place le pied sur la
pédale. Oui, pour pédaler c’est parfait, mais pour marcher… D’où nécessité de
prévoir au minimum une autre paire de chaussures (sur un vélo, il n’y a pas
trop de place). Autant utiliser la bonne vieille paire de tennis ou un autre
type de chaussures de sport ; avec une semelle intérieure, ça devrait aller,
car les pédales arrivent à couper. Rayon chaussettes, on n’a pas trouvé mieux
que le coton.
– Collyre pour reposer les yeux.
– Les lunettes sont fortement conseillées, voire indispensables. Non seulement
pour se protéger du soleil, mais surtout de la poussière et des insectes. N’importe
quelle paire conviendra du moment qu’elle tient bien sur le visage.
– Le casque, car nul n’est à l’abri d’une chute ou d’un choc. Il vous apporte
une sécurité supplémentaire, même le plus léger vous met en confiance.
– Ne roulez pas avec un vêtement étanche : la transpiration s’accumule
et gêne pour rouler. En cas de pluie, le mieux est de ne pas rouler car on n’a
plus de freins. Mais si vous y tenez, alors prenez un imper style poncho. Il
existe maintenant des modèles en Goretex (imperméable à l’eau et perméable à
l’air).
– Il vaut mieux avoir une tente deux places au lieu d’une tente bivouac,
car elle vous permet de rentrer les bagages à l’abri des intempéries et des
voleurs, le vélo restant dehors, cadenassé et enchaîné au mât de la tente, la
chaîne de l’antivol passant dans chaque roue pour qu’un petit malin ne puisse
pas les démonter…
La nourriture à vélo
C’est fondamental. Quand l’appétit va, tout va ! La nourriture
a bien souvent une influence directe sur le moral. Aussi mangez ce dont vous
avez envie, en vous disant que, demain, vous ne le retrouverez peut-être plus.
Cependant quand on peut et si on veut optimiser le rendement, mieux vaut manger
modérément, mais faire cinq à six repas par jour. On conseille deux repas complets
et d’autres qui ne seront qu’une halte pour grignoter un bout de chocolat avec
du pain ou quelques fruits, histoire de reprendre son souffle.
Le grand principe est de manger avant d’avoir faim, boire avant d’avoir soif
et de s’arrêter avant d’être fatigué. Prenez donc soin de votre musette que
vous remplirez largement de pâtes de fruits, sucre, chocolat, figues, dattes,
pruneaux, crème de marrons, lait condensé sucré, amandes, noix… de quoi grignoter
dès que l’envie s’en fait sentir. Dans votre bidon, emportez du thé modérément
sucré, parfois mélangé à du miel. Buvez par toutes petites gorgées et jamais
d’eau glacée même si une fontaine vous séduit irrésistiblement, sinon gare aux
coliques. À midi, évitez de boire en mangeant mais faites-le plutôt une demi-heure
avant ou 2 h après. En tout cas, n’abusez pas de boissons gazeuses ni d’alcool.
Beaucoup de crudités et de légumes verts, des grillades (en ajoutant le beurre
après la cuisson) et des fruits. Au dîner, même chose avec du potage (pas du
bouillon) en plus. En règle générale, évitez les plats en sauce, la mie de pain,
les abats, les graisses, les bananes, les pâtisseries, la mayonnaise, la bière,
qui sont difficiles à digérer. Essayez d’attendre 2 h avant de repartir.
À l’arrivée, faites comme les Poulidor et Cie : il est important de forcer
sur le sel, dans la nourriture ou dans l’eau, surtout si l’on transpire beaucoup.
Les réglages de l’engin
– La selle : elle doit être réglée à une hauteur
telle que le cycliste bien assis, la jambe tendue mais sans raideur, puisse
poser son talon déchaussé sur la pédale, la manivelle étant dans le prolongement
du tube vertical (ou tube de selle).
En outre, la pédale à l’horizontale doit être située sensiblement à l’aplomb
du centre de la selle (s’aider au besoin d’un fil à plomb). La selle doit être
légèrement inclinée en arrière, le bec à environ 1 cm au-dessus du croissant
arrière.
Cette position évite des douleurs insupportables.
– Le guidon : il doit être situé légèrement en dessous (2 à
3 cm) du bec de selle réglée au préalable comme indiqué ci-dessus. La distance
entre la selle et le guidon sera égale à celle de l’avant-bras du cycliste,
la main ouverte, le coude appuyé sur le bec de selle, le bout des doigts arrivant
à l’axe du guidon : il suffit pour cela de choisir la longueur appropriée
à la potence qui supporte le guidon.
– Le pied : il sera placé de telle sorte que l’articulation
des doigts repose bien sur la pédale, en n’appuyant que la cheville et non sur
la pointe du pied.
– Le choix judicieux des développements : permet de rouler
avec facilité sans s’épuiser et de passer partout en toutes circonstances (vent
debout). Il faut avoir deux (ou trois) plateaux à l’avant (pédalier) et quatre
(ou cinq) dentures à l’arrière (roue libre).
En fait, le seul critère vraiment important est d’avoir un petit braquet qui
permette de grimper n’importe quelle montée.