Il y a deux façons de concevoir l’équitation : comme une discipline
sportive (à vous les tours de manège) ou comme un moyen d’évasion (à vous les
chemins creux et les nuits sous les étoiles). Dans tous les cas, la pratique
de l’équitation nécessite de la volonté, du doigté et… des fesses pas trop délicates !
L’équitation traditionnelle comporte plusieurs disciplines (dressage,
saut, cross, voltige…) et requiert un apprentissage rigoureux, parfois ingrat,
pour acquérir l’« assiette » et la juste position (le contraire de
« comme un cow-boy »). Il faut s’inscrire dans un centre équestre
et assimiler studieusement les principes théoriques et pratiques de cet art
difficile.
L’équitation de randonnée introduit une relation différente, solidaire,
entre le cavalier et sa monture. Il faut apprendre à vivre ensemble, à se respecter
mutuellement. Faire de la randonnée équestre, ce n’est pas galoper les cheveux
au vent à travers les grands espaces (essayez toujours dans un ranch du Wyoming).
L’idée consiste plutôt à utiliser un moyen de transport agréable qui permet
un contact réel avec la nature. Il faut savoir rester six à sept heures par
jour assis sur la selle, alternant le pas et le trot, pour parcourir les 30,
40 ou 50 km de l’étape. Et un cheval, ce n’est pas une voiture !
Il faut le panser, le nourrir, vérifier ses fers, l’encourager, le seller et
le brider, se faire aimer de lui… Un minimum de connaissances en hippologie
est indispensable pour mériter son badge de randonneur. Il existe deux formes
de parcours : en étoile (retour chaque soir à la base) et en boucle (parcours
circulaire, avec nuits sous la tente ou dans les gîtes). Les randonnées équestres
durent généralement 8 jours. Mais sachez que les courbatures culminent
au 3e jour !