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Du bon usage de l'avion


Les prix d'appel, y'en a marre !

Pour qui vous prend-on ? On lit dans le métro ou dans les journaux des prix pour des vols défiant toute concurrence. Bien sûr, lorsque vous y allez, on vous dit qu'il n'y a plus de place à ces prix-là mais qu'on peut vous proposer des vols un peu plus chers. Et on ne peut les attaquer pour publicité mensongère, car ils ont bien vendu quelques places à tarif bon marché. Voilà pourquoi nous demandons aux tours-opérateurs et aux agences d'indiquer à côté du prix d'appel le nombre de places disponibles. Merci d'avance !

Les conditions de vente

Vous avez choisi votre vol. Avant de payer, lisez, surtout en charter, les conditions de vente mentionnées dans la brochure. Elles sont presque aussi importantes que le prix du billet, et servent de référence pour vos droits et obligations face à la loi ainsi que pour les conditions de paiement, d'annulation-modification, les assurances, etc. Sachez qu'une réservation n'est effective que lorsqu'un acompte a été versé ou un numéro de carte bancaire communiqué (à moins de 30 jours d'un départ, tout billet négocié doit être réglé en totalité). Si vous êtes hésitant, demandez à « poser une option » sur quelques jours. Dans ce cas, votre place sera bloquée et ne pourra être proposée à quelqu'un d'autre jusqu'à la date choisie.
Au niveau garantie des prix, tout est fonction de ce qui est stipulé dans les « conditions particulières de vente ». En pratique, tous les voyagistes ne garantissent pas des tarifs fermes et définitifs dès l'inscription (hormis hausse des taxes légales). Toutefois les hausses ne peuvent se faire que sous certaines conditions, et pour une variation de plus de 10 % le client peut généralement annuler sans frais. Mieux vaut également faire attention s'il est écrit dans le contrat que l'on peut être soumis à toute augmentation sans possibilité d'annuler son achat. N'oubliez pas enfin qu'aux tarifs affichés s'ajoutent fréquemment des frais de dossier plus la taxe d'aéroport.
Quant aux conditions d'annulation et modification de nom ou de dates, soyez attentifs aux pénalités qu'elles entraînent. Celles-ci sont généralement plus fortes en charters qu'en réguliers négociés (à plein tarif en vol régulier il n'y a pas de pénalités). Pour éviter tout problème, souscrivez une assurance (facultative) qui vous permettra d'être remboursé en cas de renoncement ou de changement, à partir du moment où le motif en est inclus dans le contrat. Pour être effective, cette assurance doit être souscrite le jour de la réservation. En cas de problèmes, il est obligatoire d'avertir au plus tôt l'agence.
Les réclamations sont à effectuer sous un mois après la date retour à l'agence qui a vendu les prestations. Selon la Loi du 13 juillet 1992, celle-ci est responsable en cas de problèmes liés à la mauvaise exécution du contrat, même s'il y a erreur d'un intermédiaire (transporteur hors dispositions légales, hôtelier, loueur, etc.). Si les problèmes ont eu lieu pendant le voyage, mieux vaut avoir un maximum de preuves attestant de sa bonne foi. Mais privilégiez toujours si c'est possible un arrangement à l'amiable.

L'embarquement

Vous serez convoqué à l'aéroport généralement deux heures avant l'embarquement. Cette convocation est liée à l'Heure Limite d'Enregistrement (ou H.L.E.), qui détermine l'horaire au-delà duquel l'embarquement d'un passager n'est plus garanti, soit généralement de 20 mn à 1 heure avant le décollage. Vérifiez au préalable l'état de votre réservation indiqué sur votre billet : « OK » pour confirmé, « WT » en attente le vol est complet, « RQ » en demande. Seule la marque OK vous autorise à embarquer à coup sûr. N'oubliez pas de confirmer votre retour « au plus tard 72 heures avant » auprès de la compagnie ou d'un de ses représentants locaux sous peine de voir, le cas échéant, annuler votre vol retour. C'est une mesure obligatoire hors vols intérieurs européens.
Une fois à l'aéroport, la première chose est de se faire enregistrer au comptoir de la compagnie. C'est l'opération qui consiste sur présentation du billet et de sa pièce d'identité à faire valider son passage et le dépôt des bagages en soute. Pour un vol charter, vous devrez au préalable passer au comptoir du voyagiste où l'on vous remettra votre titre de transport. Après l'enregistrement, vous devez vous diriger vers la salle d'embarquement dont le numéro figure sur la carte du même nom qui vous aura été remise auparavant. Il faudra alors passer les contrôles (douane, sûreté) muni de cette carte et des documents de voyage nécessaires. Pour les vols internationaux, on pourra faire ses achats hors taxes avant d'accéder à la salle d'embarquement et de monter à bord de l'appareil. Votre numéro de siège est indiqué sur la carte d'embarquement.

Pour un meilleur confort à bord

– La pressurisation en cabine, du moins en l'air, n'est pas la même qu'au niveau du sol. Celle-ci peut être équivalente à ce que l'on rencontre entre 1 200 et 2 500 m. Principale conséquence : les problèmes auditifs habituels, notamment lors de la descente, auxquels on pourra facilement pallier par des déglutitions fréquentes (entre autres, mâcher du chewing-gum). De fait, il vaut donc mieux éviter de souffrir d'otite ou de partir avec un gros rhume.
– Pour lutter contre l'immobilité, source de lourdeurs dans les jambes, on doit régulièrement se lever pour aller marcher, sans oublier de délacer ses chaussures pendant la durée du vol.
– Contre la sécheresse à l'intérieur de l'avion, il est conseillé de boire abondamment.
– Pour les personnes victimes du mal de l'air (nausées, sueurs, vertiges…), des comprimés existent. On peut aussi incliner son siège le plus près possible de l'horizontale et rester immobile la tête penchée en arrière en évitant tout mouvement de rotation de celle-ci.
– Et, pour bien se reposer, on peut également prévoir boules Quiès, masque anti-lumière, coussin appuie-tête, et un lainage contre la climatisation qui favorise très souvent une température assez basse. Ne pas oublier non plus sa trousse de toilette pour les vols de longue durée.

Bien se placer

Mieux vaut bien choisir son siège et donc arriver tôt à l'enregistrement. Mais tout dépend aussi de ce que l'on recherche. Ainsi, pour :
– Sortir rapidement : il faut se placer en tête de l'appareil. C'est par là que s'effectuent le plus souvent la montée et la descente des passagers.
– Un maximum de confort : c'est au niveau des ailes que l'on ressent le moins les turbulences.
– Avoir moins de bruits : c'est à l'avant que l'on est le moins dérangé par les bruits de l'appareil en vol.
– S'étendre : le mieux demeure les sièges au niveau des issues de secours qui sont toujours dégagées.
– Incliner son siège : cela n'est pas toujours possible pour la ou les dernières rangées de chaque zone.
– Dormir ou ne pas être dérangé : les meilleures places sont côté hublot (sauf en cas de rangées inoccupées). Par contre, l'arrière de l'appareil est plutôt à déconseiller à cause du va-et-vient r.
– Éviter d'être coincé : ne pas choisir alors les sièges en milieu de rangées.
– Bouger sans déranger : choisir bien sûr une place côté couloir.
– Profiter de la vue : l'idéal évidemment est au niveau des sièges hublots, sauf bien sûr à hauteur des ailes.
– Profiter du film : sauf s'il y a des écrans individuels, autant ne pas être trop éloigné de l'écran, qui parfois peut être de taille réduite. Selon la configuration de l'appareil, dans certaines rangées latérales il est également difficile de bien voir.
– Être servi en premier : choisir les rangées proches des « cuisines » ; soit souvent les premières ou dernières de sa zone.
– Voyager avec des bébés : la première rangée de chaque zone dispose d'un espace suffisant pour poser un berceau sur le sol. Pour des raisons de sécurité, les places proches des issues de secours sont par contre rarement attribuées.
– Enfin, monter à bord le dernier permet de repérer les rangées de sièges inoccupés pour mieux s'installer.

Les bagages

– Avant tout, pour plus de sécurité, n'enregistrez en bagages que des objets ou vêtements dont vous pouvez vous passer pendant 48 h, le temps de retrouver votre valise. Gardez l'indispensable avec vous, dans votre bagage à main.
– Vérifiez que le ou les tickets de bagages remis à l'enregistrement mentionnent bien la destination à laquelle vous souhaitez récupérer vos bagages.
– Pensez ABSOLUMENT à décoller les anciennes étiquettes indiquant l'aéroport d'arrivée. Risque de confusion à l'enregistrement.
– Sur votre sac, mettre une étiquette solide avec destination, numéro de vol, date, compagnie. Si votre bagage se perd (et que par chance on le retrouve), il vaut mieux qu'on le renvoie dans le pays où vous allez (à l'aéroport), plutôt qu'à votre domicile en France. À l'intérieur, plutôt que votre domicile, indiquez votre adresse professionnelle. Non seulement pour déjouer les plans des cambrioleurs qui pourraient vous repérer et faire l'usage que vous imaginez de cette information ; mais aussi parce qu'il y a toujours quelqu'un à votre adresse professionnelle.
– Faites très attention à vos bagages dans les aéroports. Les rats qui accaparent tout ce qu'ils trouvent appartiennent à une race qui prolifère, y compris en France.
– Rappelez-vous aussi que la plupart des compagnies aériennes font payer un supplément en classe économique (au-delà de 20 kg).
– Le poids de bagages excédant la franchise est taxé au prix de 1 % à 1,5 % du plein tarif classe économique pratiqué sur la destination. Nous croyons utile de rappeler ici que le bagage « de cabine » est rarement pris en compte dans la détermination du poids des bagages.
– L'idéal est de prendre un bagage unique, peu encombrant, qu'il est possible de conserver avec soi dans l'avion. Vous gagnerez entre 15 et 60 mn à l'arrivée (parfois plus), car vous n'aurez pas à attendre vos bagages. Vous ne ferez pas la queue pour la douane et vous serez le premier pour les taxis et les bus. Enfin, vous n'aurez pas de difficulté d'enregistrement des bagages (il n'y en a pas), et votre sac ne risque pas de s'égarer. Généralement, la dimension du bagage de cabine ne doit pas dépasser 115 cm (total des trois dimensions en centimètres).
– Ne jamais emporter en avion des produits inflammables, recharges de gaz tout particulièrement (attention, certaines compagnies interdisent aussi le transport des brûleurs de réchaud).
– N'acceptez jamais de prendre les bagages de quelqu'un, même (et surtout) s'il a une tête sympathique. La moitié de la drogue est passée de cette façon

Perte de bagages

Si vos bagages sont perdus, vous pouvez exiger de la compagnie aérienne le remboursement sur la base de 20 dollars U.S. par kilo. À l'arrivée, vous êtes en droit de demander de l'argent en dépannage pour couvrir les premiers besoins tels que vêtements ou affaires de toilettes. Cela dit, il n'existe pas de réglementation.
Attention, seuls les bagages enregistrés sont totalement remboursés, à condition que vous puissiez présenter votre reçu d'enregistrement. Il faut que vous fassiez une déclaration auprès de la compagnie aérienne qui devait vous délivrer ces bagages (quand pour un même voyage vous avez pris les appareils de plusieurs compagnies, celle qui est responsable est la dernière). La limite de responsabilité du transporteur est de 1 200 €. Pour un bagage non enregistré, le transporteur n'est responsable qu'en cas de faute de sa part.
Si vos bagages sont en retard, vous pouvez aussi demander une indemnisation. Vous disposez de 21 jours après le retour des bagages pour faire votre déclaration.
N'oubliez pas de déclarer rapidement le vol ou la perte de vos affaires à votre assurance : la déclaration est souvent à faire dans les 5 jours avec parfois un avis sous les 24 heures suivant l'évenement.
De même, si certains objets ont été prélevés dans votre bagage pendant le transport aérien, la compagnie ne vous rembourse pratiquement rien, sauf si vous pensez à faire peser immédiatement votre bagage à la réception, pour faire constater une différence de poids. Il vous faudra d'ailleurs de l'autorité et de la persévérance.
Bien vérifier que le poids des bagages est inscrit sur le billet. Le remboursement des bagages est fondé sur le poids indiqué.
Il faut bien sûr vous armer de patience, car les compagnies aériennes ont des délais de réponse très longs (elles battent volontiers, sur ce terrain, les compagnies d'assurances). Si vous téléphonez, demandez et notez le nom de votre interlocuteur car bien entendu, ici, la main gauche ne connaît pas la main droite. Avec certaines compagnies étrangères, vous pouvez sortir votre mouchoir, et si vous arrivez à obtenir une réponse écrite, c'est que vous avez gagné au loto. Une assurance « Tous risques-bagages » avec une garantie aussi élevée que nécessaire n'est donc pas superflue.
Remarque : tous les bagages de valeur et les appareils photo-ciné-son doivent voyager avec vous en cabine. En revanche, si votre bagage est manifestement abîmé et hors d'usage, vous pouvez réclamer une indemnité car les compagnies sont tenues de réparer les dégâts.
Tuyau : certaines cartes de crédit incluent une assurance bagages dans leurs services. Pensez-y !

Les « duty-free shops »

Beaucoup de routards se font avoir dans ces boutiques qui vendent des produits hors taxes dans les aéroports. Ils se disent en effet qu'il est préférable d'acheter alcools et cigarettes à l'aéroport d'arrivée, ce qui évite de transporter les paquets lors du voyage. Or ces achats hors taxes ne sont autorisés que dans l'aéroport DE DÉPART. D'ailleurs, dans les boutiques, on demande même de montrer sa carte d'embarquement.
La détaxe est importante sur les produits dits « de luxe » : alcools, bijoux, parfums… Sur ces produits, en effet, la T.V.A. appliquée (que vous ne payez donc pas) est plus élevée (33 %). Attention aux objets de valeur (hi-fi, appareils photo…) des boutiques hors taxes. Vous n'avez pas le droit de les faire venir en France sans payer les droits de douane.
L'avantage offert par ces boutiques dépend directement du montant de la fiscalité, dans les pays de destination, sur les produits qu'elles proposent. Bref, les boutiques hors taxes ne sont pas obligatoirement moins chères que le supermarché du coin. En effet, en duty-free shop, on ne paie pas la T.V.A. mais le commerçant a tendance à prendre des marges supérieures. Pour les achats onéreux, on conseille de bien se renseigner d'abord sur les prix. En gros, la détaxe est de 15 à 20 %.
Paris figure dans une honnête moyenne à une relative égalité avec Francfort, devant Londres (réputée très chère), mais loin derrière Amsterdam, qu'on accuse de travailler à la limite du dumping sous le simple prétexte qu'il vend le litre de whisky sensiblement deux fois plus cher qu'il ne l'achète, et non près de trois fois comme en maints endroits. Malgré tout, depuis longtemps, le meilleur « duty » au monde reste celui de Dubaï – on y organise même une braderie annuelle.
Parfois, notamment pour les alcools, la boutique met une marque en promotion ou alors un whisky de 12 ans d'âge au même prix qu'un whisky ordinaire. Bien ouvrir l'œil. Enfin, même si le choix est plus réduit, les cigarettes sont généralement moins chères dans l'avion que dans les boutiques hors taxes.
Dernier conseil : si vous n'êtes pas à cheval sur une marque de parfum ou de cigarettes, attendez d'être en vol pour faire vos achats : les prix sont pratiquement toujours moins élevés que dans les boutiques ; en effet, les commerçants des aéroports doivent acquitter de lourds loyers, payer un personnel qualifié… Seul inconvénient : le choix est beaucoup moins grand.

Récapitulatif :

Des ventes hors taxe vous sont proposées dans les boutiques à la douane de l'aéroport uniquement si vous êtes en partance pour l'étranger hors Union Européenne. Renseignez vous toutefois sur les franchises pratiquées par le pays de destination.
Pour les voyageurs en partance vers un Etat membre de l'union européenne, la libre circulation des biens est de mise. Pour les alcools et tabacs, des franchises quantitatives s'appliquent toutefois :
– 800 cigarettes, 1 kg de tabac ou 200 cigares
– 90 litres de vin, 10 litres d'alcool à plus de 22°ou 20 litres d'alcool à moins de 22° ou 110 litres de bière. Les enfants de 17 ans n'ont pas de franchise sur l'alcool et le tabac.

Les franchises sont moindres si vous arrivez d'un des nouveaux membres de l'UE. Plus d'infos sur www.douane.gouv.fr

Attention, si vous arrivez en France en provenance de pays hors UE, des franchises s'appliquent dans tous les cas. Plus d'infos sur www.douane.gouv.fr



 


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