Le coup de chaleur
Attention, lorsque le temps est très humide, on perd beaucoup
d'eau et nos capacités physiques peuvent alors s'abaisser.
On s'expose alors au coup de chaleur, dû à la déshydratation.
Il se manifeste par une fatigue prononcée, des céphalées,
des nausées, une plus grande irritabilité, et aussi par l'insomnie.
Des accidents sérieux peuvent survenir en cas de coup de chaleur
: malaise avec ou sans perte de connaissance, pâleur, déshydratation
(soif, tachycardie, pincement tensoriel).
Quels risques encourt-on lorsque l'on boit l'eau du robinet
ou celle d'un puits ou d'un lac ?
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Dans les pays en développement, la qualité de l'eau du
robinet est souvent variable. Il est difficile pour le
voyageur de la connaître, et d'en être sûr... Elle peut
en effet être contaminée par des germes d'origine fécale,
des bactéries, des virus ou des parasites. Le voyageur
risque alors une diarrhée, une hépatite virale A ou E,
une fièvre typhoïde ou une amibiase.
L'eau de surface ou une eau de puits non traitée est
généralement beaucoup plus polluée que celle du robinet. |
Si par hasard vous souhaitez boire cette eau (au cours d'une
randonnée, etc.), il est important de savoir que les particules
qui lui donnent un aspect trouble fixent de très nombreux micro-organismes.
Avant de désinfecter l'eau, il faudra toujours filtrer ces
particules, par exemple, avec des filtres à café. Mais il est
préférable d'épurer l'eau avec des filtres spéciaux (lien interne
: Quels sont les différents moyens dont un voyageur dispose
pour traiter son eau ?).
Quelles maladies risque-t-on de contracter en buvant une eau
souillée ?
Les bactéries et les parasites :
Gastro-entérites :
La diarrhée virale chez le voyageur représente une part non
négligeable des diarrhées aiguës du voyageur, de l'ordre de
10 à 30 %. Il faut savoir qu'une gastro-entérite peut être
très grave, en particulier chez les jeunes enfants, les personnes
âgées ou sensibles.
Amibes :
Ces petits protozoaires sont très agressifs pour la muqueuse
intestinale. Ils l'infestent, la font saigner, ce qui provoque
la dysenterie. S'ils traversent la paroi intestinale pour atteindre
le foie, on risque un très grave abcès amibien hépatique.
Il n'existe ni vaccin ni médicament préventif contre les amibes.
En revanche, la désinfection de l'eau élimine normalement ces
parasites.
Giardase :
Proche de l'amibe, cette bactérie provoque des diarrhées moins
sévères, mais qui peuvent durer plus longtemps.
Fièvre typhoïde et salmonelloses :
La fièvre typhoïde provoque 16 millions de morts dans le monde.
Les autres bactéries parentes sont tout aussi fréquentes, bien
qu'elles soient assez mal recensées. Il est donc nécessaire
de se vacciner contre la typhoïde.
Choléra :
Le risque de choléra est très faible chez le voyageur.
La contamination par le vibrion cholérique (bactérie), agent
du choléra, ne se produit que dans des conditions d'hygiène
alimentaire extrêmement défectueuses ou chez des sujets à haut
risque (personnes atteintes de gastrite atrophique par exemple).
Le choléra se transmet de manière fécale-orale. Il est donc
important de veiller au lavage des mains, au choix et à la
préparation des aliments, et au choix des boissons. La protection
apportée par les vaccins n'est que partielle.
Vaccins disponibles et modalités vaccinales :
Dukoral® (vaccin oral tué) (SBL vaccin AB Stockholm): 1 dose
orale à répéter au moins 1 mois et au plus 6 semaines après.
Enfants de 2 à 6 ans: troisième dose 6 mois après la première.
Ne pas prendre d'aliment ou de boisson dans les 2 heures qui
précèdent l'ingestion du vaccin et dans l'heure qui suit. Début
d'efficacité: 7 jours après la deuxième dose. Durée de validité:
6 à 12 mois au total.
Orokol® Berna (vaccin oral vivant): une dose unique. Début
d'efficacité: 8 jours après la prise. Durée de validité:
6 à 12 mois.
Les virus :
La poliomyélite
C’est e virus hydrique le plus dangereux. Sa
transmission se fait par voie fécale-orale. Le virus pénètre
dans l'organisme par la paroi intestinale où il se multiplie.
Il circule ensuite dans le corps et s'attaque aux neurones
moteurs de la moelle épinière, provoquant une paralysie des
membres et des atteintes respiratoires pouvant entraîner
la mort. Il faut donc impérativement être à jour de sa vaccination.
L'hépatite A :
Le virus de l'hépatite A est présent partout dans l'environnement
alimentaire sous les tropiques. Il est, directement ou indirectement,
lié à l'eau. La contamination se fait essentiellement par voie
fécale-orale. Les cas dus aux aliments contaminés ou à de l'eau
souillée sont fréquents. L'hépatite A entraîne des lésions
inflammatoires du foie et plus rarement, elle peut provoquer
une insuffisance hépatique ou la mort.
Nous disposons de vaccins efficaces contre l'hépatite A. Vaccinez-vous
avant de partir !
L'hépatite E :
L'épidémiologie de l'hépatite E ressemble beaucoup à celle
de l'hépatite A: la transmission s'effectue aussi par voie
fécale-orale.
Le risque de contamination du voyageur semble faible. La grande
majorité des cas se rapportent à un séjour dans le sous-continent
indien. Mais l'hépatite E peut surtout avoir de graves conséquences
chez la femme enceinte, pendant le troisième trimestre de la
grossesse. Elle peut être mortelle, et il n'existe pas de vaccin
pour s'en prémunir.