
En premier lieu, il faut adhérer à l’association Wwoof du pays où vous souhaitez vous rendre. La cotisation annuelle varie (15 € en France, gratuite en Pologne, 20 € en Irlande, 20 $ aux États-Unis, 10 € au Danemark, etc). Si vous partez à deux, certaines associations proposent des adhésions couplées.
Une fois inscrit, vous aurez accès à la liste des hôtes du pays, par région, en version papier ou numérique. Si vous souhaitez avoir un aperçu des hôtes des différentes destinations que vous avez en tête, vous pouvez, avant de vous inscrire, consulter librement la liste des hôtes (sans l’accès à leurs coordonnées). Cela vous permettra de savoir si ce pays compte beaucoup d’hôtes, si les activités proposées vous intéressent, etc. Une association, Wwoof Independents , regroupe tous les hôtes des pays qui n’ont pas d’association nationale. Il faut là aussi s’inscrire pour y avoir accès.
Attention, l’adhésion est personnelle, vous ne pouvez pas récupérer la liste des hôtes d’un autre adhérent et l’utiliser pour contacter des fermes. D’après la charte de Wwoof France, l’hôte est d’ailleurs tenu de vérifier si vous êtes bien membre de l’association pour vous accueillir.
L’adhésion à l’association n’inclut pas d’assurance. Assurez-vous d’avoir une assurance responsabilité civile. L’association OV Europa propose une assurance spécifique pour le wwoofing en Europe.
Une fois inscrit, vous aurez donc accès à la liste complète des hôtes du pays concerné avec les coordonnées de chacun. Vous trouverez une brève description de chaque hôte (Que fait-il ? Est-ce une exploitation ou un particulier ? Qu’attend-il des wwoofers ? Quel est son mode de vie ? Quelles activités propose-t-il ?). Prenez du temps pour éplucher ces listes (parfois très longues !) et trouver le ou les hôtes qui vous correspondent. À vous de bien réfléchir à ce que vous attendez de cette expérience : êtes-vous plutôt intéressé par le maraîchage, les énergies renouvelables, l’éco-construction ? De même, le quotidien chez un particulier ou chez un professionnel ne sera pas le même.
Il est impératif de contacter chaque hôte chez qui vous souhaitez vous rendre afin de vous assurer qu’il y a une place disponible et de discuter des conditions du séjour. Présentez-vous et expliquez-lui ce qui vous intéresse particulièrement dans son activité.
Si le descriptif fourni pas l’association n’est pas précis, demandez quelles seront vos tâches, votre emploi du temps, comment vous serez logés. Si vous êtes allergiques à certaines choses, pensez à le spécifier. Il ne faut pas hésiter à aborder tous ces points. Cette discussion sera une première rencontre et vous permettra de voir si le courant passe entre vous.
À l’étranger, de nombreux wwoofers préfèrent contacter leurs hôtes par mail. Cela ne doit pas empêcher de poser les questions essentielles. Enfin, respectez les dates de séjour que vous avez annoncées ou prévenez en cas de changement, les hôtes ont souvent des capacités d’accueil réduites.
La plupart des hôtes apprécient que les wwoofers restent au moins une semaine, ce qui semble le minimum pour s’imprégner du lieu et se sentir utile. Florence, qui a wwoofé au Japon et en Afrique du Sud passait deux semaines chez chaque hôte : « Dans certains cas, c’était un peu court, j’aurais souhaité rester plus longtemps ». Laura, qui a tenté l’expérience en Australie, estime que deux semaines sont suffisantes : « On nous confie en général des tâches assez ingrates, dont on se lasse au bout de quelques temps. En partant chez un autre hôte, on découvre une nouvelle région, de nouvelles personnes… ». Quelques-uns acceptent des passages de quelques jours, notamment au moment de la pleine saison, mais c’est assez rare.
L’hôte s’engage à partager son savoir-faire. Il sera donc là pour vous apprendre des choses. Votre rôle consiste à lui rendre service dans sa vie quotidienne, « sans obligation de rentabilité ou de performance » (charte de Wwoof France). Vous lui consacrerez cinq à six heures par jour et vous aurez des jours de congé, définis avec lui.
Les tâches sont aussi variées qu’il y a d’hôtes ! Retaper un corps de ferme, cueillir des fruits, soigner les animaux, débroussailler un terrain, installer un système de phytoépuration, entretenir le potager… La liste est longue !
Le logement peut se faire en yourte, en tipi, en tente, en caravane, en chambre individuelle… Il n’y a aucune règle. Certains peuvent vous demander d’apporter une tente.
Le wwoofing s’adresse également aux familles avec enfants. Tous les hôtes ne sont pas partants mais certains, notamment s’ils ont des enfants du même âge, acceptent volontiers d’héberger des familles. À vous, bien sûr, d’en discuter au préalable.
Rassurez-vous, dans la grande majorité des cas, tout se passe pour le mieux ! Cependant, comme partout, il arrive de mal tomber. Si vous rencontrez des difficultés, la première chose à faire est d’en parler avec votre hôte. En cas de sérieux problèmes relationnels, vous êtes libres de partir. De même si les conditions du séjour ou les tâches que l’on vous confie n’ont rien à voir avec ce qui avait été annoncé.
Il est très important de transmettre vos remarques à l’association du pays concerné. Florence a vécu une mauvaise expérience dans une ferme en Afrique du Sud, qu’elle a quittée plus tôt que prévu : « L’association avait déjà eu des remarques négatives à propos de cet hôte et comptait l’exclure ». Ces retours sont indispensables pour le bon fonctionnement des associations.