Choisir son
véhicule
Capucine, intégrale, profilé,
fourgon aménagé… Le choix du modèle est un casse-tête pour
les novices ! Tout dépend de l’usage que vous souhaitez
faire du véhicule. Réfléchissez-y bien avant de vous lancer
et définissez vos priorités. Partir six mois en Amérique
Latine ou deux semaines chaque été n’impliquent pas les mêmes
besoins, et en couple ou avec deux adolescents, votre mode
de vie ne sera pas le même. Outre le prix, regardez la taille,
le modèle, la consommation, le kilométrage et la marque.
Le choix de la marque n’est pas anodin. Si vous comptez voyager
à l’étranger, il peut être intéressant de choisir une marque
internationale, pour laquelle vous trouverez des représentants
dans le maximum de pays. Les numéros un sur ce plan sont
Mercedes et Toyota.
Les différents
modèles
Les Capucines s’adaptent
parfaitement aux familles. Ces véhicules possèdent une zone
de couchage haute, au-dessus de la cabine de conduite.
Les profilés, moins hauts
et donc plus aérodynamiques, conviennent bien aux couples :
le poste de pilotage est surmonté d’une casquette et le couchage,
permanent, se situe à l’arrière. Les profilés présentent l’avantage
d’être plus maniables.
L’intégral est le modèle
le plus luxueux et spacieux. Sa cabine de conduite est intégrée
à l’ensemble du camping-car.
À chacun sa monture !
Patricia et André Chazel, un couple de routards invétérés,
sillonnent les routes du monde depuis quatre ans. Après plusieurs
années à bord d’un camping-car traditionnel, ils ont opté
pour un 4×4 Toyota doublée d’une cellule faite sur mesure.
Compact et bien équipé, leur robuste véhicule leur permet
d’emprunter les routes les plus escarpées.
Alain Guillard et sa femme voyagent depuis
15 ans au volant d’un modèle profilé, aménagé avec un salon
arrière auquel ils tiennent beaucoup. «Lorsque nous sommes
à table, nous profitons d’une vue panoramique, tournée vers
l’extérieur, vers les gens qui passent».
Retraités, Valérie et Daniel Avard ont longuement
hésité avant d’opter pour un modèle intégral. Résultat, ils
profitent du confort et de l’espace de leur véhicule et rayonnent
où bon leur semble sur leur scooter, logé dans un petit garage
à l’intérieur du camping-car. Le plus de l’intégral selon eux ?
Un lit d’une hauteur respectable qu’ils peuvent agrandir à
leur guise jusqu’à la «king size». «Mieux qu’à la maison !»,
selon Valérie Avard.
Neuf
ou occasion ?
Vous trouverez de nombreux véhicules d’occasion ayant très
peu roulé. Le marché de l’occasion permet donc de réaliser
des bonnes affaires. Contrôlez en priorité l’étanchéité du
camping-car et méfiez-vous car les infiltrations ne se voient
pas toujours à l’œil nu ! Les concessionnaires utilisent un
appareil pour déterminer le taux d’humidité des parois du véhicule.
Demandez au vendeur s’il a bien effectué les contrôles annuels
nécessaires, ils doivent être inscrits sur son certificat.
Pour un véhicule d’occasion, les prix démarrent à 25 000 euros.
Concernant le neuf, il faut prévoir 35 000 euros minimum.
L’option location
Si vous souhaitez tenter un premier voyage en camping-car,
la location est idéale. Vous devez être en possession de
votre permis depuis plus d’un an et avoir plus de 21 ans.
En France, comptez en haute saison entre 1 000 et 1 500 euros
la semaine pour quatre personnes, en kilométrage illimité.
Comparez soigneusement l’assurance, les tarifs et les options
(porte-vélo, lingerie, etc). Vous pouvez également louer
à l’étranger sans difficulté.

Quelques adresses :
Avis
Car Away
Camping-Car
Online (réseau international)
Trois Soleils
Ypoloc
La location de particulier à particulier
Et si vous échangiez
votre camping-car ?
Si vous possédez déjà un camping-car en France mais souhaitez
traverser les États-Unis cet été, lancez-vous dans l’échange
de camping-car ! Sur le même principe que l’échange de maison,
cette formule permet d’envisager un voyage à l’autre bout du
monde à moindre frais. Richard et Murielle, des camping-caristes
québécois, ont tenté l’expérience à trois reprises sans jamais
être déçus : « La première fois, ce n’est pas évident de prêter
son camping-car car c’est un bien à usage très personnel, mais
on se sent vite aussi responsable du véhicule de l’autre que
du sien ! » Le couple a d’abord troqué son véhicule contre
celui d’une famille hollandaise, ce qui leur a permis de passer
un automne entre la Hollande, l’Autriche, l’Allemagne et la
Suisse tandis que leurs partenaires visitaient Québec, les
chutes du Niagara et le Bas-Saint-Laurent. Richard conseille
simplement de contacter les personnes par mail puis par téléphone,
« pour vérifier que le courant passe ! ». Dans son cas, les
Hollandais sont devenus des amis, qu’il reverrait avec plaisir.
Quelques sites de petites annonces :
www.ukmotorhomes.net/exchange.shtml
http://lsinzelle.free.fr/Echange.htm
Gérer l’autonomie
de son camping-car
En moyenne, un camping-car dispose de trois à quatre jours
d’autonomie. Il faut donc s’arrêter deux fois par semaine pour
vidanger dans des aires appropriées ou des campings (voir la
rubrique «En route!»). L’eau demeure la première préoccupation :
il faut compter entre 7 et 25 litres par personne et par jour.
Quelques aménagements peuvent s’avérer utiles pour améliorer
l’autonomie du véhicule. Les panneaux solaires se sont généralisés.
Corinne et Luc Tsagalos ont ainsi largement comblé leurs besoins
en électricité puisqu’ils ont suivi le soleil dans la mesure
du possible. Un réservoir d’eau supplémentaire peut également
être pratique, bien qu’il représente un poids non négligeable…
Il faut y réfléchir à deux fois.
Assurance et formalités
Vérifiez au dos de votre carte verte les
pays pour lesquels vous êtes assurés. En dehors de cette zone,
il est nécessaire de souscrire à des assurances au cas par
cas et surtout… de rester le plus prudent possible ! Le carnet
de passage en douane est le document douanier international.
Obligatoire dans certains pays, notamment l’Australie, il faut
le demander au service
douanier de l’Automobile Club. |