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- Il convient
de rappeler que de nombreuses destinations resteront dangereuses pour n’importe
quel touriste. Voyager quand on est gay ou lesbienne ne demande pas de prendre
de précautions particulières. Néanmoins il n’est
pas sans intérêt de se tenir au courant des législations
en vigueur, du degré de tolérance des sociétés
des pays que l’on visite, soit parce que l’on voyage en couple,
soit parce qu’on a envie de découvrir la communauté homosexuelle
locale.
- Quelle que soit la destination choisie, il faut distinguer la situation
entre les métropoles et les campagnes. Généralement,
il convient de ne pas se laisser griser par un sentiment de liberté
facilement acquis parce qu’on se trouve loin de chez soi. Même
dans les villes gay friendly, la situation peut varier d’un quartier
à un autre ; garder à l’esprit que les mauvaises rencontres,
les réactions homophobes sont toujours possibles.
- Un touriste étranger est rarement considéré et traité
de la même façon qu’un ressortissant national. Aussi s’agit-il
de ne pas faire courir de risques inutiles à ceux ou celles que
vous rencontrez. Prêtez enfin attention à l’âge
légal de consentement, il n’est pas le même partout.

- L’absence de lois discriminatoires ou la non application des peines
ne garantissent pas forcément des droits les plus fondamentaux. La
condamnation tacite de l’homosexualité place forcément
les homosexuel(le)s au ban de la société et donne droit à
la police de « harceler » les lieux où se retrouvent
les gays et lesbiennes pour les inculper sous de faux motifs, l’indécence,
ou le hooliganisme, par exemple. Dans bien des cas, les homosexuels
n’osent pas se confier à la police, car de victimes, ils deviennent
alors accusés. C’est probablement dans les pays qui ne disent
rien à propos de l’homosexualité qu’il faut faire
preuve d’une vigilance accrue.
- En dernier ressort, c’est à chacun de choisir d’être
un touriste citoyen responsable. Libre à vous de fêter
ou de boycotter la gay pride de Houston dans un État, le Texas, particulièrement
réactionnaire. À Cuba, l’homosexualité n’est pas un délit, mais la discrimination est toujours présente et les descentes de police dans les lieux de rencontre sont fréquentes.
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