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Peu
enclin à être lâché dans la nature sans garde-fou ?
Si partir à l'inconnu vous angoisse, vous pouvez vous adresser
avant le départ à une agence de placement spécialisée,
ou bien participer à un programme européen. Avantage :
vous partirez avec la certitude qu'un emploi vous attend à l'arrivée,
et échapperez ainsi à de fastidieuses recherches. Mais les
services d'une agence sont payants (principe paradoxal : il faut
payer pour travailler !) et une telle démarche réduit
les perspectives de mobilité. On vous proposera en effet un emploi
unique, non pas différents jobs à mesure que vous vous déplacerez
pour visiter le pays.
Jeune
fille (ou jeune homme) au pair
Formule
idéale pour partager la vie d'une famille pendant plusieurs mois.
Le principe d'un séjour au pair est celui du baby-sitting amélioré :
en échange de la garde des enfants de sa famille d'accueil et de
petites tâches ménagères, la jeune fille au pair est
logée (chambre individuelle), nourrie et reçoit de l'argent
de poche. Elle en profite généralement pour suivre des cours
de langue. L'expression « jeune fille au pair »
est le terme couramment usité, mais de plus en plus de jeunes hommes
tentent l'expérience. Il faut cependant savoir que l'on ne change
pas du jour au lendemain les idées reçues, et que de nombreuses
familles préfèrent encore recevoir des filles. Pour les
convaincre, les garçons devront donc présenter un dossier
en béton, et justifier d'une grande expérience avec les
enfants (BAFA conseillé).
Où
partir ?
- En Europe, les séjours au pair sont réglementés,
mais certains pays accommodent les règles à leur propre
sauce, notamment en ce qui concerne le nombre d'heures de travail. En
général, il faut avoir entre 18 et 30 ans, et des notions
de la langue vernaculaire. Vous travaillerez une trentaine d'heures (souvent
plus en Espagne, par exemple), 5 jours par semaine, plus quelques soirées,
en échange d'une rémunération d'environ 300 €
par mois. La durée du séjour est de 6 mois minimum, sauf
en été où vous pourrez trouver une famille qui n'aura
besoin de vous que pour deux ou trois mois, en Grande-Bretagne ou en Espagne
notamment. Le voyage est à votre charge.
- Aux États-Unis, le séjour dure douze mois
minimum. La famille d'accueil prend en charge le billet aller-retour et
les cours d'anglais. Les critères de sélection sont plus
restrictifs : il faut avoir entre 18 et 26 ans, se débrouiller
en anglais, avoir le niveau baccalauréat et le permis de conduire,
être non-fumeur et justifier de 200 h (c'est précis !)
d'expérience avec les enfants au cours des trois dernières
années. Le temps de travail peut atteindre 45 h par semaine,
pour une rémunération hebdomadaire d'environ 140 US$
(soit 108 €), mais vous bénéficierez d'un jour
et demi de congé par semaine, d'un week-end complet par mois et
de deux semaines de congés payés par an.
Comment
trouver une famille d'accueil ?
Le plus simple, et le plus sûr, est de passer par une agence de
placement. Elle percevra une commission généralement comprise
entre 75 et 250 €, mais elle assurera le suivi de votre dossier
et pourra éventuellement chercher une autre famille d'accueil en
cas de problème avec la vôtre. À savoir : la
majorité des départs a lieu en juillet et septembre. Si
vous comptez partir à cette période, inscrivez-vous suffisamment
à l'avance (deux mois minimum). Autrement, il sera peut-être
plus difficile de trouver une famille.
Pour recevoir une liste d'agences de placement au pair, contactez l'Unosel,
qui fédère une quarantaine d'organismes de séjours
linguistiques soumis à des contrôles permanents : 19
bis, rue de Seine, 92100 Boulogne. Tél. : 0820-20-20-36 (0,09
€/mn). Internet : www.unosel.com.
Pour tout savoir sur la question, consulter notre dossier sur le séjour au pair.
Les
agences de placement
Pour
aider les petits Français qui souhaitent traverser la Manche et
travailler en Grande-Bretagne, certains organismes leur livrent tout sur
un plateau. Ce type d'agence offre à ses clients, moyennant une
généreuse commission, la certitude de décrocher un
job, mais aussi un logement. Une formule idéale sur le papier.
En réalité, beaucoup de ceux qui ont tenté l'expérience
ont été déçus, comme nous le constatons régulièrement
sur nos forums. Ces agences n'offrent en effet aucune garantie sur la
nature du job proposé (risque de se retrouver à la plonge
dans un sordide boui-boui), ni sur celle du logement (le plus souvent,
une colocation dans un petit appartement, avec d'autres étrangers :
pas l'idéal pour s'immerger dans le mode de vie british).
Nous ne déconseillons pas formellement cette formule, qui fait
aussi le bonheur de nombreux voyageurs chaque année, mais nous
ne nous aventurerons pas non plus à vous conseiller une agence
en particulier. Renseignez-vous auprès du consulat de France à
Londres, auquel sont adressées la plupart des plaintes de compatriotes
déçus. Ils seront de bon conseil !
Assistants
de français
Étudiants
en langues, ce job est pour vous. Chaque année, plus de 2 500
postes d'assistants de français sont proposés dans des établissements
secondaires (parfois aussi primaires ou universitaires) de plus de 20
pays du monde. Vous devrez seconder un prof de français au Mexique,
en Australie, en Allemagne ou encore en Jordanie, une douzaine d'heures
par semaine (35 h au Japon), pendant 7 à 11 mois selon le
pays. Votre tâche consistera à animer des cours de conversation
avec les élèves, à leur présenter les grands traits
de la civilisation française, à organiser des ateliers culturels…
En contrepartie, vous recevrez une indemnité d'un montant variable
en fonction du pays, mais loin d'être mirobolante, d'autant que
la nourriture, le logement et le voyage seront dans la majorité
des cas à votre charge. À titre d'exemple, la « paie »
atteint 631 € par mois en Espagne, 200 US$ aux États-Unis
(mais la nourriture et le logement sont fournis) ou encore 500 €
au Venezuela.
Comment
postuler ?
Le poste d'assistant de français s'adresse à des étudiants
de nationalité française, âgés de 20 à
30 ans et inscrits dans une université ou un IUT. En règle
générale, il faut être titulaire du Deug (souvent
de la licence) de la langue de la destination choisie. Dans certains pays,
comme au Royaume-Uni, les étudiants d'une autre discipline peuvent
postuler, mais ils doivent justifier d'un niveau suffisant dans la langue
du pays d'accueil.
Les postulants doivent télécharger un dossier de candidature
sur le site internet de l'organisme chargé de la gestion de l'envoi
des assistants de français à l'étranger, le CIEP
(Centre international d'études pédagogiques) : www.ciep.fr/assistantfr/index.htm.
Au mois de novembre, ils le rendent complétés à leur
UFR et sont informés à la fin de l'année scolaire
de l'éventuelle acceptation de leur dossier.
Plus d'infos : Centre international d'études pédagogiques,
1, avenue Léon Journault, 92130 Sèvres. Tél. :
01-45-07-60-00. Fax : 01-45-07-60-01. Internet : www.ciep.fr.
Le
volontariat international (VI)
L'avatar
moderne de la « coopération », qui a pris
fin avec la professionnalisation du service militaire, est une opportunité
rêvée pour les 18-28 ans d'acquérir une véritable
expérience professionnelle à l'étranger, tout en
bénéficiant d'une rémunération plus que correcte
(de 1 100 à 3 700 € par mois, en fonction du
niveau de vie du pays d'accueil). Attention cependant, le niveau d'études
recherché par les employeurs potentiels est souvent élevé.
Pour en savoir plus sur le VI, rendez-vous sur le dossier
pratique que nous lui avons consacré.
Le
service volontaire européen (SVE)
Plus
ancien que le volontariat international (il a été créé
en 1996), le SVE pourrait aujourd'hui passer pour son petit frère
amateur. Il n'est, en effet, pas rémunéré, mais permet
aux 18-25 ans résidant dans un État participant au programme
d'exercer une mission de 6 à 12 mois dans l'un de ces pays. Le
volontaire est nourri, logé, couvert par une assurance et il reçoit
un peu d'argent de poche (de 140 à 210 € par mois suivant
le pays). Les missions proposées s'inscrivent dans le cadre de
l'action d'une association à but non lucratif ou d'une collectivité
territoriale et relèvent du domaine social, culturel, écologique,
etc. Quant au pays d'accueil, il s'agit principalement des États
membres de l'UE et de l'Espace économique européen, ainsi
que de la Turquie. De rares opportunités
se présentent également en Amérique latine ou encore
dans les pays du Caucase. En résumé, vous pourrez travailler
dans un centre d'aide aux toxicomanes en Italie, comme participer à
un projet de réinsertion des chômeurs par le théâtre
en Suède ou encore soutenir un projet de protection en Grèce…
La participation du volontaire est entièrement gratuite. Pour postuler,
contactez votre direction régionale et départementale de
la Jeunesse et des Sports, qui se chargera de vous guider dans l'élaboration
de votre dossier et d'assurer la liaison avec l'association ou la collectivité
qui vous accueillera à l'étranger. Attention, votre dossier
doit être déposé au minimum deux mois avant votre
départ, parfois plus, en fonction de la période de l'année.
Liste des contacts sur le site internet de l'Injep : www.injep.fr.
Travailler
pour un tour-opérateur
Être
embauché en France par un voyagiste ou un croisiériste,
qui vous enverra au turbin dans un village de vacances au Maroc ou sur
un bateau croisant dans les Caraïbes, voici une perspective alléchante.
Pour en savoir plus sur ce type de job, rendez-vous sur le dossier pratique
que nous avons consacré aux métiers
du voyage.

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