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Certains éléments comme la batterie ou la carte mémoire sont indispensables. D’autres accessoires en revanche (trépied, sacoche, …) sont optionnels sauf si bien sûr la prise de vues constitue l’élément central de votre voyage. De manière générale il faut pouvoir faire face à toutes les situations sans alourdir de manière excessive les bagages.
Pour
ceux qui partent avec un reflex, dont les objectifs sont interchangeables.
La gamme des objectifs est large : elle va du « fish-eye »
qui offre un angle de 180°, au téléobjectif de 600 mm
voire plus, en passant par le bon vieux 50 mm dont l'angle de vue
est similaire à la vision humaine, sans parler des zooms…
Les
reflex sont généralement vendus dans un lot qui comprend
un, voire deux zooms, de type 28-80 mm et 75-300 mm pour les
argentiques, 18-55 mm pour les numériques. Ces zooms couvrent
les besoins des prises de vues les plus courantes, permettant aussi bien
d'utiliser un grand angle (28 mm) pour photographier un paysage que
de faire un plan rapproché pour un portrait. En fonction de la
nature de son voyage, on aura cependant des besoins spécifiques.
Pour un safari au Kenya par exemple, mieux vaut investir dans un téléobjectif
si vous ne voulez pas avoir besoin de préciser à vos amis,
au retour, que le point beige, là, sur la photo, c'est un lion…
On conseille au minimum un 200 mm ou, pour les numériques,
un zoom optique ´12. Un multiplicateur de focale (´1,4 ou
´2) peut être une solution économique pour augmenter
le grossissement de l'image (compter tout de même de 130 à
700 € selon les marques), bien qu'il diminue la qualité
de celle-ci. Pour cette raison, ne l'utilisez pas avec un zoom, déjà
moins performant qu'un téléobjectif. Si vous avez les moyens,
optez pour un objectif lumineux, avec une ouverture de type f/2,8. Le
gain de lumière permettra de choisir une vitesse d'obturation plus
rapide, ce qui évitera l'effet de bougé dû à
la course de l'animal ou à la lourdeur du téléobjectif.
Enfin, si vous préférez le zoom, évitez les trop
grandes variations : un 70-300 mm risque d'être médiocre.
Pour
les besoins de base, donc, on peut se contenter d'un zoom 28-80 mm,
économique et peu encombrant. Les plus exigeants pourront s'inspirer
du conseil de Pascal Kober, photographe auteur d'un ouvrage sur la photo
en voyage (voir « Pour en savoir plus ») :
emportez un 24 mm pour les larges paysages, un 28-80 mm et un
200 mm assorti d'un multiplicateur de focale. Mais accrochez-vous
pour la facture !
À
savoir : Certains magasins spécialisés proposent
des objectifs à la location. Intéressant pour les besoins
exceptionnels.

Utile
pour éclairer des scènes peu lumineuses ou en intérieur,
équilibrer l'éclairage d'un sujet à contre-jour…
Et indispensable en voyage, où l'on aura forcément affaire
à l'une ou à l'autre de ces situations.
Utilisateur
occasionnel, vous vous contenterez du flash intégré à
votre appareil. Mais si vous souhaitez un outil plus puissant ou que vous
puissiez moduler, investissez dans un flash indépendant avec un
nombre guide minimum de 32. En portrait, pour adoucir l'éclairage
du sujet, vous pouvez utiliser un diffuseur (pour les bricolos, une bouteille
en plastique et une feuille blanche feront l'affaire) ou bien diriger
le flash vers le plafond ou un mur, pour obtenir un éclairage indirect.
N'oubliez
pas que l'éclair d'un flash peut être perçu comme
une agression, surtout si l'on ne s'y attend pas ou que l'on n'est pas
habitué. Prévenez votre sujet. De même, dans certains
endroits comme les musées, le flash est interdit. Prévoir
des pellicules plus sensibles (400 ISO) et un pied pour compenser
la faible luminosité.

Le
nerf de la guerre, en particulier pour les appareils numériques
qui consomment beaucoup, surtout si vous vous servez de l'écran.
En utilisation intensive, les piles d'un numérique peuvent se décharger
en quelques heures. Prévoyez large avant le départ. Les
piles classiques de type LR6 (ou AA) se trouvent partout, mais les piles
au lithium, d'une durée de vie plus longue, sont plus difficiles
à dénicher à l'étranger. Si votre appareil
accepte les batteries rechargeables, il existe des chargeurs universels
(110-240 V) qui s'adaptent aux voltages internationaux. Certains se branchent
aussi sur les allume-cigares, un bon compromis si vous êtes en pleine
savane, loin de toute prise de courant. Compter de 40 à 80 €.
Sachez aussi
que les piles se déchargent rapidement par grand froid (celles
au lithium résistent plus longtemps). Enlevez-les de l'appareil
lorsque vous ne vous en servez pas, enveloppez-les dans un tissu et rangez-les
dans un endroit chaud, la poche intérieure de votre blouson par
exemple.

Sable,
poussière, pluie… En voyage, l'appareil photo en voit de toutes
les couleurs. Parce que l'électronique et les lentilles optiques
sont particulièrement sensibles à ce genre d'intrus, un
nettoyage régulier est indispensable. Emportez une poire soufflante
munie d'un pinceau, du papier optique et un chiffon doux. Au quotidien,
vous vous contenterez d'un dépoussiérage puis d'un petit
coup de papier sur la lentille frontale et le viseur ; le grand nettoyage
de l'appareil et de ses accessoires, dont les piles, pourra se faire,
au chiffon sec, plus ponctuellement. Mais si les éléments
se déchaînent (pluie, neige ou même course sur une
piste poussiéreuse), il faut nettoyer son matériel immédiatement.
Attention au sable : n'oubliez pas de dépoussiérer
l'intérieur du dos du boîtier, car un seul grain peut provoquer
une magnifique rayure sur toute la pellicule.

Bien
sûr, un trépied, c'est lourd et encombrant : pas vraiment
l'idéal en voyage. Mais c'est un accessoire précieux pour
prendre des photos qui exigent un temps de pose long : les lumières
d'une ville la nuit, un paysage dont on veut restituer toute la profondeur
en utilisant une ouverture minimale… Si vous vous déplacez
en voiture, le trépied se transportera facilement. Autrement, vous
pouvez opter pour un petit modèle, un « trépied
de table » mesurant une vingtaine de centimètres replié
et pesant quelques centaines de grammes. Pour éviter que l'appareil
ne tremble au moment d'appuyer sur le déclencheur, vous pouvez
vous munir d'une télécommande infrarouge ou bien d'un déclencheur
souple, ou encore utiliser le retardateur.

À
moins de se sentir une fibre artistique débordante, on ne s'encombrera
pas de filtres pour modifier ou « embellir » les
couleurs d'une image. Deux modèles peuvent toutefois être
emportés :
- L'anti-UV : s'il n'est pas indispensable, à part en haute
montagne et en mer, il est souvent conseillé de le garder en permanence
pour protéger la lentille de l'objectif (il ne modifie pas les
couleurs). Pascal Kober, cité plus haut, le déconseille
quant à lui (il détériorerait la qualité optique
de l'objectif) et suggère de lui préférer un pare-soleil
et un capuchon pour protéger l'objectif au repos.
- Le polarisant : filtre non coloré, il fait des merveilles
en réduisant les reflets à travers les surfaces réfléchissantes
(vitrine, cours d'eau) ou en accentuant le bleu d'un ciel pâle.
S'il n'y en a qu'un à emporter, c'est celui-là.

Toute une gamme de sacs s’offre à vous, du vulgaire fourre-tout au véritable sac photo. Bien sûr, les prix s’en ressentent et peuvent varier de quelques dizaines d’euros à plus de 200 euros. Un
compact se glisse dans une poche, la pellicule de rechange dans l'autre.
Mais si vous partez avec un reflex, deux objectifs interchangeables, un
chargeur et un carnet de notes, ça se complique. Choisissez un
sac photo en toile solide et imperméable, avec des compartiments
amovibles pour l'adapter à la forme et à la quantité
de votre matériel. Préférez un sac trop volumineux
pour pouvoir y ajouter vos futures acquisitions, un guide ou l'indispensable
bouteille d'eau.
La
forme du sac dépendra de votre mode de déplacement. Le sac
à dos est plus confortable car le poids est réparti sur
les deux épaules, contrairement aux sacoches à bandoulière
qui, bien chargées, scient rapidement l'épaule que vous
leur avez sacrifiée. Idéal pour les randonnées par
exemple, et plus discret car il passe pour un simple sac à dos
quand une sacoche, tout de suite repérable, attise les convoitises.
En revanche, si vous laissez votre appareil dans un sac à dos,
vous pourrez dire adieu à toute réactivité :
le temps de le sortir, le chamois qui vient de vous couper la route sera
déjà loin. Solution : garder son boîtier autour
du cou, avec le capuchon pour protéger l'objectif, ce qui n'est
pas plus agréable que la sangle d'une sacoche sur l'épaule.
Les
pochettes de ceinture sont pratiques pour ceux qui disposent de peu de
matériel. Ceux qui, au contraire, ont toute une gamme de boîtiers
ou d'objectifs et qui se déplacent en voiture pourront opter pour
une valise rigide et étanche, avec un cloisonnement en mousse prédécoupé.
Très solides, ces valises protègent des coups, du sable,
de l'eau… Mais elles sont lourdes et peu pratiques.
Les fans de plongée pourront se procurer des caissons étanches. Mais attention, les délais de commande sont souvent longs et les prix assez élevés.

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