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Pour
qu'un projet devienne viable, c'est l'étape décisive. Tous les types de
soutien sont bons à prendre : les aides financières, bien sûr, mais
également les dons et les prêts en nature (équipement, matériel), la mise
à disposition de locaux pour organiser une expo ou des conférences, la
promesse d'un suivi médiatique ou encore le patronage moral d'un personnage
reconnu dans le domaine dans lequel s'inscrit le projet… Demander des
lettres de soutien aux partenaires déjà acquis, ou bien imprimer les mails
par lesquels ils ont indiqué la nature de leur participation, et les ajouter
à son dossier. Même une simple recommandation, de la part de sa mairie
par exemple, attestera que celle-ci juge le projet digne d'intérêt, et
pourra influencer positivement les autres organismes à démarcher.
En
se basant sur le principe que l'on part de rien, il faut savoir être modeste
au début. Les grandes entreprises, celles qui ont de l'argent, ne sont
pas forcément les plus généreuses ! Au contraire, elles seront peut-être
plus difficiles à convaincre si elles jugent que le projet présenté ne
correspond pas à leur secteur d'activité, ou qu'il n'apportera rien de
plus à leur image de marque. Donc, commencer par chercher des soutiens
devant sa porte : association de quartier, mairie, université ou
école, conseil général ou régional, etc. Et pourquoi ne pas faire la tournée
des commerçants de son quartier, pour faire connaître son projet et éventuellement
recueillir ses premiers dons ? À savoir également, les dons en nature
sont souvent plus faciles à obtenir que de l'argent : les vendeurs
de crèmes solaires, de lunettes de soleil, d'équipements de randonnée,
de matériel automobile etc., seront plus enclins à participer de cette
manière.
Quelques
pistes de portes auxquelles frapper :
- Les
collectivités locales : directions régionales
et départementales de la Jeunesse et des Sports, conseils régionaux,
conseils généraux, municipalités.
-
Les associations, qui pourront,
par exemple, prêter des locaux ou fournir un support technique (ordinateur,
fax, photocopieuse).
-
Les médias : on
peut éventuellement préparer un petit dossier de presse
à leur attention. La presse locale et régionale, toujours
en quête de sujets, se laissera plus facilement convaincre de relayer
les exploits de jeunes du " pays ". Contacter les
médias spécialisés dans le voyage, les chaînes
de radio, les boîtes de production si l'on a un documentaire à
vendre, etc.
Un petit truc : le Mediasig est une vraie bible qui
recense chaque année les contacts des entreprises de presse et
de communication en France ; il coûte assez cher (40 €),
mais rien n'empêche d'aller le feuilleter en librairie… Une
version allégée est également disponible en ligne,
sur le site
internet du Premier ministre.
- Les
établissements publics : CROUS, bibliothèques,
centres culturels, etc. Écoles : proposer par exemple, si le
projet a une dimension pédagogique, de faire des animations auprès
de classes, avant et après le voyage, et de leur envoyer régulièrement
des nouvelles pendant le périple. Universités : les étudiants
peuvent tenter leur chance en déposant un dossier auprès de
la commission du Fonds de solidarité et de développement des
initiatives étudiantes (FSDIE) de leur université, alimenté
entre autres par un prélèvement sur les frais d'inscription.
-
Les entreprises : s'adresser
directement au responsable de la communication ou bien, le cas échéant,
à la personne en charge du mécénat ; leur nom
est généralement indiqué sur le site internet de
la firme, ou bien on vous le communiquera au standard. Du petit commerçant
à la grande entreprise, en passant par la PME, le choix est vaste,
mais mieux vaut viser les sociétés dont le secteur d'activité
se rapproche des besoins de l'expédition : voyagistes, magasins
de sport, vendeurs de photo/vidéo, banques, guides de voyage, entreprises
menant une politique sociale ou environnementale affichée (dans
le cas des projets solidaires ou écolo), etc.
Comment convaincre son interlocuteur ? On sait comme sont
les hommes d'affaires, toujours débordés ! Dans un
premier contact par écrit (courriel ou lettre), par lequel on exposera
son projet, le soutien éventuel qu'on espère de l'entreprise
et ce que cela pourra apporter à celle-ci, préciser qu'on
appellera bientôt, pour " tâter le terrain "
et si possible obtenir un rendez-vous. Ne pas hésiter à
relancer, sans pour autant en venir au harcèlement. Enfin, deux
arguments peuvent convaincre de mettre la main au portefeuille :
la publicité, et les exonérations d'impôts. Pour le
premier, afficher le logo de l'entreprise dans son dossier de présentation,
ou la citer en toute occasion parmi ses remerciements, lui assurera une
promo appréciée. Quant au second, rappeler que les entreprises
peuvent obtenir des déductions fiscales en contrepartie de leurs
dépenses de mécénat ou de sponsoring ; attention
cependant à ne pas tomber à la mauvaise période,
en fin d'année fiscale (vers le mois de février), lorsque
les comptes sont clos et le budget " mécénat "
déjà attribué…
Les
témoignages sont unanimes : la recherche de financements est une
étape longue et fastidieuse. On essuiera forcément des refus, et les premiers
partenariats peuvent prendre du temps à se mettre en place. Mais la même
conclusion revient également à chaque fois : ne pas perdre espoir,
il faut persévérer ! L'équipe de " Match ù Pitchoune Sport ",
qui a eu du mal à convaincre des sponsors, est partie au Pérou avec seulement
500 € en poche pour sa mission de trois mois ; mais grâce à
l'aide d'Émilie, restée à Paris, elle a obtenu d'autres bourses en cours
de route (dont 1 000 € de Paris Jeunes Aventure), ce qui lui
a permis de terminer le voyage dans la sérénité.

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