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Durant
la mission, le volontaire perçoit une indemnité variable
en fonction de son affectation et du coût de la vie locale. Ce revenu
est exonéré d'impôt sur le revenu et de prélèvements
sociaux. Le revenu mensuel oscille entre 1 100 et 3 700 €
nets. Certains pourront bénéficier d'avantages en nature
comme Jeanne, qui est logée aux frais de l'entreprise : " Je
pense pouvoir bien vivre, et surtout revenir avec un pécule ! Je
n'aurais jamais eu autant en France pour un premier salaire ",
explique-t-elle.
En ce qui concerne les autres charges, sachez que les frais de gestion
et de protection sociale du volontaire sont à la charge de l'entreprise
et évalués en fonction de son chiffre d'affaires. Tout au
long de la mission, le volontaire reste sous l'autorité, et donc
la tutelle, de l'Ambassade de France. Par ailleurs, la période
de la mission est comptabilisée pour l'assurance-vieillesse et
vous bénéficiez de 2,5 jours de congés légaux
par mois, soit 30 jours par an. Voyage et bagages sont pris en charge
par l'entreprise.
Le contrat est renouvelable une seule fois dans le cadre général
du VI afin de prévenir les abus, soit une durée maximale
de deux fois 12 mois. Mais si, pour un cas de force majeure, l'entreprise
met fin prématurément au VIE, vous pouvez postuler pour
une autre mission.
Notons cependant que le retour au pays peut s'avérer délicat
et nécessite de prendre ses précautions. Ainsi, les Assedic
ne vous verseront rien, à moins que vous n'ayez cotisé avant
votre départ et suspendu vos droits pendant la mission. Laurent
l'a découvert à ses dépens à son retour de
VIA. C'est " un travail à durée déterminée
qui implique (…) souvent un retour en France et une recherche de
travail. Les parlementaires créateurs du statut du VI n'ont pas
trouvé mieux que de ne pas penser à l'après-VI ;
ainsi [le volontaire] ne peut pas bénéficier d'allocations
chômage sur sa période effectuée pour l'État ".
Par ailleurs, vous ne pouvez bénéficier du RMI que sous
certaines conditions et au plus tôt 3 mois après votre retour :
vous avez " trop " gagné pendant la mission.
Dans le cadre du VIA, Laurent dénonce " un statut
au rabais " et une " exploitation par l'État
de main-d'œuvre diplômée, bon marché, jeune et
malléable ". Il conseille donc aux postulants de
préférer le VIE.
En ce qui concerne la couverture sociale après le VIA, il faut
bien se renseigner avant le départ. Si le volontaire bénéficie
d'une couverture sociale durant sa mission, au retour, la Sécurité
Sociale peut lui demander une cotisation pour rouvrir ses droits en France
(sauf s'il était étudiant avant son départ).
Pour conclure, partir en VI ne s'improvise pas. Il faut bien préparer
son départ pour éviter les déconvenues. Pour beaucoup,
le volontariat international reste quand même une opportunité
exceptionnelle.
Pour en savoir plus :
Le site www.civiweb.com
vous donne tous les détails et présente des offres en ligne.
Posez vos questions sur le forum.
Ubifrance
s'adresse aux entreprises intéressées par le VIE. Il propose
notamment une simulation du coût d'un VIE afin de permettre à
l'entreprise d'évaluer ses dépenses.
Avant le départ, renseignez-vous sur votre destination sur le site
du ministère des Affaires étrangères.

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