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Le
principe
Ce
programme européen, héritier de la coopération du
service militaire, permet aux jeunes ressortissants de l'Union européenne
et de la Norvège, de l'Islande et du Lichtenstein de trouver un
emploi à l'étranger. Travail en entreprise ou en administration
sont possibles grâce aux VIE et VIA et, selon les statistiques,
70 % des volontaires se voient proposer un poste dans l'entreprise
en fin de mission.
Le VIE avantage les deux parties : les entreprises sont exonérées
des lourdes charges de l'expatriation et les volontaires obtiennent rapidement
et plus facilement qu'en France des postes à responsabilité
à l'étranger. Jeanne, 23 ans, s'est ainsi vu proposer par
Total un poste d'ingénieur environnement au Congo, inespéré
à la sortie de ses études : " On m'a refusé
des postes similaires en France par manque d'expérience ",
explique-t-elle.
En tout, plus de 150 000 jeunes ont bénéficié
du système depuis 1965. Cela représente une moyenne de 2 000
Français par an. Un chiffre que le gouvernement voudrait tripler
d'ici 2005. En 2002, 400 entreprises ont fait appel à des volontaires
pour des missions de 6 à 24 mois, à 44 % dans des pays
de l'UE.
Travailler pour le compte d'une administration française avec le
VIA, c'est être placé sous la tutelle directe du ministère
des Affaires étrangères ou de la Direction des relations
économiques extérieures. Dans ce cas, rares (nulles ?)
sont les embauches en fin de mission, l'État recrutant les fonctionnaires
sur concours. Mais c'est une expérience enrichissante à
faire valoir.
Qui
peut devenir volontaire ?

© BSM Communication
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Le
VI s'adresse aux Européens de 18 à 28 ans, de toutes compétences
et formations. Cependant, les annonces du site du volontariat, www.civiweb.com,
s'adressent davantage aux ingénieurs et aux commerciaux qu'aux
maçons ou aux dentistes. Mais rien n'est impossible, surtout si
vous prospectez vous-même.
Demandeurs d'emploi ou salariés peuvent se porter candidats :
il suffit de jouir de ses droits civiques, de posséder un casier
judiciaire vierge et d'être dégagé de ses obligations
militaires. Si vous travaillez, vous pouvez demander une suspension de
votre contrat le temps de la mission. Vous n'avez donc pas besoin de démissionner.
Pour les étudiants, le VI peut être pris en compte au titre
de l'expérience professionnelle nécessaire à l'obtention
de certains diplômes.
Quant à partir à deux, oui, c'est possible. Mais trouver
deux VI au même endroit, pour la même période n'est
guère aisé. Un conseil : prospectez vous-même.
Les candidatures spontanées " ont de meilleures chances
de réussite ", explique ainsi Jeanne, qui cherchait
à suivre son ami au Sénégal. De toute façon,
la motivation est un élément décisif dans la recherche
du VI : " Ce ne sont pas les candidatures aux offres
proposées qui manquent ", explique Régis,
27 ans, ingénieur en communication. Il faut donc multiplier contacts
et candidatures spontanées, ajoute-t-il : " Je
suis parti deux mois après avoir envoyé mon premier mail ".
Choisir
une entreprise, connaître sa mission

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Pour
trouver l'entreprise qui vous accueillera, vous pouvez consulter les offres
accessibles sur le site www.civiweb.com
ou les démarcher directement. Si vous faites affaire avec l'une
d'elles, il lui suffit alors de s'adresser à Ubifrance,
l'agence gestionnaire du VI, qui lui délivrera un agrément.
Véritable garantie de sérieux, il valide notamment une certaine
viabilité financière de l'entreprise : vous êtes
sûr de ne pas entrer en relation avec des rigolos qui déposeront
le bilan en votre absence et vous planteront lors d'une mission au fin
fond de l'Amazonie… Pour faciliter vos démarches, vous pouvez
télécharger sur le site une présentation du VI en
anglais, allemand ou espagnol.
Si la société de vos rêves est une PME sans succursale
à l'étranger, le volontariat reste néanmoins envisageable.
Ubifrance peut en effet lui apporter une aide considérable :
parrainage par un conseiller du Commerce extérieur de la France,
tutorat d'un groupe français via l'association Partenariat France
ou système de temps partagé sont possibles.
Pour connaître la liste des entreprises françaises bénéficiant
de succursales à l'étranger, vous pouvez vous rendre sur
le site
de la Direction des relations économiques extérieures.
Le site fournit par ailleurs de nombreuses informations sur l'expatriation
dans chaque pays. Les chambres de commerce peuvent également être
d'une aide précieuse.
Un bémol cependant : un VI n'est possible que dans la mesure
où l'entreprise qui vous intéresse dispose d'une structure
légale en France et relève donc du droit français.
Ainsi, une multinationale ne peut vous engager que si elle est aussi implantée
en France. Vérifiez donc si la succursale qui vous intéresse
possède des compétences en matière de recrutement
international.
Enfin, il est impératif de bien vous faire préciser votre
mission. Car pour Laurent, ingénieur consultant de 28 ans, son
VIA dans une ambassade de France fut une " expérience
relativement traumatisante ". Malgré un titre de
chargé de mission scientifique, " j'ai fait le chauffeur,
accueilli des personnes, préparé le café. J'ai échappé
au service barman pour le 14 juillet et ouvreur/fermeur de portes. (…)
Je m'attendais à un vrai travail sérieux et je n'ai trouvé
qu'une sorte de stage avec des missions bouche-trou ", raconte-t-il,
déçu. Finalement, il a embelli son expérience en
se créant de nouvelles missions dans l'ambassade (création
d'une base de données).
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