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Low cost, le grand phénomène des petits prix

© Virgin ExpressL’avenir du transport aérien sera-t-il low cost ? Avec la crise et le pouvoir d’achat, les Français doivent bien souvent revoir leur budget « vacances » à la baisse. Depuis quelques années, et encore plus ces derniers mois, le phénomène des compagnies aériennes à bas coût, qui proposent des prix cassés sur les destinations intra-européennes, ne cesse de grandir. Désormais, le paysage aérien du Vieux Continent a changé. En France, selon les statistiques de la DGAC, les low cost ont représenté en 2007 près d'un tiers du trafic (contre 21% en 2005), ce qui équivaut à quelque 20 millions de passagers ! Mieux : en 2008, les deux leaders du secteur, Ryanair et easyJet, ont été les seules compagnies, avec Air France et Lufthansa, à ne pas être affectées par la crise économique et la hausse du kérosène.
Signe de ce succès hexagonal : les compagnies à bas coût ont ouvert des bases en France. Ainsi, la compagnie irlandaise Ryanair, leader du secteur en Europe, a installé l’une de ses bases à Marseille, siège de MP2, la première aérogare low cost d'Europe. EasyJet, désormais 2e compagnie en France, s'attaque frontalement à Air France avec une centaine de lignes au départ de notre pays et l'installation d'une base à Lyon et à Paris CDG (où s’est également installée l’espagnole Vueling) !
Et ce n’est pas tout : Ryanair, déjà dans le capital de la compagnie nationale irlandaise Aer Lingus, a annoncé son intention de l’acheter. Pour la première fois, une low cost s’apprête à appliquer son modèle économique à un transporteur traditionnel. De leur côté, les géants du ciel européen, comme Lufthansa, KLM, Iberia ou Bmi, ont riposté en créant leurs propres filiales à bas coût. Bref, une petite révolution… Air France, longtemps réticente, a lancé avec succès sa filiale low cost transavia.com en juin 2007. Enfin, outre-Atlantique, les compagnies régulières, frappées durement par la crise, piquent des idées aux low cost. Elles ne proposent plus de repas ni de boissons gratuites sur les vols nord-américains et font payer l’enregistrement des bagages.
Et le passager, dans tout ça ? S'il est vrai que la perspective d'un aller Paris-Londres à moins de 20 euros est séduisante, les vols low cost sont-ils pour autant toujours un bon plan ? Malgré la flexibilité qu'offrent ces nouvelles compagnies, il reste des contraintes à prendre en compte. Et, bien que les prix d'appel soient alléchants, il peut arriver de payer son billet aussi cher que sur une compagnie traditionnelle. Pour vous retrouver dans la jungle des vols à bas prix, voici quelques principes de base à assimiler.




Crédits photos :
© Virgin Express


Par Clémentine Bougrat et Jean-Philippe Damiani




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