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du mat' : le départ est pour tout à l'heure,
vous vous équipez. |
Loin
de nous l'idée de vous décourager tout de suite, mais il est possible
que l'attente dure un peu plus longtemps que ce que vous imaginez. D'autre
part, vous ne pouvez prévoir où vous déposera chacun de vos conducteurs :
si c'est près d'un village, tout va bien ; mais si c'est au milieu
d'un désert… Prévoyez donc de quoi manger et boire pour la journée.
Pour les mêmes raisons, vous ne savez pas où vous dormirez ce soir. L'idéal
est de se munir d'une tente et d'un duvet ; ainsi, vous ne vous laisserez
surprendre par aucune situation.
Surtout, ayez une carte de la région ! Nous avons vu trop de routards
abandonnés au croisement de deux routes filant chacune vers nulle part,
indécis sur la direction à prendre. Une bonne carte permet à la fois de
savoir où l'on est lorsqu'on vous dépose en plein bled, et d'autre part
de pouvoir décider vous-même de votre itinéraire, en fonction du temps
que vous avez, des coins à visiter, etc.
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:
en position. |
Vous
le constaterez vite : le stop marche mal aux abords des grandes villes,
pour des raisons qu'on tentera d'expliquer plus loin. N'hésitez pas à
faire une légère entorse à votre idéal du voyage gratis : prenez
un bus, un métro ou un taxi qui vous éloigneront le plus possible du centre.
Le prix d'une course sera toujours inférieur à ce que vous coûterait votre
trajet total si vous le faisiez par des moyens traditionnels.
Lorsque vous choisissez votre emplacement, ayez à l'esprit que la voiture
à laquelle vous ferez signe devra avoir la place de s'arrêter brusquement
sans provoquer un carambolage monstre. Exemple d'endroit à éviter à tout
prix : une route de campagne à deux voies, bordée à droite d'un fossé
et d'une rangée d'arbres, sur laquelle les voitures roulent vite. En général,
si vous êtes mal placé, les conducteurs vous le feront savoir par des
gestes qui signifient " je me serais bien arrêté, mais je n'ai pas
la place… ". Placez-vous plutôt près d'un feu rouge, après un carrefour
ou un croisement, au sortir d'une station-service ou d'un péage, sur une
voie d'accélération d'autoroute.
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:
le geste qui sauve. |
Debout
sous le soleil, votre sac à dos appuyé contre un arbre, l'air résolu et
plein d'espoir, prêt à devenir un objet d'étonnement et d'amusement pour
les conducteurs (c'est vrai, après tout, pour ceux qui ont choisi le confort
d'un transport motorisé, vous êtes un peu un phénomène de foire !),
vous vous apprêtez à faire ce geste mythique, immémorial et universel…
Halte ! Nous avons dit " universel " ? Nous avons
eu tort. Sachez que dans certains pays, le pouce tendu n'évoque rien de
plus que si vous faisiez le poirier. En Russie par exemple, l'usage est
plutôt de lever la main, paume ouverte vers l'extérieur. Dans les régions
très reculées, le seul fait de se tenir immobile sur le bord de la route
est suffisamment extraordinaire pour que les gens s'arrêtent, sans que
vous ayez besoin de faire un signe.
Reste le problème de la pancarte. Certains sont partisans d'écrire sur
un bout de carton la destination (finale ou intermédiaire) vers laquelle
on se rend. D'autres pensent qu'un tel système est peu lisible, ou encore
qu'il risque de décourager les véhicules qui ne vont pas directement à
l'endroit indiqué, même s'ils s'en approchent. Nous ne prenons pas position,
c'est l'affaire de chacun, mais sachez tout de même que trouver un carton
blanc et un feutre noir dans le désert de Victoria, en Australie, n'est
pas forcément évident.
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