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Un bon moyen de partir sans (trop) se casser la tête : les programmes d'échanges, qui vous facilitent les démarches. Vous êtes gâtés : les
étudiants européens ont de nombreuses solutions pour partir.
Certes, il faudra s'y prendre pratiquement un an à l'avance. Mais, le service international de votre université vous filera un coup de main, vous n'aurez pas de frais d'inscription à payer, les équivalences seront garanties... si votre dossier de candidature est retenu, bien sûr. Il ne manquera plus que le tapis rouge !
Les programmes mis en place par les ministères de l'Éducation européens
offrent la possibilité d'étudier dans de nombreux pays. Erasmus,
Comenius… des noms pas si barbares que ça qui autorisent des rêves d'Eldorado
éducatif et dont peuvent bénéficier tous les étudiants de l'enseignement
supérieur, hors première année, ressortissants d'un pays membre de l'Union
européenne. Les durées de séjour varient entre 3 et 12 mois, selon
les destinations, le niveau d'études, les accords entre universités…

Avec
Erasmus (European Community for the Mobility of University Student), les études suivies à l'étranger sont incluses dans votre cursus
normal. La majorité des échanges se font à partir de la licence.
Vous suivez les cours de votre université d'accueil et y subissez les
examens des semestres que vous y avez passés. Si vous partez toute l'année,
elle est entièrement validée à l'étranger. L'évaluation des cours se fait
par un système de " crédits ". On considère grosso modo qu'une
année universitaire équivaut à 60 crédits ECTS (European Credit Transfer
System). Les cours que vous choisissez sont évalués selon le volume horaire,
la difficulté et le travail qu'ils représentent.
Vous gagnez des points en assistant régulièrement aux cours - notion absolument
essentielle en Erasmus -, mais cela ne suffit pas. Il vous faut également
obtenir la moyenne aux examens. Comme vous êtes d'office en contrôle continu,
présence et participation comptent énormément. Faire du zèle est le secret
de la réussite. Si vous deviez, par malchance, échouer aux examens, c'est
comme au pays : il vous faudra passer par la session de rattrapage, en septembre.
À moins de vous arranger avec vos professeurs…
Et si la fantaisie vous prenait de choisir des cours pour un total supérieur
à 60 crédits, libre à vous.
Quels que soient vos revenus, vous bénéficiez de la Bourse Mobilité Erasmus.
Cette aide est supposée palier la différence du niveau de vie, mais elle est
en réalité symbolique. Ne comptez donc pas trop là-dessus… elle ne s'élève qu'à 120 € par mois. Il existe également une « bourse de mobilité », réservée aux étudiants boursiers. Sans oublier qu’un étudiant français qui poursuit ses études dans un pays d’Europe conserve la bourse d’enseignement supérieur qui lui est attribuée en France.
Pour les autres aides financières, elles sont répertoriées sur les sites
du ministère
des Affaires étrangères et celui de l'Éducation
nationale. Entre les bourses attribuées sur critères sociaux,
les bourses du mérite, celles attribuées aux étudiants des DOM-TOM ou
sur critères universitaires, les prêts d'honneur… vous trouverez forcément
votre bonheur. Si vous dépassez le plafond de revenus des bourses, tentez
tout de même votre chance car il n'est pas rare de pouvoir en bénéficier.
Enfin, il existe désormais un programme d'échange ouvert sur le monde à partir de la maîtrise : Erasmus Mundus.
Outre Erasmus, d'autres programmes permettent la mobilité des jeunes :
- Leonardo da Vinci, axé sur la formation professionnelle, s'adresse aux lycéens, apprentis et salariés.
- L'agence universitaire de la francophonie (AUF) propose des bourses de doctorat dans les pays francophones.
- Le programme ALFA favorise la mobilité des étudiants de 3e cycle entre l'Europe et l'Amérique latine.
- Le CREPUQ est un programme d'échanges entre le Québec et des universités partenaires en France.
- Le Micefa et l'ISEP lient une quinzaine d'établissements (uniquement parisiens pour le MICEFA) à des universités nord-américaines.
Pour avoir la liste exhaustive des programmes d'échanges et les bourses, renseignez-vous auprès du service des relations internationales de votre université. Beaucoup d'infos également sur le site Europe-éducation-formation.

Pour
tous ceux qui ne peuvent bénéficier d'un programme d'échange universitaire,
il existe une autre solution : passer par des organismes spécialisés.
Ils se chargent de toutes les démarches : inscriptions, paiement des frais
de scolarité…
Cependant, il faut savoir que partir dans ces conditions signifie que
vous ne pourrez pas faire valider votre diplôme en France. En clair, collégiens
et lycéens " perdent " un an, même si les bénéfices d'une telle
expérience ne peuvent passer pour une perte de temps.
Avantages : le choix des destinations est plus large que celui des universités
et vous décidez de la durée du séjour, d'un trimestre à un an.
Les candidats au départ n'ont pas besoin d'un niveau minimum d'études
puisqu' ils peuvent partir dès 9 ans ! En fonction de la formule
choisie, il peut y avoir une limite d'âge symbolique : l'UNSE (Union Nationale
des organisations de séjours de longue durée à l'étranger) recense ainsi
des séjours ouverts jusqu'à… 79 ans !
Le seul vrai hic du système, c'est son prix… On ne veut décourager personne,
mais un séjour en université d'un an peut coûter jusqu'à 14 000 € !
Mais on trouve des séjours à tous les prix, à partir de 1 500 €,
soit le coût d'un séjour linguistique de quelques semaines. Intéressant,
non ?
Vous pouvez choisir votre pays d'accueil parmi une large fresque, des
destinations les plus classiques (Allemagne, Angleterre…) aux plus exotiques
: Thaïlande, Hong Kong, Ghana, Japon, Nouvelle-Zélande, Costa Rica… Bref,
quasiment partout !
Dernier
argument : jamais nous n'avons entendu parler d'une expérience négative.
Au contraire, l'immense majorité de ceux qui ont étudié à l'étranger sont
revenus avec une seule idée en tête : repartir.
Convaincu ? Alors, à vos marques, prêt…
Partez !
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