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Les étudiants européens ont de nombreuses facilités à partir.
Certes, il faudra toujours faire des centaines de démarches entre les bureaux de la Sécurité sociale, des universités d'origine et d'accueil, de la scolarité, des équivalences, secrétariats, ambassades et consulats - dont les horaires ne sont jamais les vôtres… Tous se renvoyant les dossiers parce qu'aucun ne sait qui est supposé faire quoi. Mais avec un peu de patience, rien n'est bien compliqué.
Les programmes mis en place par les ministères de l'Éducation européens offrent la possibilité d'étudier dans de nombreux pays. Socrates, Erasmus, Comenius… des noms pas si barbares que ça qui autorisent des rêves d'Eldorado éducatif et dont peuvent bénéficier tous les étudiants de l'enseignement supérieur, hors première année, ressortissants d'un pays membre de l'Union européenne. Les durées de séjour varient entre 3 et 12 mois, selon les destinations, le niveau d'études, les accords entre universités…

© Céline PotardAvec Socrates, les études suivies à l'étranger sont inclues dans votre cursus normal.
Vous suivez les cours de votre université d'accueil et y subissez les examens des semestres que vous y avez passés. Si vous partez toute l'année, elle est entièrement validée à l'étranger. L'évaluation des cours se fait par un système de " crédits ". On considère grosso modo qu'une année universitaire équivaut à 60 crédits ECTS (European Credit Transfer System). Les cours que vous choisissez sont évalués selon le volume horaire, la difficulté et le travail qu'ils représentent.
Vous gagnez des points en assistant régulièrement aux cours - notion absolument essentielle en Erasmus -, mais cela ne suffit pas. Il vous faut également obtenir la moyenne aux examens. Comme vous êtes d'office en contrôle continu, présence et participation comptent énormément. Faire du zèle est le secret de la réussite. Si vous deviez, par malchance, échouer aux examens, c'est comme au pays : vous faudra passer par la session de rattrapage, en septembre. À moins de vous arranger avec vos professeurs…
Et si la fantaisie vous prenait de choisir des cours pour un total supérieur à 60 crédits, libre à vous.
Quels que soient vos revenus, vous bénéficiez de la Bourse Mobilité Socrates. Cette aide est supposée financer les déplacements entre pays d'origine et d'accueil ou à palier la différence du niveau de vie, mais elle est en réalité symbolique. Ne comptez donc pas trop là-dessus…
Pour les autres aides financières, elles sont répertoriées sur les sites du ministère des Affaires étrangères et celui de l'Éducation nationale. Entre les bourses attribuées sur critères sociaux, les bourses du mérite, celles attribuées aux étudiants des DOM-TOM ou sur critères universitaires, les prêts d'honneur… vous trouverez forcément votre bonheur. Si vous dépassez le plafond de revenus des bourses, tentez tout de même votre chance car il n'est pas rare de pouvoir en bénéficier.

© Céline PotardPour tous ceux qui ne peuvent bénéficier d'un programme d'échange universitaire, il existe une autre solution : passer par des organismes spécialisés.
Ils se chargent de toutes les démarches : inscriptions, paiement des frais de scolarité…
Cependant, il faut savoir que partir dans ces conditions signifie que vous ne pourrez pas faire valider votre diplôme en France. En clair, collégiens et lycéens " perdent " un an, même si les bénéfices d'une telle expérience ne peuvent passer pour une perte de temps.
Avantages : le choix des destinations est plus large que celui des universités et vous décidez de la durée du séjour, d'un trimestre à un an.
Les candidats au départ n'ont pas besoin d'un niveau minimum d'études puisqu' ils peuvent partir dès 9 ans ! En fonction de la formule choisie, il peut y avoir une limite d'âge symbolique : l'UNSE (Union Nationale des organisations de séjours de longue durée à l'étranger) recense ainsi des séjours ouverts jusqu'à… 79 ans !
Le seul vrai hic du système, c'est son prix… On ne veut décourager personne, mais un séjour en université d'un an peut coûter jusqu'à 14 000 € ! Mais on trouve des séjours à tous les prix, à partir de 1 500 €, soit le coût d'un séjour linguistique de quelques semaines. Intéressant, non ?
Vous pouvez choisir votre pays d'accueil parmi une large fresque, des destinations les plus classiques (Allemagne, Angleterre…) aux plus exotiques : Thaïlande, Hong Kong, Ghana, Japon, Nouvelle-Zélande, Costa Rica… Bref, quasiment partout !

Dernier argument : jamais nous n'avons entendu parler d'une expérience négative. Au contraire, l'immense majorité de ceux qui ont étudié à l'étranger sont revenus avec une seule idée en tête : repartir.
Convaincu ? Alors, à vos marques, prêt…
Partez !


En pratique


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