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1.
Biberon
Prenez
les modèles en plastique, que vous abandonnerez sans remords en partant
; le grand bébé arrivera très vite à soulever tout seul ses biberons d'eau
minérale et se réhydratera ainsi à volonté. Attention : si vous
partez dans un pays chaud ou tout simplement sous le soleil de la Côte
d'Azur, la stérilisation est essentielle. En effet, d'une part, la chaleur
favorise la multiplication des germes, d'autre part, la qualité de l'eau
peut parfois laisser à désirer dans certains pays. Pour des raisons de
commodité, préférez la stérilisation à froid.
2.
Lait
Indispensable,
même si vous avez commencé à varier l'alimentation. Lait maternisé 1er
ou 2e âge. Pour les enfants de plus d'un an, le lait de vache stérilisé
fera l'affaire pendant le voyage.
Faites un stock d'eau minérale (dans le principe où vous avez une voiture).
Dans les situations difficiles, utilisez à la fois le filtrage si l'eau
n'est pas parfaitement transparente et les comprimés désinfectants Micropur,
en respectant leur mode d'emploi (un comprimé par litre, laissez agir
plusieurs heures avant consommation). Bébé doit avoir des biberons à volonté…
d'eau simple, pas de boissons sucrées, sinon vous n'arriverez plus à le
sortir du sac au bout de quelques semaines (et vous préparez la fortune
de son dentiste !).
3.
Conseils pratiques
Prévoyez
des petits pots pour les repas principaux où vous n'avez le temps de poser
qu'une demi-fesse trépignante sur un siège : vous avez constaté en effet
que si les premiers essais de cuillère sont des plus rigolos, ils n'étaient
pas des plus rapides ! Pas d'impatience tout de même, c'est important
que bébé prenne son temps pour manger.
Ne soyez pas à court de petits pots dans les régions reculées, car c'est
souvent là aussi que vous êtes exposés à des intoxications avec l'alimentation
" courante ". Faites un stock à votre arrivée : même dans les pays peu
développés, la ville aéroportuaire possède généralement un supermarché
" de luxe " où vous trouverez ce genre d'articles. Si vous êtes vraiment
coincés, choisissez les aliments du meilleur aspect, en proscrivant fruits,
viandes, poissons, laitages ; cherchez des féculents, pommes de terre,
pain ou gâteaux secs, vous en ferez une bouillie, à cuire soigneusement
avec de l'eau désinfectée. S'il vous reste du lait en poudre, vous pouvez
laisser bébé quelques jours exclusivement au biberon, même s'il a plus
d'un an.

1.
Pour se laver
Le
bain est une question d'hygiène pour l'adulte, mais pas du tout pour le
moutard qui se moque bien d'être tout sale. Pour lui, ce doit être un
jeu, une source de nouvelles sensations et l'occasion de découvrir son
petit corps potelé. En voyage, le bain quotidien peut poser problème,
mais vous êtes sans excuses car voici la solution : le bateau pneumatique
multifonctions (jeu, couffin, et baignoire). Il faut faire attention à
la température. Si votre coude n'est pas un indicateur fiable, servez-vous
d'un thermomètre de bain. Petite astuce pour rendre la fin du bain plus
agréable : réchauffer avec un sèche-cheveux la serviette et les vêtements
de bébé. Pas de baignoire ni de bateau ? Il reste le lavabo, plus acrobatique,
mais faisable.
2.
Pour s'amuser
La baignade
en eau de mer, eau douce ou piscine, présente une particularité : on n'en
contrôle pas la température. Il va donc falloir que bébé se thermorégule,
d'où de probables petits cris au premier contact. Un bon conseil : à moins
d'avoir une véritable crevette, votre enfant passera par différentes phases
concernant la baignade, en gros : " joies et angoisses de la baignade
". Alors proposez, mais n'obligez pas, d'autant plus que le bain n'est
pas un facteur d'apprentissage social. Bref, on n'aime pas voir des parents
forcer leur enfant à aller dans l'eau. De toute façon, le bain du bébé,
ne doit être que du plaisir, il ne doit pas être trop long (dix minutes
maximum au début pour éviter le refroidissement). La meilleure position
pour un enfant de cinq, six mois, c'est assis, tenu sous les fesses, dos
à vous, donc face au spectacle de la mer ou de la piscine. Plus âgé, on
le tient sous les aisselles. Vient ensuite le temps des bouées et des
brassards. Attention, sécher l'enfant dès sa sortie de l'eau.
3.
Conseils de sécurité
Dans
tous les cas, une surveillance de tous les moments est primordiale. Le
risque de noyade est réel, même dans 20 cm d'eau.
Attention également aux chutes autour de la piscine : la présence d'une
clôture de 1 m de haut n'est pas à négliger.
Inutile de vous rappeler les dangers de l'hydrocution : attention donc
aux différences de températures entre l'air et l'eau, éviter de baigner
votre enfant après un repas lourd et mouillez-le avant de le plonger dans
l'eau.
Avant d'apprendre à nager au petit moutard dans le joli lac que vous avez
trouvé en chemin ou dans ce coin de mer paradisiaque, prenez garde aux
courants et lames de fond, ainsi qu'à la qualité de l'eau. Renseignez-vous
auprès des offices de tourisme ou de la population locale.

Un
bébé est capable de dormir sans difficulté dans la plupart des situations
qui paraissent a priori inconfortables : dans un sac à dos, au milieu
d'un spectacle audiovisuel, sous le feu de haut-parleurs tonitruants.
Une chance pour vous, couple baladeur et avide de découvertes : imaginez
que les deux tiers de vos journées soient immobilisés par les siestes
impératives de bébé ! En fait, l'important n'est pas de savoir où il dormira,
mais plutôt qu'il est confortablement installé pour s'endormir à volonté.
Dans un hôtel,
ne laissez pas dormir bébé sur un lit d'adulte : tôt ou tard il se cassera
la figure. Ne croyez pas qu'il ait besoin d'un confort identique au vôtre
: il est souple, et peut dormir royalement sur une moquette. Placez quand
même bébé sur la couette bien épaisse que vous avez apportée, indispensable
si le sol est carrelé : il s'agit là de l'isoler du froid.
Sous une tente, pas mal de configurations possibles : entre la parano
de " mon enfant peut avoir froid " qui impose la place entre conjoints,
et celle de " je peux écraser bébé en me retournant dans mon sommeil "
qui l'exile de l'autre côté des sacs !
Pour les
enfants plus âgés, les vacances entraînent parfois, les premiers temps,
une perturbation du sommeil : chaleur, moustiques, vent, altitude… Voilà
de quoi les rendre nerveux. Faites le maximum pour que les conditions
soient acceptables : moustiquaire, chambre fraîche, etc. C'est l'occasion
d'inventer de nouveaux " rituels " pour la séparation nocturne, un peu
d'imagination ! Autre chose à éviter : accepter que le bambin se couche
de plus en plus tard, car il ne manquera pas d'accumuler la fatigue. Une
ferme diplomatie devrait suffire.

Traumatismes
Ce sont les vrais dangers pour bébé, il faut être vigilant aussi bien
en voyage qu'en intérieur.
Sac
à dos
Réglez les bretelles de façon à ce que bébé ne dépasse pas trop au-dessus
de votre tête : pour passer un encadrement un peu bas vous penserez à
vous baisser, mais en zone boisée, vous ne pourrez peut-être pas lui éviter
toutes les branches.
Foules
(à éviter !)
Laissez tomber le sac à dos, il vous bloquera et bébé risque d'être bien
malmené dans la bousculade. Prenez-le dans vos bras.
En
altitude
Pas besoin d'adaptation particulière en dessous de 2500 m. Au-delà,
la migraine et l'essoufflement vont plus ou moins vite se faire sentir,
selon votre résistance personnelle. Ne vous inquiétez pas outre mesure
pour bébé. Le grand piège est de ne pas compenser des chutes de température
que vous ne sentez pas quand vous êtes échauffé par la marche. N'hésitez
pas à le couvrir plus que vous, en particulier s'il y a du vent, ce qui
est fréquent. Soignez également la protection contre le soleil, cruel
en altitude. Attention, si l'enfant a une malformation cardiaque congénitale
ou des problèmes respiratoires, demandez conseil auprès de votre médecin
avant votre escapade en altitude.
Le
soleil
Les expositions au soleil sont fortement déconseillées. Chapeau, lunettes
de soleil et crème solaire d'indice élevé sont obligatoires. Le moutard
bronze d'ailleurs très bien à l'ombre. Pour être efficace, la crème se
passe toutes les deux heures minimum (attention, les crèmes solaires gardées
d'une année sur l'autre sont susceptibles d'être inopérantes). Rebadigeonnez-le
à la sortie du bain. Méfiez-vous des crèmes " waterproof " ! Méfiez-vous
également du vent, des nuages et de la neige, s'ils rafraîchissent, ils
n'atténuent pas les UV.
N'oubliez pas de le faire boire abondamment et surtout régulièrement,
un enfant se déshydrate sans s'en apercevoir.
Pour prévenir insolation et brûlures : ne surtout pas le laisser s'endormir
au soleil !
Vives,
méduses & Co
Les sandales en plastique sont la meilleure solution pour éviter de voir
revenir le bout d'chou en pleurs, alors qu'aucune blessure n'est visible.
Insectes
Quelques règles élémentaires pour les éviter. Il vaut mieux mettre en
permanence des chaussures et porter des vêtements qui ne soient pas trop
vifs (ils attirent les abeilles). Pendant les repas, une poubelle de table
permet de faire disparaître tous ces déchets qui entraînent les classiques
et bourdonnants rassemblements de guêpes. Les bouteilles de sirops ou
de sodas sont à refermer scrupuleusement en vérifiant qu'aucun insecte
ne s'y trouve. Enfin, expliquez au bambin de faire attention en buvant,
de fermer la bouche en présence d'insectes volants et de ne pas paniquer.
Dans les pays où sévit le paludisme, privilégiez, particulièrement quand
la nuit est tombée et que les moustiques sortent, vêtements amples et
longs, chemises et pantalons légers. Pensez aux lotions anti-moustiques
efficaces, comme " 5 sur 5 tropic " et aux serpentins
à brûler dans votre chambre ou devant la tente.

La vigilance
ne doit pas s'évanouir avec les vacances ! N'oubliez pas les bons vieux
réflexes des familles : les manches des casseroles tournées vers l'intérieur,
les appareils débranchés et rangés, la pharmacie et les produits d'entretien
hors de portée. Ne laissez pas votre moutard seul avec des animaux domestiques
et faites attention à tout ce qu'il peut suçoter, y compris les plantes.
Les cache-prises sont aussi recommandés (bon marché ; n'hésitez pas à
en acheter avant le départ) et ayez en tête que plus d'un enfant a réussi
à s'étouffer avec un simple sac en plastique.

Selon son
âge, le moutard s'occupe différemment. Ses jeux sont en relation directe
avec l'univers qui lui est accessible. Avant trois mois, son monde est
restreint : lit, couffin, table à langer, et les bras de papa-maman et
de leurs copains. Il entend, regarde, et commence à toucher. Un simple
mobile ou boîte à musique le satisfont amplement.
Entre trois
et six mois, c'est l'âge des premiers vrais sourires et des tentatives
pour porter à sa bouche toutes sortes d'objets. Ce qui l'amuse : les portiques,
les hochets de dentition et les jeux d'eau dans le bain.
De six à
neuf mois, même si son univers est sensiblement le même, les jeux deviennent
plus sophistiqués. C'est le temps des tableaux de découverte, des miroirs
ou des peluches. Après neuf mois, c'est le temps des grandes découvertes
et de tous les dangers. Le moutard se déplace et a bien compris comment
fonctionnent ses menottes. Il faut qu'il regarde, touche et mordille tout
ce qui se trouve à sa portée. Les jeux à encastrer l'amusent, autant que
le sable, l'eau ou la pâte à modeler. Les vacances vont lui permettre
de découvrir les choses de la campagne : herbes, cailloux, terre. Mais
attention, car bébé se sent obligé de goûter à tout cela. Ouvrez l'œil
et le bon !
Pour les
plus grands, pensez aux ballons, livres, BD, coloriage ou jeux de société
pour les temps morts.
Sinon, il est évident que lui faire rencontrer d'autres enfants est le
remède miracle. D'autant plus que le langage du jeu est comme celui de
l'amour : il franchit les barrières de la langue !
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