Au moment du nouvel an bouddhiste, tous les ans du 12 au 16 avril, tout le pays s’adonne à ce festival qui se transforme en gigantesques batailles d’eau. Les gens se lancent de l'eau les uns sur les autres et placent des fleurs et des feuilles de palmes devant leurs maisons. Les rues sont nettoyées à cette occasion.
L’eau est considérée comme un instrument de purification ; cet élément permet d’éloigner les esprits malins de celui qui en est aspergé, et est censé lui apporter paix, prospérité et bonheur pour l'année à venir.
Selon la légende, l'année commence lorsque Thagyamin, le roi des nat (esprits), visite la Terre pour bénir le peuple, monté sur un cheval ailé en or et portant une jarre d'eau, symbolisant paix et prospérité. Il porte également deux livres dont un couvert d'or qui contient les noms des enfants ayant été bons pendant l'année écoulée et l'autre couvert de peaux de chien pour les mauvais bougres. Tout le monde l'arrose !
Les habitants placent des fleurs et des feuilles de palme sur le seuil de leur maison. Dans les villes, les jeunes s'arrosent à coups de lance à eau et, dans les gares, les personnes à quai balancent de grands seaux sur les voyageurs en train.
De longues processions vers la Shwedagon donnent l’occasion de verser de l'eau lustrale sur les images de Bouddha et sur les moines.
On honore également les personnes âgées : les enfants apportent des fleurs aux grands-parents.
Tout est fermé en Birmanie pendant ces 5 jours.