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En Chine, chaque événement important est un appel à la fête. L'avènement de la nouvelle année est donc l'occasion d'une longue période de réjouissances. Fortement lié à la culture bouddhiste, le nouvel an allie respect des traditions, retrouvailles familiales et fêtes de rue colorées. On célèbre avant tout la fin d’une période de mortification, l’hiver, et le début d’une période de renouveau, le printemps. Voilà pourquoi les Vietnamiens utilisent une formulation plus poétique que « bonne année » : « Meilleurs vœux pour le Nouveau Printemps ». Ceci s'explique car la fête du Têt (nom donné au nouvel an par les Vietnamiens) a lieu au moment où les bourgeons éclosent dans les arbres (du moins dans certains pays d’Asie).
Et pour accueillir dignement la nouvelle saison et l’année nouvelle, on éloigne les mauvais esprits à coups d’explosions intempestives de pétards et on se concilie les génies bienfaisants en leur offrant sucreries et gâteaux.
La veille du nouvel an, dernier jour de l’année lunaire, hommage est rendu aux ancêtres par des offrandes (encens, gâteaux, fruits, bougies) disposées près de l’autel domestique. Des messages de bon augure écrits sur des papiers rouges, sont collés un peu partout dans la maison. Après un après-midi passé aux fourneaux, toute la famille se réunit pour partager un repas composé de mets particulièrement « auspicieux », chacun représentant la chance, le bonheur, la réussite ou la longévité. À la fin du repas, arrive le moment tant attendu de la distribution des « étrennes » dans de petites enveloppes rouges : elles devront protéger leur détenteur tout au long de la nouvelle année. Enfin, un nouvel esprit du foyer est invité à veiller sur toute la famille pour la période qui débute.
Le jour de l’an est le jour des parades et des bals, ouverts par les danses du lion et du dragon. Après plus de mille ans d’existence, le défilé du dragon conserve toute sa popularité et son pouvoir de fascination : vénéré par les Chinois, cet animal mythologique, noble et brave serait porteur de chance. Déployant ses couleurs chatoyantes sur plusieurs mètres de long (parfois bien plus d’une dizaine), le cracheur de feu ondule au rythme des tambours et des gongs. La procession est toujours un moment extrêmement festif, marquant l’apogée de la fête et rassemblant toute la communauté dans la rue. Les gens continueront à défiler toute la journée, dans un grand carnaval joyeux et musical, en arborant des masques à l’effigie des animaux de l’horoscope chinois.
Quand : le 14 février 2010 Fiches destination : Chine, Macao, Taïwan
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