« Berlin : l’effacement des traces, 1989-2009 » au musée d’Histoire contemporaine
Dans le cadre du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le musée d’Histoire contemporaine, aux Invalides, présente une exposition mettant en scène le processus d'effacement de la mémoire de la RDA à l'œuvre depuis 1989 dans le Berlin de la réunification, « les procédures de destruction de ‘Berlin-capitale de la RDA’ et leur inscription dans un paysage urbain reconstruit d’où émergent […] des traces du passé ».
Les œuvres présentées (photographies, documentaires, pancartes, banderoles, réalisation sonore …) racontent la transformation de la ville, à l’image d’un pays en pleine mutation. On y voit comment des symboles ont disparu, comment des rues ont été renommées, quels sont les messages portés par le mémorial de la Neue Wache…, mais aussi comment les stigmates du nazisme persistent ici et là (dans la littérature notamment).
C’est à partir de créations artistiques et d'œuvres de Jean-Claude Mouton, Bernard Plossu ou Dominique Treilhou que l'exposition dévoile les transformations fulgurantes de Berlin (Potsdamer Platz, Palast der Republik...), signes des mutations de la société allemande et de ses modes de vie.
L’exposition montre enfin que la destruction volontaire et idéologique du « patrimoine » de la RDA a trouvé ses limites. Les traces de l'Allemagne socialiste sont toujours présentes aujourd'hui à Berlin, dans l'urbanisme (Alexanderplatz, Karl-Marx-Allee) comme dans la culture (le théâtre de la Volsbühne, les œuvres de Christa Wolf, Heiner Müller et de Berthold Brecht).