Fêtes et jours fériés
Jours fériés
Nouvel An (1er janvier), Épiphanie (6 janvier), lundi
de Pâques, fête du Travail (1er mai), Ascension, lundi de
Pentecôte, Fête-Dieu, Assomption (15 août), Fête nationale (26 octobre),
Toussaint (1er novembre), Immaculée Conception (8 décembre),
Noël et lendemain de Noël (25 et 26 décembre).
Fêtes
- Bal de l'Opéra national : en février et mars ;
- Wiener Festwochen (festival de Vienne) : en mai et juin,
nombreux concerts de musique classique ou contemporaine, performances, spectacles
de théâtre d’avant-garde ou de danse présentés dans le MuseumsQuartier et différents
autres lieux. Internet : www.festwochen.at.
- Le Life Ball : tous les ans, entre mi-mai et mi-juin, se
tient une grande manifestation caritative en faveur de la recherche contre le
SIDA. Elle réunit des stars internationales ainsi que des dizaines de milliers
de Viennois. Tél. : 595-56-00. Internet : www.lifeball.org.
- Donauinselfest (fête de l'île du Danube) : durant trois
jours en juin, elle réunit tous les jeunes de Vienne et d'Autriche autour de
concerts de rock, de pop, de country et autres manifestations. Internet :
www.donauinselfest.at.
- Regenbogenparade (parade arc-en-ciel) : la gay-pride
viennoise, tous les ans en juin ou juillet.
- Jazz-Fest : de fin juin à mi-juillet ; manifestation qui,
comme son nom l’indique, met le jazz à l’honneur. Nombreux concerts joués dans
les lieux les plus prestigieux de la ville. Internet : www.viennajazz.org.
- Festival « Klang Bogen » : de fin juin à début
septembre ;
- Festival de musique en plein air : plus de 200 concerts
juillet et août ;
- ImPulsDance Festival : de mi-juillet à mi-août. Festival
de danse contemporaine durant lequel le MuseumsQuartier, le Volkstheater (et
d’autres lieux encore) présentent compagnies internationales de renom ou talents
prometteurs.
- Viennale Film Festival : festival international de cinéma,
en octobre. Courts métrages, films d'animation, documentaires... Internet : www.viennale.at.
- Journées Schubert : en novembre ;
-Semaine de l'Avent et Christkindlmarkt : de mi-novembre
au 24 décembre, nombreuses manifestations dans la ville, dont les marchés
de Noël dans différents lieux de Vienne. Le plus célèbre se trouve devant la
Rathaus (hôtel de ville).
- Kaiserball, le bal de l'Empereur au Palais impérial : le
31 décembre ; l’un des plus prestigieux.
- Concert du Nouvel An de l'Orchestre philharmonique.
Plages au bord du Danube
42 km de plages à Vienne ! Pour faire trempette dans le Danube,
il faut aller sur l'île du Danube (Donauinsel), cette longue, mince
et basse bande de terre sablonneuse et caillouteuse, étirée au milieu du fleuve,
à 2 km au nord du centre historique de Vienne. Accès exclusivement à
pied ou en transport public : métros U1 (station Donauinsel) ou U6
(station Neue Donau). En été, c'est Vienne-sur-Mer, avec ses baigneurs rouges
comme des écrevisses, son animation intense, sa ribambelle de bars et de guinguettes,
son toboggan aquatique,... Bon endroit pour
oublier la chaleur moite du centre-ville ! Si vous avez oublié votre
maillot, pas de problème, les plages marquées FKK sont réservées aux naturistes.
C'est également ici qu'a lieu, le temps d'un week-end de juin, la plus grande
fête européenne de la jeunesse. Sont alors organisés des concerts et des animations
diverses.
Concerts classiques
Il serait dommage d'être à Vienne sans assister au moins à un concert de
musique classique au cours de son séjour. Contrairement aux idées reçues,
à Vienne les places de concerts ne sont pas hors de prix et, surtout, elles
ne sont pas réservées à un public restreint d'initiés. Aucun snobisme particulier.
Inutile de revêtir un smoking, ni de porter une cravate. Certains le font,
d'autres pas. Il suffit d'être correctement vêtu.
Où écouter un opéra ?
Vienne est la seule ville du monde qui propose tous les jours des opéras, opérettes
et ballets, 10 mois durant de septembre à juin. Alors ce n'est pas le moment
de vous priver ! Le Staatsoper (l'opéra national), Opernring, 2
(Wien 1), est l'un des théâtres lyriques les plus en vue de l'élite internationale
du bel canto. Pour réserver une place : tél, 514-44-78-10. Internet : www.wiener-staatsoper.at.
Par ailleurs, il est possible d'écouter des opéras, des opérettes, mais aussi
de voir des ballets au Volksoper au Währingerstrasse, 78 (Wien 9).
Tél. : 514-44-30. Internet : www.volksoper.at.
Quant au Kammeroper, Fleischmarkt, 24 (Wien 1), il s'est
spécialisé dans les trésors peu connus de l'art lyrique : opérettes rarement
jouées, comédies musicales et vaudevilles, opéras baroques et contemporains.
L'été, il offre aussi des représentations au château de Schönbrunn. Tél. :
512-01-00-77. Internet : www.wienerkammeroper.at.
Comment choisir son orchestre ?
Le plus réputé est le Wiener Philharmoniker (Philharmonique de Vienne).
Mais c'est aussi le plus cher ! Très demandé dans le monde entier, on ne
peut assister à ses concerts qu'à certaines périodes de l'année, plus particulièrement
en hiver et au printemps. Pour réserver des places, il faut s'adresser directement
aux organisateurs du spectacle.
Il existe de nombreux autres orchestres de très haut niveau, même s'ils ne sont
pas aussi prestigieux.
Quelque peu à part, le Wiener Mozart Orchestra est réputé pour l'allure
romantique de ses musiciens habillés en costumes du XVIIIe siècle. C'est
l'orchestre le plus « touristique » d'Autriche. Concert tous les jours
à 20 h 15. Tél. : 505-77-660. Internet : www.mozart.co.at
Comment choisir sa salle de concert ?
Une des plus belles salles de la ville est probablement la Grande Salle (Grosser
Saal) du Musikverein, Karlsplatz, 6 (Wien 1). Tél. : 505-81-90.
Internet : www.musikverein.at.
De forme rectangulaire (ce qui est très rare pour une salle de concert), somptueusement
décorée tel un temple baroque, dominée par un buffet d'orgue couvert de dorures,
elle offre une acoustique étonnante.
Sinon il y a le Konzerthaus (également fermé en été), Lothringerstrasse, 20
(Wien 3). Tél. : 242-002. Internet : www.konzerthaus.at.
Et la salle Bösendorfer, Graf Starhemberg Gasse, 14 (Wien 4).
Tél. : 504-66-510.
De nombreux concerts se déroulent également dans les églises de Vienne (église
Saint-Étienne, Evangelische Kirche, Ruprechtskirche...) ou dans les vieux palais,
comme le palais Eschenbach, ou le palais Lobkowitz.
Où et quand acheter ses billets ?
L’office de tourisme de Vienne vend des billets mais prend une commission importante
(au moins 25 % du prix du billet). Le plus économique est de se rendre
directement à la salle de concert. La liste des salles et leurs adresses figurent
dans la brochure des programmes.
Autre solution, pour celui qui veut être assuré d'avoir une place, acheter un
billet et réserver sa place auprès d’agences telles que Vienna Ticket Service,
www.cityrama.at
ou Österreich Ticket, www.oeticket.com.
et Lienerbrünn, Augustinerstrasse, www.viennafirsttickets.com .
Si l'on se décide à la dernière minute, pas de panique, car on peut toujours
trouver de la place à condition de se présenter à la caisse 1 h environ
avant le début du concert. Beaucoup de gens agissent ainsi... et ça marche.
C'est vrai pour les places de concert, mais aussi pour le théâtre et l'opéra.
Musées et monuments
Tous les musées, monuments et curiosités sont répertoriés dans le guide en
couleur Vienne de A à Z, en vente à l'office de tourisme
de la ville pour environ 4 €. Il existe aussi un site internet assez
complet : www.museum.vienna.at
Musées et sites touristiques sont souvent très chers à Vienne (en prime, vestiaire
payant souvent obligatoire pour les sacs à dos). La Vienna Card vendue
par l’office de tourisme offre des réductions vraiment minimes. Il existe en
revanche des billets combinés plus intéressants, tels le « billet Sissi »
ou ceux regroupant les musées dépendant du Kunsthistoriches Museum ou du MuseumsQuartier.
- Kaisergruft (cripte impériale) : Neuer Markt, dans l’église
des Capucins. L'église fut construite au début du XVIIe siècle dans un
style extrêmement sobre. Dans la crypte repose la quasi-intégralité des membres
de la famille impériale depuis près de quatre siècles. Presque des mausolées,
dans des styles époustouflants. En particulier dans la première salle :
cercueils en étain au style rococo délirant. Le summum est atteint dans la pièce
suivante, avec le cercueil de Marie-Thérèse et François de Lorraine, véritable
monument du sculpteur Balthazar Ferdinand Moll. En aucun autre endroit le mot
pompe ne s'est aussi bien accordé avec le mot funèbre ! Tout au fond, la
crypte avec le cercueil de l'empereur François-Joseph (mort en 1916) et
celui de l'impératrice (Kaiserin) Élisabeth, dite Sissi (assassinée en 1898),
le plus fleuri de tous.
- Kunsthistorisches Museum (musée des Beaux-Arts) : construit
de 1872 à 1891 en un style pompeux néo-Renaissance italienne. Longue
façade rythmée de pilastres à chapiteaux ioniques et surmontée d'un dôme avec
quatre clochetons. L'intérieur se révèle encore plus époustouflant. Majestueux
escalier avec la Victoire de Thésée sur le Minotaure de Canova. Monumentale
rotonde au décor particulièrement chargé. Compter au moins 5 à 6 h
pour tout visiter. En fait, le musée en regroupe trois en un : celui de
peinture, celui des arts décoratifs et celui des antiquités.
Les collections reflètent essentiellement les goûts de certains des membres
de la Maison d'Autriche. C'est pourquoi, si les écoles nordique, italienne et
espagnole de peinture sont bien représentées, les peintures d'origine française
et anglaise sont un peu les parents pauvres du musée. Un musée passionnant,
une bousculade de chefs-d’œuvre.
- Musée Leopold du MuseumsQuartier : c'est le grand cube
de calcaire blanc situé à gauche en entrant dans le complexe culturel. Le musée
abrite une collection privée de peintures et de dessins autrichiens qui ravira
les amateurs d'art moderne. Les quelque 5 000 œuvres du XIXe et
XXe siècle, collectionnées toute sa vie par le Dr Rudolf Leopold et acquises
par l'État autrichien en 1994, sont présentées par roulement et généreusement
exposées dans ce bâtiment lumineux et spacieux. A ne pas manquer : les
œuvres d'Egon Schiele au 3e étage.
- La maison de Hundertwasser : Hundertwasser (1928-2000),
peintre et plasticien non conformiste, imagina et construisit cet ensemble HLM
de 50 appartements en 1983. Aujourd'hui, il n'y a plus guère de controverse,
tant l'édifice a fait pour le renom de l'architecture moderne à Vienne. Hundertwasser
a imaginé de confronter les masses de couleurs entre elles, les décrochements
d'étages, éléments végétaux, surfaces de béton et de céramique, angles de toutes
ouvertures, fenêtres de toutes formes, étages qui ondulent, lignes brisées dans
un décor assez délirant. Bref, une anarchie de formes et de couleurs bon enfant,
ludique, écolo, rafraîchissante.
- Le Belvédère : un des ensembles architecturaux baroques
les plus séduisants d'Europe. Par beau temps, une délicieuse promenade à ne
pas manquer. Conçu sur le modèle de Versailles, il fut édifié à partir de 1714
par Johann L. von Hildebrandt. Entre les deux châteaux qui le composent
- le Belvédère inférieur (habitation) et le Belvédère supérieur (destiné aux
réceptions), un splendide jardin à la française en terrasses. Le Belvédère inférieur
abrite le musée d'Art baroque et celui de l'Art médiéval, le Belvédère supérieur,
la galerie de peinture autrichienne des XIXe et XXe siècles.
- Le pavillon de la Sécession : www.secession.at.
Cette oeuvre de J. M. Olbrich se voulait l'antithèse des édifices
académiques et grandiloquents du Ring. En réaction au conservatisme architectural
triomphant, il apparaît donc comme une délicieuse et ironique provocation. De
dimensions modestes, il constitue cependant l'un des plus fascinants exemples
de ce mouvement de contestation de la fin du XIXe siècle.
- Stephansdom (la cathédrale Saint-Étienne) :
Stephansplatz. Ce fut d'abord un édifice du XIIIe siècle de style roman
reconstruit en gothique aux XIVe et XVe siècles. Si la cathédrale
eut à subir des dégâts lors du siège des Turcs en 1683 et lors des guerres
napoléoniennes, les destructions des bombardements de 1945 furent les pires.
De la période romane, subsiste la façade principale, avec les tours des Païens
et, surtout, le beau portail central. Les côtés de la cathédrale et la tour
sud du XVe siècle de 137 m de haut, chef-d'œuvre du gothique germanique,
abritent une véritable forêt de pinacles. L'intérieur de l'église est abondamment
décoré. Nef d'une grande ampleur. Une particularité : chaque pilier de
la nef possède son autel de style baroque. Dans le transept gauche, entrée
des catacombes où reposent des Viennois, célèbres ou non.
- Le Musée juif de Vienne : ouvert au public en 1996,
il occupe, en plein cœur de l'Inner Stadt, l'ancien palais Eskeles (XVe siècle),
qui appartint de 1805 à 1807 à Constance Mozart, la veuve du célèbre
musicien. Au début du XXe siècle, le palais abritait la galerie d'art la
plus célèbre de la capitale où furent présentées pour la première fois au public
les toiles d'Egon Schiele, Max Oppenheimer, Van Gogh, Renoir, Toulouse-Lautrec...
Aujourd'hui, le musée présente des collections permanentes (objets liturgiques,
peintures, documents) et des expositions temporaires (au 1er étage) sur
des thèmes très variés de la culture juive askhénaze. Visite indispensable pour
comprendre l'enracinement (plus de dix siècles pour certaines familles !)
de la communauté juive dans l'histoire de l'Autriche, et sa contribution exceptionnelle
à l'essor de l'industrie, des sciences, de la littérature, de la musique, des
arts de ce pays.
- Le Trésor impérial à la Hofburg (Schatzkammer) :
accès par la cour des Suisses.
Une des plus fascinantes collections d'art sacré et profane du monde. Deux épaisses
portes blindées marquent l'entrée du trésor et donnent accès à une suite d'une
dizaine de salles plongées dans la pénombre. Ne pas manquer la couronne personnelle
de l'empereur Rodolphe II, le berceau en argent du roi de Rome, dit l'Aiglon,
fils de Napoléon, les objets liturgiques, reliques et parements utilisés naguère
à la Cour impériale et à la chapelle de la Hofburg.