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![]() Activités VeniseFêtes - Les Régates de l'Épiphanie : le 6 janvier au matin,
des hommes déguisés en vieilles femmes (befana) font la course sur le
Grand Canal à bord d'embarcations diverses. Ils sont censés apporter des cadeaux
aux enfants. Le carnaval de Venise Origine Le mot « carnaval » vient de l'italien « carnelevare », qui signifie « sans viande », car la période suivant le Mardi gras est une période de jeûne. Au XVIIIe siècle, avant de disparaître provisoirement avec la chute de la République, le Carnaval s'étalait sur six mois, du 1er dimanche d'octobre au Carême. Pendant toute sa durée, tous les Vénitiens, quelle que soit leur condition sociale, se déplaçaient revêtus d'un tabarro (sorte de longue cape) et le visage masqué par la bauta (masque blanc pourvu d'un voile noir surmonté d'un petit tricorne). Tout devenait alors permis, chacun étant l'égal de son voisin. Il n'y avait plus d'autorité ni de soumission. Festivités Progressivement, le masque ne suffit plus ; vint alors le temps du travestissement. Chacun y allait de son imagination pour inventer un personnage, en recourant aux trésors de la commedia dell'arte. La folie gagnait lentement la place Saint-Marc et les quartiers environnants. Toute la ville se transformait en une gigantesque scène de théâtre où l'on dansait et chantait. Venise était alors la ville de toutes les séductions. L'idylle était à l'honneur comme l'amour libertin ; ils ont fait d'elle, aujourd'hui encore, la cité de tous les plaisirs. Il existait, à son âge d'or, plusieurs sortes de déguisements bien codifiés. Le costume le plus connu était celui du mattaccino. À partir du XIIIe siècle, les jeunes gens avaient l'habitude de se déguiser en clowns et de s'adonner au célèbre « jeu des œufs ». Ce jeu consistait à lancer avec une fronde des œufs remplis d'eau de rose à toutes les femmes que les mattaccini trouvaient belles. Mais 1797, l'année de tous les malheurs pour Venise, marque la fin des festivités. Le dernier carnaval sombre dans la débauche et les dépenses fastueuses. Redécouverte À la fin des années 1970, le carnaval est remis à l'honneur. Les premières éditions ont renoué avec la spontanéité et la magie de l'époque. Le succès fut immédiat. Mais, trop vite, la fête est devenue un enjeu économique pour les commerçants. Le carnaval y a perdu son caractère et son éclat, même si l'on peut encore glaner dans la brume et le froid quelques images sympathiques. La fréquentation touristique atteint des records à cette période, même si l'essentiel de la fête se passe loin des regards de la foule et qu'il faut payer très cher pour avoir son entrée dans les fêtes privées. Les prix gonflent et les chambres libres se font extrêmement rares. Dommage pour l'esprit du Carnaval... Spectacles Même si Venise est déjà un spectacle en soi, elle propose une activité culturelle foisonnante. Pour connaître le programme durant votre séjour, vous trouverez dans les hôtels (de plus de trois étoiles) et à l'office de tourisme le fascicule gratuit Un Ospite di Venezia, très bien fait. On peut aussi se procurer Eventia Manifestazioni auprès de l'office de tourisme. La musique classique La musique classique occupe à Venise une place de choix. On a d'ailleurs l'habitude de dire qu'elle est ici chez elle. Au XVIIIe siècle, il y avait quatre conservatoires annexés aux grands hôpitaux de Venise, ayant chacun sa spécialité. La Pietà était renommée pour la musique symphonique, les Mendicanti pour la qualité des voix. En dehors des salles publiques, la rue constituait une scène immense où s'installaient de nombreux orchestres improvisés. Aujourd'hui, cette tradition continue, surtout sur la place Saint-Marc. À Venise, il y a presque tous les soirs un concert de musique classique dans les théâtres, dans les églises comme San Zaccaria, les Frari, ou encore dans les scuole ou à l'Ateneo. On peut y entendre de la musique symphonique, de la musique de chambre ou du chant. Pour les amateurs d’opéra, la réouverture de la Fenice est le petit « plus » merveilleux qui ajoute désormais au bonheur du séjour, à condition d’avoir réservé sa place longtemps à l’avance, évidemment. Le théâtre Le théâtre constitue le second pilier culturel de Venise. On comptait au XVIIIe
siècle sept salles spacieuses et fréquentées, quand Paris n'en possédait que
trois. Quatre de ces théâtres étaient consacrés à l'opéra, les trois autres
à la comédie. Mais il fallait ajouter les salles privées et les théâtres ambulants. Musées Le musée Correr Le musée Correr constitue une excellente introduction à l'histoire de Venise et permettra de mieux apprécier la visite de la ville. Les œuvres qu'il renferme ont été léguées en 1830 par Teodoro Correr, qui appartenait à l'une des plus anciennes familles vénitiennes. A voir, entre autres : des sculptures de Canova, d’innombrables documents sur la civilisation vénitienne du temps de sa splendeur et de sa puissance navale, des instruments de navigations et des cartes maritimes d’époque, des œuvres majeures de la peinture vénitienne depuis la fin du XIIIe siècle jusqu'au XVIe siècle, des toiles de Carpaccio, L'Adoration des mages de Pierre Bruegel le Jeune, La Madonna del latte de Dirck Bouts. Le palais des Doges Chef-d'œuvre du gothique vénitien bâti entre 1340 et 1441. Le volume imposant
de la résidence des doges échappe à l'impression de lourdeur grâce à un habile
procédé architectural : l'inversion des masses. Cette technique place aux niveaux
supérieurs les volumes pleins, tandis que les galeries inférieures bénéficient
d'une grande finesse de décor. Cela augmente la légèreté de l'ensemble, qui
a l'air de reposer comme par miracle sur de fines colonnettes. Le palais n'était
pas seulement la résidence du doge : les trois quarts étaient occupés par les
organes politiques et judiciaires de l'État. Après des incendies successifs,
le palais a été redécoré par les plus grands artistes de la Renaissance. La collection Peggy Guggenheim Le palais d’un seul étage est inachevé ; les Vénitiens l'appellent d'ailleurs Il palazzo non compiuto. La milliardaire Peggy Guggenheim s’y installa en 1949, après avoir déjà ouvert un musée à Londres en 1938. Elle accumule à cette époque une incroyable quantité d’œuvres d’art, soutenant des artistes comme Pollock, et constitue la base de la collection que l'on peut admirer aujourd'hui. Le musée est absolument unique. C'est probablement la plus fascinante collection privée d'art contemporain d'Europe, dans le plus beau cadre dont on puisse rêver. Il est donc bien difficile de faire l’inventaire des plus belles pièces. Sachez que le musée contient entre autres des œuvres de Picasso, d’Albert Gleizes, de Metzinger, de Braque, de Fernand Léger, de Duchamp... On insistera sur une superbe toile de Mondrian (Composition), un Chagall (La Pluie), un Delvaux (L'Aurore), un Dalí (Naissance des désirs liquides), et des toiles de Miró. Une salle entière est consacrée à Pollock et à l’art américain. L'art entre les deux guerres n’est pas oublié, avec des toiles de Kupka, Juan Gris, Klee et Tanguy, sans oublier des toiles de Peggy Guggenheim elle-même. Internet : www.guggenheim-venice.it. Le musée de l'Accademia (Galleria dell'Accademia) C'est le plus beau musée de tableaux de Venise et l'un des plus riches au monde. Il rassemble des chefs-d'œuvre qui témoignent de l'art vénitien depuis le XIVe siècle jusqu'au XVIIIe siècle. Il y a près de 400 oeuvres de Giovanni Bellini, Giorgione, du Tintoret, Véronèse, Bassano, Titien. Le musée présente également les plus belles œuvres de Tiepolo, l'un des plus grands peintres vénitiens du XVIIIe siècle : Diane et Actéon, Enlèvement d'Europe, Diane et Callisto, Élévation de croix. Malheureusement, les planches explicatives n’existent qu’en italien ou en anglais, mais vous pouvez louer un audioguide (4 €). Il est possible de visiter gratuitement la quadreria, le dépôt des galeries (visite en italien uniquement) pour admirer les tableaux qui ne peuvent être exposés, faute de place. Uniquement sur rendez-vous. L’Accademia occupe les lieux de l’ancien couvent de la Charité, transformé en musée à la chute de l’empire napoléonien pour recevoir les peintres vénitiens. Un musée à l’ancienne mode donc, fascinant sur tous les plans. Internet : www.gallerieaccademia.org. Achats Les masques Les fameux masques en papier mâché font maintenant partie du mythe de Venise. Pour les fabriquer, on sculpte un modèle dans de l'argile puis on en fait un moulage en plâtre. Une fois sec, ce moule est enduit de vaseline, puis tapissé par une ou deux couches de papier journal ou de papier blanc, préalablement mouillé dans un mélange d'eau et de colle. Puis on démoule le tout quand c'est bien sec. Le masque est ensuite poncé avec du papier de verre. Les petites imperfections sont alors corrigées avec du plâtre liquide (appelé stucco). Pour finir, vient la phase délicate de la peinture à l'eau ; chaque atelier possède d'ailleurs son petit secret de fabrication. Pour donner un léger aspect vieillot, on enduit parfois le masque d'une fine couche de goudron liquide. Artisanat local L'artisanat du Veneto est l'un des plus riches de toute l'Italie. Et
à Venise, on ne fait pas que des masques. Le travail de la mosaïque,
du verre et des dentelles fait aussi partie des activités traditionnelles. L'art
de la mosaïque, apporté par les Romains pour la décoration des maisons et des
villas du Veneto, se pratique encore de nos jours dans les rares ateliers
qui s'occupent de la restauration des églises. L'île de Murano est le
principal centre de fabrication du verre, alors que Burano produit les
fameuses dentelles. |
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