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![]() Traditions VenezuelaFêtes, jours fériés Les Vénézuéliens passent les vacances, les fins de semaine et les jours de fête à la plage. Caracas connaît alors des jours d’embouteillages infernaux à la sortie et à l’entrée de la ville. Les aéroports et les gares routières sont bondés. Essayez de voyager en-dehors des moments de grand départ ou de retour. Il faudra également prévoir que la semaine du carnaval et celle précédant Pâques, bon nombre de bureaux et commerces ferment (mais pas les banques). Parmi les fêtes à ne pas manquer, le carnaval, qui a lieu à travers tout le pays le lundi et le mardi précédant le mercredi de cendres, bien que les festivités débutent une semaine à l’avance. Et le Corpus Christi (en juin), le long de la côte caraïbe (Naiguatá dans le Vargas) et au sud de Caracas (San Francisco de Yare), qui constitue une des fêtes les plus colorées du Venezuela : parades costumées rouge et or, masques cornus et danse du diable (Diablos Danzante). À Mérida dans les Andes, la plus grande fiesta, c’est la Fiesta del Sol. Elle a lieu dans les cinq jours qui précèdent le mercredi des cendres et s’anime de concerts, de folklore ainsi que de combats de taureaux. - 1er janvier : jour de l’An. Histoire Quand Christophe Colomb découvrit le pays, le 12 octobre 1498, le Venezuela était habité par des tribus caraïbes, arawak et chibcha, originaires d’Asie du Nord et arrivées par le détroit de Béring vers la fin de l’époque glaciaire. C’est pourtant Vespucci qui le baptisa : débarqué sur les rives du lac Maracaibo, les petites maisons amérindiennes sur pilotis qu’il aperçut lui rappelèrent Venise. Ainsi le pays hérita-t-il du nom de « petite Venise » ou Venezuela. La lutte pour l’indépendance Les Espagnols semèrent la mort et la désolation parmi les autochtones, s’enfonçant vers l’intérieur du continent à la recherche de l’Eldorado. Le 5 juillet 1811, le Venezuela déclare son indépendance. Mais la guerre durera jusqu’au 24 juin 1821, où Simon Bolivar infligea une défaite décisive aux troupes espagnoles à Carabobo. Né à Caracas en 1783, Bolivar libéra non seulement son pays, mais aussi la Colombie, l’Équateur, le Pérou et la Bolivie, puis les unifia pour former la Grande Colombie. Des luttes de pouvoir menèrent pourtant à l’éclatement de la fédération en 1829. Un an plus tard, Bolivar décédait, entrant dans la légende sous le nom de El Libertador (Le libérateur). Les caudillos et le pétrole Les années 1830 à 1935 virent une succession de dictateurs militaires, les caudillos. Corrompus pour la plupart, ils dirigèrent l’économie de manière désastreuse, entraînant des conflits sanglants. Parmi les caudillos, on retiendra toutefois José Gregorio Monagas, qui abolit l’esclavage en 1854, et Antonio Guzman, qui rendit entre autres l’enseignement primaire obligatoire. En 1910, les réserves de pétrole du lac Maracaibo sont découvertes, amenant une certaine prospérité, qui n’eut malheureusement que peu de retombées pour le peuple. En route pour la démocratie Après des années de soulèvements populaires, le parti de Rómulo Betancourt (AD) prend le pouvoir (1947), avec, pour la première fois, le soutien de la majorité. Mais en 1948, un putsch dirigé par Jiménez rétablit les militaires pour dix ans : la presse fut muselée et les universités fermées. Étudiants et ouvriers s’allient pour renverser la dictature. L’AD reviendra à la présidence jusqu’en 1968. En 1969, pour la première fois dans l’histoire du Venezuela, un parti de l’opposition arrive au pouvoir sans aucun violence. À l’échelle du continent, le Venezuela devient un pionnier en matière de démocratie. Le nouvel Eldorado Durant les années 1970, le pays bénéficie d’une conjoncture économique exceptionnelle. L’AD, de retour au pouvoir, décide de nationaliser les exploitations de fer et de pétrole, investissant massivement dans le développement du pays. Le Venezuela devient un modèle économique pour le continent. L’avenir semblait lumineux, mais c’était sans compter la crise internationale des années 1980. La crise économique Le chômage s’installe, l’inflation devient incontrôlable : le peuple gronde. Pour relancer l’économie, Carlos Andrés Pérez impose des mesures d’austérité draconiennes. En 1989 et 1990, des émeutes font des centaines de morts. L’armée se révolte, prenant le parti d’un jeune officier, Hugo Chavez, qui tente un coup d’État en 1992. Un échec qui se solde par l’emprisonnement de Chavez (pendant deux ans). Les mesures économiques sévères persistent et Hugo Chavez se présente aux présidentielles de 1998. À l’annonce de sa victoire, le peuple est en liesse. Peuples autochtones Les 2 % de Vénézuéliens autochtones habitent le plateau guyanais, le delta
de l’Orénoque, en Amazonie et à l’ouest du lac Maracaibo. On dénombre plusieurs
nations, dont les Waraos, les Yanomamis, les Piaroas, les Sanemas, les Guahibos,
les Yekuanas, etc. La plupart de leurs langues appartiennent aux familles linguistiques
carib, arawak et chibcha. Les Yanomami, dont le territoire couvre la région
montagneuse du sud du Venezuela et du nord du Brésil, constituent l’ethnie la
plus préservée et la plus importante d’Amazonie du Nord. La ville de Puerto Ayacucho possède un musée ethnologique intéressant
où les cultures amérindiennes régionales sont bien représentées. La perpétuation
des traditions autochtones n’est désormais plus soumise à l’intérêt que leur
portent les nombreux anthropologues : les ethnies locales sont de plus
en plus organisées pour faire valoir leurs droits et perdurer leurs mœurs. Artisanat et produits régionaux Pas de Venezuela ni de Vénézuélien sans hamac. Cet indispensable
équipage se trouve dans toutes les régions du pays, mais ceux fabriqués du côté
de Chichiriviche, sur la côte caraïbe, ont la particularité d’être composés
de fines cordes de nylon nouées, colorées, très résistantes et légères. On en
trouve aussi de très beaux à base de coton. Les hamacs tissés s’appellent homoco,
tandis que les hamacs noués comme des filets de pêche se disent chinchorro.
Chez les Waraos (du delta de l’Orénoque), le hamac est le seul et unique mobilier
traditionnel. D’ailleurs, maison dans leur langue se dit honoko, le lieu
où se trouve le hamac. Voilà fort certainement l’origine du terme désignant
cette géniale invention amérindienne. À Puerto Ayacucho, en Amazonie, le mercado indigeno (marché autochtone)
expose à la vente diverses œuvres de talents locaux, essentiellement piaroa
et guahibo (des tabourets, des paniers, des poteries, reproductions d’animaux,
des flèches, des mobiles, etc.). Dans les Andes, évidemment, le bonnet
andin fait tourner le commerce. |
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