Pas de Venezuela ni de Vénézuélien sans hamac. Cet indispensable équipage se trouve dans toutes les régions du pays, mais ceux fabriqués du côté de Chichiriviche, sur la côte caraïbe, ont la particularité d’être composés de fines cordes de nylon nouées, colorées, très résistantes et légères. On en trouve aussi de très beaux à base de coton. Les hamacs tissés s’appellent homoco, tandis que les hamacs noués comme des filets de pêche se disent chinchorro. Chez les Waraos (du delta de l’Orénoque), le hamac est le seul et unique mobilier traditionnel. D’ailleurs, maison dans leur langue se dit honoko, le lieu où se trouve le hamac.
Les Waraos comptent d'ailleurs parmi les peuples les plus habiles du Venezuela. Ils fabriquent des paniers à base de fibres tirées d’un palmier, avec lesquelles les femmes confectionnent également leurs hamacs. Les hommes se consacrent à la sculpture sur bois.
À Puerto Ayacucho, en Amazonie, le mercado indigeno (marché autochtone)
expose à la vente diverses œuvres de talents locaux, essentiellement piaroa
et guahibo (des tabourets, des paniers, des poteries, reproductions d’animaux,
des flèches, des mobiles, etc.). Dans les Andes, évidemment, le bonnet
andin fait tourner le commerce.
À Cumaná, la grande spécialité locale, c’est le cigare roulé à
la main appelé auras ou tabacos. Étrangement, ils le fument à
l’envers, c'est-à-dire le bout allumé dans la bouche ! Caripe est réputé
pour ses cultures de café. Mis à part le fameux breuvage, tentez
les liqueurs de café. Parmi les spécialités amazoniennes, citons seulement la
sauce au piment à base de fourmis, ainsi que le cacao, cultivé par les Yekuanas
et les miels que produisent les Sanemas, les Piaroas et les Guahibos.
Les Vénézuéliens passent les vacances, les week-end et jours de fête à la plage. Caracas connaît alors des jours d’embouteillages infernaux à la sortie et à l’entrée de la ville. Les aéroports et les gares routières sont bondés. Essayez de voyager en-dehors des moments de grand départ ou de retour. Il faudra également prévoir que la semaine du carnaval et celle précédant Pâques, bon nombre de bureaux et commerces ferment (mais pas les banques).
Parmi les fêtes à ne pas manquer, le carnaval a lieu à travers tout le pays les lundi et le Mardi gras (précédant le mercredi
des Cendres), bien que les festivités débutent une semaine à l’avance.
À Mérida, dans les Andes, la plus
grande fiesta, c’est la Fiesta del Sol. Elle a lieu dans les 5 jours qui précèdent le mercredi des Cendres et s’anime de concerts, de folklore et de combats de taureaux.
Le Corpus
Christi (en juin), le long de la côte caraïbe (Naiguatá dans le Vargas)
et au sud de Caracas (San Francisco de Yare), constitue une des fêtes les
plus colorées du Venezuela : parades costumées rouge et or, masques cornus
et danse des diables (diablos danzante).
Les 2 % de Vénézuéliens autochtones habitent le plateau guyanais, le delta
de l’Orénoque, en Amazonie et à l’ouest du lac Maracaibo. On dénombre plusieurs
nations, dont les Waraos, les Yanomamis, les Piaroas, les Sanemas, les Guahibos,
les Yekuanas, etc. La plupart de leurs langues appartiennent aux familles linguistiques
carib, arawak et chibcha.
Les Yanomami, dont le territoire couvre la région
montagneuse du sud du Venezuela et du nord du Brésil, constituent l’ethnie la
plus préservée et la plus importante d’Amazonie du Nord.
Ces peuples sont riches d'un véritable patrimoine : grandes maisons coniques des Yekuanas, ainsi que leurs longues pirogues (curiaras), maisons circulaires des Piaroa, hautes de 12 m
et recouvertes de chaume de haut en bas.
Ces peuples possèdent aussi des médecines traditionnelles sur lesquelles les compagnies
pharmaceutiques se penchent depuis longtemps, étudiant notamment les pratiques chamaniques et les plantes
médicinales. Les Wakenais soignent par la pratique du
malikai : ils entrent en contact avec les esprits guérisseurs par
le chant.
La ville de Puerto Ayacucho possède un musée ethnologique intéressant
où les cultures amérindiennes régionales sont bien représentées. La perpétuation
des traditions autochtones n’est désormais plus soumise à l’intérêt que leur
portent les nombreux anthropologues : les ethnies locales sont de plus
en plus organisées pour faire valoir leurs droits et perdurer leurs mœurs.
Des
réserves ont été établies en Amazonie, interdites d’accès sans autorisation,
non seulement pour restreindre l’exploitation minière dans le coin - qui
pollue l’environnement essentiel à leur existence -, mais aussi pour limiter
le passage des touristes. De grands meetings entre nations autochtones du monde
entier sont régulièrement organisés.
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