Au Venezuela, contrairement aux autres nations d’Amérique latine, le football
ne semble pas vraiment passionner les foules. C’est en premier lieu le baseball
(beisbol) qui remporte tous les suffrages, suivi de près par le basket.
L’équipe de baseball la plus soutenue est assurément celle des Leones de
Caracas. Les matchs de la capitale ont lieu à l’Estadio universitario
de Caracas, qu’on peut rejoindre en métro.
Le pays compte en outre plusieurs hippodromes, le meilleur (La Rinconada)
se situant à Caracas.
Corrida
Le Venezuela fait partie des pays dans le monde
où se pratique encore traditionnellement la corrida. Au XVIIe siècle,
les corridas de Caracas avaient lieu en plein centre-ville, sur l’actuelle plaza
Simón-Bolívar.
En 1896 a eu lieu l’inauguration du Circo metropolitano
(qui devint parallèlement la première salle de ciné), remplacé par le Nuevo
circo dès 1919 (fermé en 1997). Parmi les arènes (plaza de
toros), celles de La Victoria et de Maracay sont les plus anciennes (datent
de 1930 environ).
Les autres furent édifiées vers la fin des années 1960
et dans les années 1970, pendant l’âge d’or de la corrida vénézuélienne.
Elles servent pour la plupart de centres polyvalents, accueillant aussi bien
matadors et aficionados, que des concerts, des expositions, du
théâtre et divers événements sportifs. L’arène de Valencia est la plus célèbre,
ayant accueilli les élégantes faenas de nombreux grands toreros, ainsi
qu’une pléiade de célébrités de la musique, dont Pavarotti.
Architecture
Étant donné que les colons ne pensaient pas pouvoir tirer de grandes richesses
du Venezuela, on ne trouve pas ici d’édifices grandioses comme en Colombie ou
au Pérou. Les églises furent construites de manière plutôt sobre et les maisons
dans un style rappelant l’Andalousie. Ce n’est que dans les dernières années
de l’époque coloniale que de grandes villas furent érigées pour refléter la
richesse de leurs propriétaires. On en trouve quelques exemples ici et là.
La ville de Coro notamment, dans l’État du Falcón, a été inscrite au patrimoine
mondial de l’humanité par l’Unesco en raison des nombreuses maisons coloniales
qui parent ses rues. Dans les années 1870, Guzman Blanco lance le premier
plan de modernisation de Caracas. Apparaissent dans la capitale les édifices
monumentaux guzmancistas tels que le Panteón Nacional, le Capitolio
et le théâtre municipal.
À la grande époque de l’or noir, de nombreux
quartiers historiques ont été détruits sans remords pour être remplacés par
des constructions modernes. Caracas possède toutefois encore un centre
historique digne de ce nom. Voir notamment la maison de Simón Bolívar, dite
la Casa natale.
Le centre historique de Maracaibo vaut également
le détour, ainsi que quelques-uns de ses petits quartiers populaires très colorés
et son immense pont General Rafael Urdaneta (8,6 km), qui traverse
le lac et relie la ville au reste du pays. On notera également son bel édifice
Art déco, le Centro de arte de Maracaibo (1928).
Le routard accoutumé aux splendeurs architecturales d’autres pays d’Amérique
latine sera peut-être quelque peu déçu, mais la nature compensera !
Activités
Le Venezuela possède des paysages extrêmement variés.
Des plaines inondées des Llanos au littoral caribéen, en passant pas les Andes,
le delta de l’Orénoque, les tepuys du plateau guyanais ou la forêt amazonienne,
vous aurez de quoi faire : plongée, trekkings de haute altitude, ornithologie
à travers les mangroves, balades en bateau d’une île à l’autre, expéditions
en pirogue, repérage d’animaux sauvages, farniente sous les cocotiers, compter
les mouches en attendant le traversier, pâlir en bus au-dessus des ravins, désensabler
son 4x4, fuir les fourmis géantes… On a vite fait de trouver l’aventure
avec un grand « A ».