Géographie
Le Venezuela se situe sur la côte septentrionale
de l’Amérique du Sud (Tropique du Cancer), bordé par la mer des Caraïbes au
Nord, l’Atlantique à l’Est, le Guyana au Sud-Est, le Brésil au Sud et la Colombie
à l’Ouest. Sa superficie est de 912 050 km², dont 5 %
de terres agricoles, 18 % de terres inexploitées, 3,3 % d’eau et 54 %
de forêt. Il se compose de 24 États, d’un district fédéral et de 72 îles
(dont Margarita, la plus grande), appelées dépendances fédérales. Sa densité
est de 27 hab./km². La population se concentrant essentiellement
sur la côte, le pays offre de vastes espaces naturels inhabités.
Le fleuve Orénoque
prend source dans la région amazonienne au Sud. Longeant d’abord la frontière
Colombienne à l’Est, il divise ensuite le pays sur un axe Est-Ouest, marquant
la frontière entre les Llanos et le plateau guyanais, où il forme un delta pour
finir dans l’Atlantique. Dans la région montagneuse à l’Ouest, le Pico Bolívar
de la cordillère andine de Mérida culmine à 5 007 m d’altitude.
Climat
Un climat chaud et tropical règne sur la majorité
du pays, mais les hautes terres et les régions montagneuses sont plus fraîches.
Il n’y a que deux saisons au Venezuela : la saison des pluies (invierno
ou hiver) et la saison sèche (verano ou été). La saison sèche commence
en décembre et finit en avril. La saison des pluies dure le reste de l’année.
Les basses terres reçoivent très peu de précipitations, mais la jungle humide
tropicale en reçoit environ 200 cm annuellement et ne connaît pas de saison
sèche.
Quand partir ?
Si vous comptez bronzer sur les sables caribéens
ou user vos semelles dans les Andes, choisissez plutôt la saison sèche, de décembre
à avril. Cela vous évitera également de trop patauger dans la boue amazonienne
et vous aurez plus de chances d’apercevoir la faune des Llanos. En revanche,
certains sites naturels, tels que les chutes de Salto Angel, seront plus impressionnants
pendant la saison humide. Les Vénézuéliens étant eux-mêmes de fervents voyageurs,
évitez éventuellement les périodes de vacances durant lesquelles les hôtels,
posadas et campings se remplissent vite (Noël, Pâques et pendant le carnaval),
bien que vous risquiez de rater quelques sympathiques festivités.
Que faut-il emporter ?
À moins de crapahuter dans les montagnes andines à l’ouest du pays, auquel
cas vous aurez besoin d’un équipement pour affronter des températures hivernales
et les longs sentiers en altitude, des vêtements légers suffiront. Par contre,
il faut prévoir de quoi se protéger contre les pluies diluviennes, notamment
dans les Llanos, en Guyane et en Amazonie, ainsi qu’une petite laine dans les
restos et autres lieux publics transformés en frigo par ces grands adeptes de
la climatisation. De même, dans les villes d’altitude élevée (Mérida) et à Caracas
dans une moindre mesure, une petite laine pour les soirées fraîches sera la
bienvenue.
Pensez à prendre des hauts à manches longues et pantalons à toile serrée pour
vous protéger des moustiques et du soleil. Une moustiquaire ultra-performante
deviendra aisément votre meilleur compagnon de voyage, ainsi que tout insecticide
en crème ou spray. Et pour calmer les piqûres des bébêtes qui franchiraient
tous ces obstacles, une bonne crème apaisante. Souriez ! On s’y
fait !
Faune et flore
Dans le delta de l’Orénoque, labyrinthe aquatique parsemé d’îlots,
la faune se compose d’aras, de martins-pêcheurs, de caïmans, de toutes sortes
de singes et de quelques jaguars. L’épaisse végétation de branches et de lianes
est entrecoupée par les bras du delta qui se jettent dans l’océan.
Le Monagas est célèbre pour ses oiseaux nocturnes, les guacharos,
vivant dans une grotte à Caripe. Ici, le paysage se compose de forêts tropicales,
de plantations de café, de champs de canne à sucre.
La côte caraïbe au Nord, rocheuse et aride (Anzoátegui, Miranda,
Vargas, Distrito Federal, Aragua, Carabobo et Falcón), alterne cactus, forêts
d’aubépine, mangroves et magnifiques plages parsemées de palmiers. Un véritable
paradis des ornithologues peuplé d’ibis rouges, caracaras huppés, hérons verts,
toutes sortes d’aigrettes, etc.
Les récifs coralliens abritent de nombreuses espèces de poissons tropicaux.
À l’Ouest, se dressent les Andes vénézuéliennes. Jusqu’à 500 m
d’altitude croît une végétation de type tropicale, remplacée par une flore semi-tropicale
jusqu’à 1 500 m. Au-delà apparaissent des arbustes, des tapis de lichen
et des fleurs multicolores (orchidées notamment, la fleur nationale du Venezuela).
Citons le parc national de Sierra la Culata, où vivent encore quelques condors
(état de Mérida).
Entre la cordillère caraïbe au Nord, les Andes à l’Ouest, le fleuve Orénoque
au Sud et le plateau guyanais à l’Est, s’étendent les Llanos,
plaines de savane arborée aux nombreux ranchs de bétail, s’étendant sur plus
du tiers de la superficie du pays. Pendant la saison humide, c’est une vastitude
verdoyante, partiellement inondée que l’on traverse. En saison sèche, elle passe
de boueuse à poussiéreuse, sous le soleil implacable. Les quelques oasis qui
restent font le bonheur des pêcheurs et il est alors plus aisé de surprendre
la faune : jaguars, fourmiliers, singes hurleurs, lamantins, tortues,
dauphins
d’eau douce, ainsi que le capybara, plus grand rongeur du monde, et l’anaconda,
le serpent détenant le record de longueur.
Dans l’État de Bolivar (à l’Est), sur le plateau guyanais, le
paysage est constellé de montagnes tabulaires appelées tepuys, qui comptent
parmi les plus anciennes formations rocheuses à la surface du globe : elles
existaient déjà avant la dérive des continents. Disséminé dans une vaste savane,
la Gran Sabana, chaque tepuy possède ses propres faune et flore, que
l’on ne trouve nulle part ailleurs. Le tepuy le plus élevé chevauche les frontières
du Venezuela, du Brésil et du Guyana. Il s’agit du mont Roraima (2 810 m),
qui inspira à Sir Conan Doyle les descriptions de son Monde perdu. Cinq
jours de marche pour en venir à bout, mais quelle récompense ! Paysages
lunaires de roches noires, plages de sable rose et plantes bizarres.
Le territoire de la forêt amazonienne s’étend sur 175 750 km²
et englobe les sources de l’Orénoque. Bien sûr, une grande partie de l’État
est recouvert de forêt vierge, mais à la frontière avec le Brésil se trouve
la montagne la plus élevée d’Amérique latine à l’est des Andes, le Cerro
Neblina (3 014 m).