Culture Turquie

Derviches tourneurs (Mevlevi)

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans. Leur nom a pour origine le mot persan darwich qui signifie « pauvre ». Fondé par le poète mystique Djaläl al-Dïn al-Rümï (surnommé Mevlana, « notre maître ») au XIIIe siècle, l'ordre soufi des mevlevi, appelé communément derviches tourneurs, n'est présent aujourd'hui que dans deux villes : Konya et Istanbul. Il reste encore plusieurs tekke (couvents) en activité.

Leurs cérémonies sont impressionnantes, envoûtantes, et d'une grande poésie. Les derviches utilisent la danse pour communier avec Dieu.
Lors des cérémonies, le derviche pivote sur la pointe des deux premiers orteils du pied droit pendant plusieurs périodes de 10 à 30 mn, la danse rituelle faisant se mouvoir en demi-cercle et en deux temps. Le premier symbolise la création (arc descendant, procédant de Dieu) ; le second, lorsque le danseur tourne dans l’autre sens, la communion spirituelle (arc ascendant). Cette danse s’effectue avec la paume d’une main tournée vers le haut et l’autre tournée vers le bas. La première main reçoit la parole de Dieu et la seconde la transmet aux croyants.

Avec l'instauration de l'État laïc en 1924, sectes et confréries religieuses sont interdites : les danses rituelles disparaissent.

Aujourd'hui cependant, à Konya, une fois par an, à la mi-décembre, les derviches tourneurs commémorent pendant une dizaine de jours l'anniversaire de la mort du poète Mevlana.

À Istanbul, il règne une certaine tolérance depuis les années 1950, et une vingtaine de tekke sont en activité. Certains acceptent les visiteurs, d'autres sont réservés strictement aux membres de la congrégation. Dans les tekke traditionnels, on peut assister à des cérémonies chaque semaine, tandis que celui de Galata propose, en principe, des cérémonieq-spectacleq tous les dimanches après-midi, pour les touristes (il est conseillés de réserver). Un spectacle gratuit est proposé le samedi soir au Mevlana Kültür Merkezi à Konya ; un autre, tous les soirs au caravansérail de Sarıhan, près d’Avanos (mais l’entrée n’est pas donnée).

Hammam

Un seul « m » en turc : hamam. On l'appelait autrefois le bain turc.

Les Romains sont à l’origine du hammam, avec les thermes. Les musulmans ne firent qu’adapter le concept de bain à leurs propres traditions, préférant l’eau courante à l’eau stagnante des bains romains. Les croisés, qui y avaient pris goût, l’ont importé en Europe au XIIIe siècle. Mais l’Église, horrifiée, a rapidement interdit cette innovation. Les Turcs, pourtant, sont des plus prudes, et on ne se dévêt pas totalement, même au hammam. Les femmes apportent leur peştemal, un tissu qu’elles nouent autour de la taille. Les touristes peuvent s’en procurer à l’entrée.

On se déshabille dans une première salle, qui sert également de pièce de repos : on s’y allonge sur des matelas pour boire du thé. La pièce suivante est surmontée d’une coupole, dont les alvéoles laissent passer la lumière. C’est là que l’on se lave avec un savon et que l’on se frotte au gant de crin, au pied de petites fontaines murales dont on recueille l’eau dans des cuvettes. Puis on va s’asseoir sur l’estrade centrale, en marbre, chauffée par en dessous, avant de plonger dans l’étuve, une salle sans aucune ventilation, d’où l’on ressort lessivé mais avec une peau de bébé.

Le massage est énergique, et il est inutile de crier grâce, le masseur n’en tiendra aucun compte. Dans la partie féminine, c’est une femme qui viendra vous frotter. Sinon, refusez : un masseur n’oserait pas se présenter devant une femme turque, il n’y a donc aucune raison qu’il le fasse avec les touristes.

Le hammam traditionnel est divisé en deux parties : l’une pour les femmes, l’autre pour les hommes ; sinon, des horaires différents sont pratiqués pour les femmes et les hommes dans le même hammam.

La fin d'une époque ?

La sortie au hammam fut, des décennies durant, le seul contact avec le monde extérieur pour les femmes recluses. Récemment encore, c’était un endroit où l’on venait faire sa toilette, un lieu de rencontre entre amis. Mais les appartements sont désormais pratiquement tous équipés d’une salle d’eau. Les clients se font rares et le chauffage coûte cher. Les gains s’amenuisent. Même si ce n’est pas la fin des hammams, le nombre d’établissements risque certainement de diminuer.

Narghilé

Le narghilé est aujourd'hui une institution en Turquie. Depuis que la loi interdisant de fumer dans les lieux publics est entrée en vigueur en 2009, on fume désormais sur les terrasses. Une dérogation était prévue pour les bars à narghilé, mais elle est restée dans les cartons, du moins pour l'instant.

Pour fumer le narghilé, il faut savoir être patient. Fumer une pipe prend de 1 à 2h. Le préposé au tabac prépare un mélange qu'il roule dans une large feuille de tabac mouillé. Il sort un embout jetable en plastique, et le tuyau qui va permettre de refroidir la fumée en la faisant circuler à travers la carafe d'eau. Puis il passe d'une table à l'autre en apportant des morceaux de charbon de bois incandescent qu'il pose sur les cylindres de tabac.
Un narghilé se doit d'être régulièrement rallumé. Les habitués viennent parfois avec leur propre embout, en ambre, et une pincette avec laquelle ils déplacent les braises sur le fourneau. Quand la gorge est trop desséchée, on boit du thé ou du tilleul dans de petits verres.
L'esprit s'engourdit gentiment. Le mélange est fait exclusivement de tabac aromatisé aux fruits.

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