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![]() Traditions TibetCalendrier Le système du calendrier tibétain diffère beaucoup de notre calendrier grégorien puisqu'il se base sur les mouvements du soleil et de la lune. Il possède de 4 à 6 semaines de retard sur le nôtre. Les années sont dénombrées (ajouter 127 ans à notre calendrier) mais surtout désignées par un nom d'animal conjugué avec un élément. Février (1er mois lunaire) - Du 1er au 7e jour : fêtes du Nouvel An (Losar).
Fêtes familiales. Le mieux est d'être à Lhassa : pendant une semaine se succèdent
courses hippiques, théâtres et carnavals.
Mars (2e mois lunaire) - Du 28e au 29e jour : festival d'exorcisme, pour chasser le mal. Mai (4e mois lunaire) - 8e jour : anniversaire de la naissance de Bouddha Sakyamuni.
Importants pèlerinages. Juillet (6e mois lunaire) - 4e jour : commémoration du premier sermon du Bouddha Sakyamuni (Chökhor Düchen). Septembre (8e mois lunaire) - 10e jour : festival de l'étoile d'or (Vénus), bains rituels dans les rivières. Octobre (9e mois lunaire) - 22e jour : le Bouddha descend des Cieux où il s'est rendu pour enseigner à sa mère. Ouverture de tous les monastères. Novembre (10e mois lunaire) - 25e jour : festival des lampes. Janvier (12e mois lunaire) - 29e jour : fêtes de fin d'année. Religion Divinités et tantras À gauche et à droite du Bouddha historique, Sakyamuni, se
trouvent le Bouddha du passé, Dipamkara, et le Bouddha du futur, Maitreya. Protecteurs Les divinités protectrices sont généralement représentées sous des formes courroucées. Certaines sont des aspects du Bouddha et portent alors la couronne des 5 sagesses (crânes). D’autres peuvent être d’anciennes divinités locales qui ont été assimilées et sont devenues des protecteurs bouddhiques. Ces protecteurs ont, dans chaque monastère, une chapelle qui leur est dédiée, le gönkhang, souvent interdit au public, parfois uniquement aux femmes. Mandalas Les mandalas sont des représentations symboliques du palais céleste d'une divinité. Certains de ces mandalas sont construits en 3 dimensions, mais la plupart sont peints sur des tangkhas ou des fresques. D’autres enfin sont fabriqués avec du sable de couleur lors de rituels particuliers et sont détruits à la fin de celui-ci. La divinité centrale, parfois reproduite, parfois symbolisée, donne son nom au mandala tout entier. Les écoles bouddhiques Il y a au Tibet une école ancienne qui date de la dynastie royale, et des écoles plus récentes : l'école des Anciens (Nyingmapa), l'école Kadampa, Tsong-kha-pa et l'école Guélugpa, l'école Sakyapa, les écoles Kagyüpas. Le bön Le dalaï-lama parle des cinq traditions du Tibet, les quatre grandes écoles bouddhiques et le bön. Après des siècles de rejet, cette reconnaissance officielle de leur tradition par le dalaï-lama a été accueillie avec soulagement par la population bönpo. L'enterrement céleste Pratique funéraire d'origine prébouddhique, c'est assurément l'une des coutumes tibétaines les plus surprenante. Après le décès, le corps est dépecé et les os sont broyés. Les restes sont donnés aux vautours. Ceux qui trouveraient cette pratique barbare apprendront que l mise en bière est pour les tibétains la plus vile des funérailles parmi les cinq méthodes qu'ils recensent ; l'enterrement terrestre, en effet, est réservé aux bandits. La vie monastique Les monastères tibétains ont rempli depuis l'origine une fonction
d'éducation, de transmission du savoir. Ils ont été au cours de l'histoire l'un
des seuls moyens de promotion sociale dans une société fortement stratifiée
et immobile. Yacks Le yack est l'animal roi dans les montagnes tibétaines et joue un rôle important au quotidien. On se nourrit de sa viande, de son lait, et on conserve le yoghourt dans la poche de son estomac ; à partir de sa toison sont confectionnés fils, vêtements, tentes et bottes ; on se réchauffe en hiver en brûlant sa bouse séchée et on fait brûler son beurre dans les lampes. Enfin, on confectionne des sacs et toutes sortes de condiments à partir de son cuir. |
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