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Traditions Tibet

Fêtes et jours fériés

Le système du calendrier tibétain diffère beaucoup de notre calendrier grégorien, puisqu'il se base sur les mouvements du soleil et de la lune. Il possède de 4 à 6 semaines de retard sur le nôtre.
Les années sont dénombrées (ajouter 127 ans à notre calendrier), mais sont surtout désignées par un des 12 signes d'animaux (Dragon, Serpent, Cheval, Chèvre, Singe, Oiseau, Chien, Cochon, Souris, Bœuf, Tigre et Lièvre) conjugué avec un des 5 éléments (eau, terre, feu, bois et métal). D'où des cérémonies particulièrement importantes ayant lieu tous les 60 ans.

1er mois lunaire

- 1er-7e jour (février) : fêtes du Nouvel An (Losar). Fêtes familiales. Le mieux est d'être à Lhassa : pendant une semaine se succèdent courses hippiques, théâtre et carnavals. Les familles apportent offrandes et encens sur les collines des environs.
- 15e jour (février-mars) : festival des Lanternes. Feux sur les toits, lampes aux fenêtres. De gigantesques statues en beurre de yack sont érigées autour du Barkhor.
- 25e jour (février-mars) : festival du Mônlam chenmo, « la grande prière », institué par Tsongkhapa en 1409. À Lhassa, une foule de pèlerins se rend au Jokhang ; le bouddha du futur (Jampa) est promené en parade autour du Barkhor.

2e mois lunaire

- 28e et 29e jours (mars) : festival d'exorcisme pour chasser le mal. Processions de lamas et de moines munis de trompettes autour de Lhassa.

4e mois lunaire

- 8e jour (mai) : anniversaire de la naissance du bouddha Sakyamuni. Importants pèlerinages.
- 15e jour (mai-juin) : anniversaire de l'Éveil de Sakyamuni et de sa mort (Saga Dawa Düchen). Les pèlerins envahissent le Jokhang, les animaux capturés sont remis en liberté.

6e mois lunaire

- 4e jour (juillet) : commémoration du premier sermon du bouddha Sakyamuni (Chökhor Düchen). Les pèlerins gravissent les montagnes saintes avoisinant Lhassa.

7e mois lunaire

- Première semaine (août) : Shöton Festival. Calendrier grégorien : 30 août-5 septembre 2008.

8e mois lunaire

- Au cours du mois (septembre) : festival de l'Étoile d'or (Vénus). Nombreux bains rituels dans les rivières afin de se purifier l'âme de la haine, de l'avarice et de l'illusion. Prochaines célébrations : 20-30 septembre 2008.
- Un peu partout, des fêtes pour célébrer la fin de la moisson. Courses hippiques, danses, chants, jeux...

9e mois lunaire

- 22e jour (octobre-novembre) : le Bouddha descend des Cieux où il s'est rendu pour enseigner à sa mère. Ouverture de tous les monastères. Concentration importante de pèlerins à Lhassa.

10e mois lunaire

- 25e jour (novembre) : festival des Lampes. Les Guélugpas fêtent l'anniversaire de la mort de Tsongkhapa. On prépare des brasiers et des lampes sur les toits des monastères.

12e mois lunaire

- 29e jour (janvier) : fêtes de fin d'année.

Religion

Divinités et tantras

À gauche et à droite du Bouddha historique, Sakyamuni, se trouvent le Bouddha du passé, Dipamkara, et le Bouddha du futur, Maitreya.
Les bodhisattva (bouddhas vivants) sont en général au nombre de huit.
On reconnaît les manifestations de Bouddha à la couronne représentant les cinq sagesses de l'Éveil. Les divinités sont réparties en 4 sortes de tantra.

Protecteurs

Les divinités protectrices sont généralement représentées sous des formes courroucées. Certaines sont des aspects du Bouddha et portent alors la couronne des 5 sagesses (crânes). D’autres peuvent être d’anciennes divinités locales qui ont été assimilées et sont devenues des protecteurs bouddhiques. Ces protecteurs ont, dans chaque monastère, une chapelle qui leur est dédiée, le gönkhang, souvent interdit au public, parfois uniquement aux femmes.

Mandalas

Les mandalas sont des représentations symboliques du palais céleste d'une divinité. Certains de ces mandalas sont construits en 3 dimensions, mais la plupart sont peints sur des tangkhas ou des fresques. D’autres enfin sont fabriqués avec du sable de couleur lors de rituels particuliers et sont détruits à la fin de celui-ci. La divinité centrale, parfois reproduite, parfois symbolisée, donne son nom au mandala tout entier.

Les écoles bouddhiques

Il y a au Tibet une école ancienne qui date de la dynastie royale, et des écoles plus récentes : l'école des Anciens (Nyingmapa), l'école Kadampa, Tsong-kha-pa et l'école Guélugpa, l'école Sakyapa, les écoles Kagyüpas.

Le bön

Le dalaï-lama parle des cinq traditions du Tibet, les quatre grandes écoles bouddhiques et le bön. Après des siècles de rejet, cette reconnaissance officielle de leur tradition par le dalaï-lama a été accueillie avec soulagement par la population bönpo.

L'enterrement céleste

Pratique funéraire d'origine prébouddhique, c'est assurément l'une des coutumes tibétaines les plus surprenante. Après le décès, le corps est dépecé et les os sont broyés. Les restes sont donnés aux vautours. Ceux qui trouveraient cette pratique barbare apprendront que l mise en bière est pour les tibétains la plus vile des funérailles parmi les cinq méthodes qu'ils recensent ; l'enterrement terrestre, en effet, est réservé aux bandits.
Attention, le gouvernement chinois a formellement interdit aux touristes d'assister aux enterrements célestes. Cela correspond généralement aux aspirations des parents des défunts.

La vie monastique

Les monastères tibétains ont rempli depuis l'origine une fonction d'éducation, de transmission du savoir. Ils ont été au cours de l'histoire l'un des seuls moyens de promotion sociale dans une société fortement stratifiée et immobile.
Dès son arrivée au monastère, le novice est affilié à un collège et logé dans une maison selon sa région d'origine. Il est confié à un précepteur chargé de son éducation religieuse et à un autre moine pour les affaires quotidiennes. La durée des études est de douze à treize années.
Ces études nécessitent la mémorisation de milliers de pages de textes que les élèves doivent maîtriser par un entraînement journalier et des débats théologiques. Ils doivent aussi se rendre aux deux ou trois rituels quotidiens, étudier la grammaire, les grands traités de l'éthique et des paroles du Bouddha (sûtra), ainsi que les différents systèmes philosophiques.

Yacks

Parce que vous allez en manger à toutes les sauces, vous barbouiller de sa graisse lorsque vous tremperez vos lèvres dans un thé traditionnel, et que vos vêtements seront inévitablement imprégnés de l'odeur de son beurre dont on se sert pour éclairer les monastères, il nous était difficile de ne pas évoquer ce superbe animal.
Le roi des montagnes tibétaines joue un rôle important au quotidien. On se nourrit de sa viande, de son lait, la poche de son estomac sert à conserver le yoghourt ; on se vêt de sa toison à partir de laquelle sont confectionnés fils, vêtements, tentes ou bottes ; on se réchauffe en hiver en brûlant sa bouse séchée et, enfin, on confectionne des sacs et toutes sortes de condiments à partir de son cuir. Quant au lait de la femelle, la dri, on en fait du beurre qui accompagne le thé, du fromage, du yaourt, de l'huile pour les lampes, et il rentre même dans la fabrication de cosmétiques.
D'un naturel assez craintif, le yack peut parfois se montrer dangereux.
Aujourd'hui, les yacks sauvages ont quasiment disparu, il n'en resterait plus qu'une dizaine de milliers. À portée des yeux, seuls paissent des dzo, croisés avec des bovins. Le yack mâle sauvage vit solitaire et son caractère peut être imprévisible. Autrefois, pendant la saison des amours, tout le monde se cachait dans le village quand il descendait à la rencontre des femelles.





 

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