Argent, banques, change
La monnaie est le renminbi, aussi appelé yuan ou plus communément RMB (abrégé ¥), divisé en 10 jiao. Populairement, yuan et jiao prennent le nom de kuai et mao (rien à voir avec le Grand Timonier).
Début 2008, on obtenait environ 10 ¥ pour 1 A.
En principe, dans toutes les grandes villes, la Bank of China dispose d'un ou de plusieurs distributeurs automatiques de billets accessibles aux cartes de paiement internationales (ATM). Plus intéressant que le guichet où les avances d'espèces sur carte de paiement entraînent une commission supplémentaire de 3 %. En définitive, il est impératif de faire des réserves là où c'est possible avant de partir explorer le pays. En gardant son reçu, il est possible de changer son excédent en fin de voyage, toujours à la Bank of China.
Il n'est plus nécessaire de se munir exclusivement de dollars avant son départ puisque les agences des grandes villes citées plus haut acceptent l'euro. Quelques billets verts peuvent toujours être utiles si l'on se retrouve coincé dans la campagne sans renminbi. Essayer alors le grand hôtel du coin ou les chauffeurs de 4x4.
À la frontière tibéto-népalaise, le marché noir s'affiche sans vergogne. De nombreux « trafiquants » vous attendent côté tibétain pour changer renminbi, roupies, dollars, voire des euros. Éviter cette formule ailleurs qu'à la frontière, c'est trop risqué. Enfin, pour ceux qui arrivent en avion, il y a un bureau de change à l'aéroport.
Budget
&Le Tibet reste un pays plutôt bon marché pour se loger et se nourrir, même si le coût de la vie est un peu plus élevé qu'en Chine ou au Népal, de par les difficultés d'approvisionnement. Toutefois, l'arrivée du chemin de fer a dopé l'économie touristique, et les prix ont tendance à augmenter.
Par ailleurs, les transports viennent sérieusement alourdir l'addition. Ce poste est gonflé dès l'entrée par les frais de permis puis, sur place, parce qu'il faut souvent payer les excursions. D'autre part, les entrées dans les sites touristiques (monastères, parcs naturels) ont beaucoup augmenté.
Mais le fin du fin, c'est la taxe que les moines imposent sur les photographies de leurs reliques, qui peuvent parfois atteindre des sommes astronomiques.
Le pays est accessible aux budgets serrés qui savent se contenter du nécessaire en oubliant le superflu. On peut raisonnablement s'assurer une pension complète au Tibet pour moins de 10 € par jour.
Hébergement
Au Tibet, le touriste étranger est tenu de se restaurer et de résider dans des établissements agréés par le FIT (le bureau chinois du tourisme). L'hôtelier ou le restaurateur tibétain doit s'acquitter d'un impôt spécial pour accueillir les voyageurs. Les établissements gérés par les Chinois ne sont pas soumis à cette réglementation, et sont donc moins chers.
Pendant la basse saison, de début novembre à fin mars, baisse sur les prix de 20 % à 50 %.
En général de 10 à 20 % moins chères, les chambres « tibétaines » diffèrent des standard « occidentales » par leur décoration traditionnelle.
Voici nos fourchettes de prix pour la haute saison :
- Bon marché : moins de 100 ¥ (moins de 10 €) ; chambres privées sans salle de bains ou lits en dortoirs (à partir de 15 ¥).
- Prix moyens : 100 à 300 ¥ (10 à 30 €) ; chambres standard avec salle de bains.
- Chic : 300 à 500 ¥ (30 à 50 €).
- Plus chic : plus de 500 ¥ (50 €).
Restauration
À Lhassa, il y en a pour tous les goûts et budgets. En dehors de la capitale, le choix, bien plus limité (en général bon marché) se résume aux restaurants des « caravansérails », établissements typiquement tibétains et gargotes chinoises.
- Bon marché : jusqu'à 25 ¥ (2,50 €) le repas.
- Prix moyens : 25 à 50 ¥ (2,50 à 5 €) le repas.
- Chic : plus de 50 ¥ (5 €) le repas.
Transports
- Bus public : prévoir au minimum 0,2 ¥ (0,02 €) du km.
- Voitures de location et voyages organisés : les prix donnés le sont en principe pour tout le groupe et non par personne. Ils comprennent toujours l'usage du véhicule sur l'itinéraire entendu, ainsi que le logement et la nourriture du chauffeur et du guide. Ils peuvent aussi inclure votre hébergement et vos repas, mais nous ne le conseillons pas. Les entrées sur les sites (monastères, parcs) ainsi que les travel permits ne sont pas inclus.
La composante la plus importante du prix total est en fait le nombre de kilomètres parcourus. Le tarif se situe autour de 8 ¥ (0,80 €) du kilomètre. Mais cela diffère selon les saisons et les modèles de véhicule. Attention aux périodes de congés publics chinois qui font flamber les prix : semaines du 1er octobre et du 1er mai.
Dernier point, l'importance traditionnelle du pourboire, qui s'explique par la modestie du salaire d'un guide standard et de celui du chauffeur. Pour une semaine de périple, 100 ¥ (10 €) par passager, que se partageront guide et chauffeur, c'est très bien, mais on peut se contenter de la moitié voire de rien du tout si l'on est légitimement mécontent du service.