Où s'informer ?
- Spectacles : mensuel gratuit
qui traite des événements culturels en ville et dans la région.
Distribué à l'office du tourisme et à la Boutique culture.
- Dernières Nouvelles d'Alsace :
le grand quotidien alsacien propose une page « Vos sorties culture et
loisirs » qui recense toutes les manifestations du jour. Cette page est
par ailleurs affichée dans les différents bureaux de l'office de
tourisme et consultable par tous.
- Repères : un hebdo gratuit sur la culture et les loisirs (traite surtout du cinéma). Paraît le mercredi.
- Strasbourg Magazine : mensuel
gratuit édité par la mairie. Tout sur la vie municipale (projets,
travaux en cours, manifestations diverses). On le trouve dans les
mairies de quartier et à l'office de tourisme.
- Le Strassbuch : guide
réalisé chaque année par des étudiants de l'IECS (Institut d'études
commerciales supérieures) et distribué gratuitement en place publique,
place Kléber, place Broglie ou place Gutenberg, ça dépend des années.
On le trouve aussi à l'office de tourisme. Il recense les bonnes
adresses de la ville pour manger, se détendre, faire du sport, mais
aussi les adresses pratiques concernant la vie étudiante.
Fêtes, festivals et manifestations
- Le printemps des Bretelles à Illkirch : en mars, festival des rois du piano à bretelles, pour les inconditionnels de l'accordéon.
- Festival des Artefacts : le dernier week-end d'avril, au Zénith. Présente les formations rock et autres tendances, qu'on voit à la Laiterie notamment. Ouvert à tous les types de musiques.
- Festival international de musique : 3 semaines en juin. Musique classique. Vente des billets à la boutique Wolf Musique, 24,
rue de la Mésange. Internet : www.festival-strasbourg.com.
- Musica : de mi-septembre à mi-octobre, festival des musiques d'aujourd'hui. Une des plus grandes manifestations consacrées à un genre (la musique
contemporaine). Vingt ans d'existence et près de 20 000 spectateurs
chaque année. Internet : www.festival-musica.org.
- Jazzdor : en novembre, pendant 2 semaines. Ça swingue et ça « jamme » à mort pendant le Jazzdor. Internet : www.jazzdor.com.
Marchés
- Marchés traditionnels : place de Broglie, le mercredi et le vendredi. Boulevard de la Marne, le mardi et le samedi. Place de Zurich, le mercredi.
- Brocante et marché aux puces : rue du Vieil-Hôpital et pl. de la Grande-Boucherie, le mercredi et le samedi.
- Marché aux livres : place Gutenberg et rue Gutenberg (ça va de soi !), ainsi que dans la rue des Hallebardes, le mardi, le mercredi et le samedi. Excellent choix et prix particulièrement intéressants.
- Marché des producteurs : place du Marché-aux-Poissons, le samedi.
- Marché de Noël (Christkindelsmärik) : place de Broglie et place de la Cathédrale. Du dernier week-end de novembre jusqu'à fin décembre. Une tradition de plus de cinq siècles. Mais le marché original, où l'on ne vendait (peu ou prou) que des décorations de Noël, s'est transformé en une mégafoire où les étals se couvrent de tout et n'importe quoi. Attention, foule énorme et hébergements pris d'assaut (réserver très longtemps à l'avance).
Les musées
En règle générale, les musées de Strasbourg sont ouverts tous les jours sauf le mardi et les jours fériés de 12 h à 18 h (3 exceptions : le musée de l'Œuvre Notre-Dame, le Musée historique et le musée d'Art moderne et contemporain, qui, eux, sont fermés le lundi). Entrée gratuite le 1er dimanche de chaque mois et moins de 18 ans. Fermés les 1er janvier, Vendredi saint, 1er mai, 1er et 11 novembre, et 25 décembre.
Pour toute autre info concernant les musées, tél. : 03-88-52-50-00. Internet : www.musees-strasbourg.org.
Le musée de l'Œuvre Notre-Dame
C'est le grand musée des arts du Moyen Âge à la Renaissance. Idéalement accueilli
par des édifices contemporains de cette époque, il fut le siège de la corporation
des tailleurs de pierre et des maçons qui œuvrèrent sur la cathédrale.
En voici
les points forts : un linteau de 1050, première sculpture connue en
Alsace, les vitraux de l'église Saint-Thomas, les originaux du portail Saint-Laurent,
les originaux des statues de la cathédrale, des céramiques du Moyen Âge et de
la Renaissance, des vitraux alsaciens des XIVe et XVe siècles, des peintures et sculptures du
XIVe au XVIe siècle, des boiseries et des tapisseries
remarquables.
La salle 25 abrite l'une des merveilles du musée : Sainte Madeleine
et Sainte Catherine, de Conrad Witz (1444), le plus grand représentant
de la peinture allemande avant Dürer.
À voir aussi : des sculptures de Nicolas Gerhaert de Leyde avec deux œuvres
majeures, Tête d'homme au turban et Buste d'homme accoudé, des
natures mortes de Sébastien Stoskopff, notamment Corbeille de verres, des
œuvres de Hans Baldung Grien, peintre humaniste et grand portraitiste. Pour
finir, riche collection d'armoires alsaciennes, fleuron de l'art strasbourgeois
des XVIIe et XVIIIe siècles.
Le musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS)
Le MAMCS occupe un imposant bâtiment de verre et de granit rose. Fort de ses
5 000 m², il propose une collection de l'art moderne et
contemporain de 1870 à nos jours, enrichie par d'importants dépôts de particuliers
mais aussi du musée d'Orsay, du centre Georges-Pompidou, ainsi que du Fonds
national d'Art contemporain.
Au rez-de-chaussée, les œuvres de 1860 aux années 1950, retraçant
l'émergence de la modernité (avec, entre autres, Kandinsky, Arp, Gauguin,
Manet, Bonnard...). À l'étage, la collection contemporaine. Ne manquez pas l'impressionnant Christ quittant le prétoire
de Gustave Doré. On notera la présence
d'œuvres de Picasso, Germaine Richier, Schönebeck et Baselitz, ainsi qu'une
installation de Nam June Paik. Peu de tableaux, mais des œuvres très bien choisies
et représentatives du travail de chaque artiste.
Le Musée alsacien
Remarquable musée d'art et de traditions populaires, créé au début du XXe siècle par des artistes et personnalités de la région pour défendre la culture régionale et faire face aux tentatives de germanisation. Abrité dans des demeures du XVIIe siècle pleines de charme.
Pittoresque parcours au cours duquel on traverse de belles cours à galeries de bois sculpté. Prévoir du temps, vu l'ampleur et la richesse des collections. Impossible de tout énumérer ici aussi. En voici cependant les principaux points d'intérêt.
Le palais Rohan
Ce palais construit à partir de 1732, à l'initiative de l’évêque de Strasbourg,
reprend le concept des hôtels particuliers parisiens entre cour d'honneur et
jardin.
Sa séduisante architecture visait à asseoir l'autorité ecclésiastique
catholique, à impressionner les élites locales et à servir de propagande au
génie architectural français. On notera ainsi son imposante façade sur l'Ill,
avec sa colonnade corinthienne centrale, surmontée d'un fronton armorié.
Le
palais eut de prestigieux locataires, tels que Louis XV, Marie-Antoinette et Napoléon Ier. Aujourd'hui, le palais Rohan abrite
trois musées.
Le musée des Arts décoratifs
Dans la salle du Synode, de grandes vasques de marbre surmontées de décors évoquant le thème de l'eau, et personnages en stuc. Puis le salon des Évêques et la chambre du de Louis XV en 1744. Belles tapisseries du début du XVIIe siècle d'après des cartons de Rubens.
L'ancienne aile des Écuries abrite une remarquable collection de faïences. Dans la salle consacrée à l'horlogerie, on trouve l'ancien calendrier de l'horloge astronomique de la cathédrale, ainsi que son fameux coq, un automate datant de 1350 environ.
Dans l'ancienne aile des Écuries, de somptueuses pièces d'orfèvrerie, d'argenterie et de vermeil. Dans les petits appartements du prince-évêque, ne pas manquer les ravissantes gravures qui célèbrent la venue de Louis XV en 1744.
Le musée expose également une émouvante sélection de jeux et jouets mécaniques, collection ayant appartenu à Tomi Ungerer et qu'il légua à la ville : à ne pas manquer.
Le musée des Beaux-Arts
Au premier étage du palais, on note un intéressant panorama de la peinture du Moyen Âge au XIXe siècle. Parmi les plus belles pièces de la peinture italienne, citons une Crucifixion de Giotto et l'Adoration des bergers de Carlo Crivelli. Adorables Vierge à l'Enfant de Lorenzo Di Credi, Piero Di Cosimo, Botticelli. Magnifique Véronèse, La Mort de Procris.
Dans La Vierge du Greco, appelée aussi Mater Dolorosa, on peut sentir déjà poindre ce style qui rendra le peintre célèbre. Très classique Richelieu de Philippe de Champaigne. Portrait de dame de Van Dyck. Étrange Christ triomphant de Rubens, avec anges intéressants mais Christ décevant. Fascinante lumière dans la Fuite en Égypte du Lorrain (Claude Gellée). Deux toiles de l'atelier de Zurbarán.
Le XVIIIe siècle italien et français est bien représenté avec Guardi, Tiepolo, Canaletto, Boucher, Watteau, Greuze, Nicolas de Largillière. De ce dernier, signalons la Belle Strasbourgeoise (de 1703), l'une de ses œuvres maîtresses.
Le XVIIe siècle hollandais avec Gabriel Metsu, Pieter de Hoogh, Wouwerman (Passage du gué), Jan Van Goyen, et les XVe et XVIe siècles flamands.
Pour finir, le XIXe siècle français avec Delacroix, Chassériau, Corot, J.-J. Henner, Courbet, etc.
Le Musée archéologique
Au sous-sol du palais Rohan (1 200 m²). D'importantes
collections d'archéologie régionale illustrent plusieurs millénaires de l'histoire
antique de l'Alsace, des origines lointaines de la préhistoire (600 000 ans
av. J.-C.) jusqu'à l'aube du Moyen Âge (800 ap. J.-C.).
Vous pourrez
y découvrir la vie quotidienne des chasseurs de mammouths du Paléolithique,
puis des premiers agriculteurs du Néolithique. Dans une autre section, les riches
sépultures de la protohistoire (âges du bronze et du fer) et les sites
de l'Alsace celtique (char reconstitué d'un prince celte, armes et bijoux en bronze et en fer).
Vient ensuite un
aperçu de la vie en Alsace à l'époque gallo-romaine, à travers des sculptures
religieuses et funéraires, des verreries (dont un très rare verre gravé
du IVe siècle), des céramiques et d’innombrables petits objets
de la vie quotidienne : monnaies, maquettes, et même une reconstitution
d'une maison romaine avec ses fresques et sa mosaïque.
La civilisation mérovingienne
n’est pas en reste avec des armes, bijoux précieux (dont ceux de la tombe
de la princesse de Hochfelden), céramiques décorées, verreries...
La galerie Heitz est établie au rez-de-chaussée de l'aile est. Elle abrite des expos temporaires, liées aux sujets abordés dans les différents musées de la ville (excepté le MAMC).
Sortir
Sans posséder les nuits de Barcelone ou de l'East Village à New York, Strasbourg peut quand même être fière de sa vie nocturne.
Ça bouge dans pas mal de quartiers, et c'est suffisamment éclectique pour satisfaire les plus difficiles des exégètes noctambules. Plus que jamais, vous constaterez que Strasbourg est une ville étudiante, une ville jeune... Aujourd'hui, c'est du côté de la Krutenau que ça remue le plus !