- Statut : Singapour est une ville et un État.
- Superficie : 682 km².
- Capitale : Singapour.
- Régime : république parlementaire autoritaire.
- Chef de l'État : S. R. Nathan (depuis août 1999).
- Premier ministre : Lee Hsien Loong (depuis août 2004).
- Population : 4,8 millions d'habitants ; à 100 % urbanisée.
- Densité : 6 751 hab./km².
- Espérance de vie : 79 ans.
- Monnaie : dollar Singapour.
- PIB par habitant : 37 600 US$.
- Langues : anglais, mandarin, malais, tamoul.
Économie
Nouvelles cultures, croissance, rentabilité et enrichissement personnel régissent la vie du citoyen singapourien et l'économie du pays. On travaille beaucoup, on investit, on achète.
Sur le plan économique, la situation est prospère : Singapour dispute chaque année à Rotterdam le titre de 1er port de la planète pour le tonnage. Producteur de pétrole, port franc, 2e place financière d'Asie après le Japon, 4e place mondiale pour le marché des changes, etc.
Singapour tire sa force de son statut de base manufacturière et de services qui, par le biais d'exonérations fiscales, a le pouvoir d'attirer les investisseurs étrangers. Lors de son accession à l'indépendance en 1965, Singapour avait d'abord tout misé sur la pétrochimie. Après le 1er choc pétrolier, l'activité économique de l'île s'est diversifiée, s'orientant vers l'électronique.
Il est visible que l'accent est mis, entre autres, sur le tourisme. Le gouvernement a entrepris des travaux d'infrastructures monumentaux.
Les postes économiques tels que la finance, le commerce ou l'e-business font toujours la force de la ville, mais elle cherche désormais à se construire une identité en se libéralisant (modestement) et en s'ouvrant (énormément) sur l'extérieur.
Droits de l'homme
Surveillance et contrôles policiers poussés à l'extrême, parti ultradominateur, lois liberticides : loin de s'ouvrir, comme le laissaient entendre récemment les autorités, la société singapourienne semble au contraire restreindre de plus en plus la liberté d'expression de ses citoyens.
L'application de la récente législation sur la Sécurité intérieure a ainsi vu se multiplier les arrestations arbitraires, au nom de la « lutte contre le terrorisme ».
Les restrictions à la liberté de la presse se sont multipliées, et des publications étrangères ont été menacées. Toute critique du régime ou du Parti d'Action Populaire fait l'objet de poursuites en diffamation, et certains opposants ont été acculés à la faillite, après que des décisions de justice les ont condamnés à de fortes amendes.
À peine est-il fait aujourd'hui promesse d'une modification électorale devant garantir la présence d'au moins 9 membres de l'opposition au sein du parlement lors des prochaines élections.
Les défenseurs des Droits de l'homme dénoncent toujours la peine de mort, Singapour étant connu comme l'un des pays où le ratio d'exécutions par rapport au nombre d'habitants est l'un des plus élevés au monde.