Religions et croyances
À Singapour, où la liberté de culte est érigée en droit, se dressent indifféremment clochers gothiques, gopurams polychromes et minarets dorés. Même si la société est laïque, même si certaines valeurs occidentales ont fortement pénétré les mentalités, la pratique religieuse reste stable.
Les Malais sont en majorité musulmans, les Indiens communément hindous, parfois bouddhistes, musulmans ou sikhs. La communauté chinoise se partage en principe entre bouddhisme et taoïsme.
Savoir-vivre et coutumes
N'oubliez pas de n'utiliser que la main droite pour manger au sein de la communauté malaise... la main gauche étant réservée à la toilette intime.
De même, un présent ne se donne qu'avec la main droite et si votre interlocuteur se touche légèrement le poignet droit avec la main gauche, cela signifie qu'il vous marque un grand respect.
Quant aux cartes de visite (business cards), très répandues dans les relations d'affaires, elles se remettent et se reçoivent avec les deux mains, pouces tendus, face à l'interlocuteur, avec une légère inclination du buste. Pas question de les enfourner négligemment dans une poche, il faut la regarder attentivement avec un air très intéressé avant de la ranger.
Censure
Singapour reste un pays très contrôlé. Les groupes de rock sont briefés avant chaque concert, leurs chansons sélectionnées, et les films sont tronçonnés. Les œuvres à caractère pornographique sont interdites.
Et pourtant, dans les librairies, on trouve une kyrielle de livres sur le couple, le plaisir, la sexualité. Les stages sur la « reproduction » et la « deuxième chance » se multiplient. C'est que la courbe des divorces et la baisse de la natalité inquiètent.
Sous le gouvernement de Goh Chok Tong, la censure s'est (à peine) assouplie. Ainsi, si vous allez au cinéma, vous verrez peut-être la mention « R(A) » sur les affiches. Il s'agit d'un film qui comporte quelques scènes légères (d'où le R pour restricted ; le film est interdit aux moins de 21 ans, mais mérite, vu sa valeur artistique (le A) d'être diffusé. Il subsiste donc quelques passages torrides, le gérant du cinéma et la presse ne manquent pas de le clamer et le film reste à l'affiche pendant 6 mois.
Ce que l'on supprime davantage aujourd'hui, ce sont les passages sur l'homosexualité et la drogue. L'homosexualité est toujours officiellement interdite à Singapour. Quiconque « enfreint » cette loi est en principe toujours passible d'emprisonnement... mais les poursuites sont quasi inexistantes. D'ailleurs, ces dernières années, quelques bars gays ont ouvert leurs portes à Chinatown.
Ainsi, les cinéphiles de Singapour ne verront pas de si tôt deux personnes du même sexe s'embrasser.