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![]() Traditions SerbieUn peuple slaveSlave par essence, l’identité serbe a commencé à se forger au Haut Moyen Âge par la fusion des peuples sorabes venus de l’actuelle Allemagne orientale avec les Grecs, Valaques et Illyriens qui peuplaient les Balkans centraux. Plusieurs principautés serbes furent constituées entre le IXe et le XIIe siècle, jusqu’à l’avènement d’un véritable empire sous la dynastie des Nemanjic. Cette glorieuse entreprise perdura deux siècles, jusqu’à sa défaite par les Ottomans à la bataille de la Maritsa, en 1371, puis à celle, terrible, de Kosovo Polje en 1389. Dire que la rancœur des Serbes vis-à-vis de toutes les présences musulmanes dans les Balkans remonte à cette époque ne serait pas tout à fait inexact… Les trois siècles et demi qui suivirent placèrent le pays sous la tutelle turque, tandis que les Austro-Hongrois tentaient des percées par le Nord. Un beau sandwich qui, comme tous les sandwiches, débordent lorsqu’on presse trop dessus ! Il fallut presque trois générations de combats, tout au long du XIXe siècle, et l’affaiblissement international de la Turquie, pour voir éclore à nouveau un royaume serbe en 1882. Avec, pour armes principales, la foi orthodoxe et un nationalisme frustré par trop de siècles de soumissions. On comprend mieux la suite… Reste que l’on ne peut s’empêcher de remarquer de notables influences ottomanes et austro-hongroises. Les premières s’expriment aussi bien à travers la mosaïque ethnique et religieuse de la Serbie que par la gastronomie. Les secondes sont patentes en architecture au nord du pays. Manifestations culturellesDe nombreux festivals culturels sont organisés tout au long de l’année en Serbie. La musique y tient un rôle très important, comme lors du désormais réputé EXIT Summer Fest (www.exitfest.org), organisé pendant quatre jours en juillet à Novi Sad, dans le cadre de la forteresse de Petrovaradin. Le plus important événement musical des Balkans attire une foule jeune venue des quatre coins d’Europe dans une atmosphère qui évoque des grands raouts de type Woodstock. Au programme : rock, musique électronique, house. FolkloreParallèlement aux festivals de musique, les Serbes adorent célébrer leur héritage folklorique. Les bergers sont à l’honneur en mai à Knjazevac (joutes), en juin à Donji Milanovac (courses et jeux de force) et en juillet à Kosjeric (flûte et guitare traditionnelle). À la belle saison, les différentes régions et ethnies mettent tour à tour leur patrimoine en valeur : Homoljski Motivi de Serbie orientale à Kucevo, et festival de Saint-Georges à Zajecar en mai ; Tamburaski Festival à Ruma en Voïvodine, et folklore ruthène et ukrainien à Ruski Krstur en juin ; soirées allemandes et hongroises au bord du Danube à Apatin en juillet, etc. Des courses de chevaux ont régulièrement lieu. Parmi les manifestations les plus drôles, figure la fête de la Saint-Pierre à Backi Brestovac, en juillet. Au programme : courses d’échasses et championnat du monde de poussée de pierres ! Jambon fumé, vin, saucisson, pasulj, les spécialités serbes sont prétexte à d’autres festivités encore. À cet égard, les athées militants se feront un devoir de se rendre au festival de la Saucisse (Kobasicijada) à Turija, près de Srbobran, en février. Au programme : des kilomètres de saucisses à ingurgiter en pleine période de Carême. En 2004, pour protester contre sa tenue, l’église orthodoxe a jeté l’anathème sur les organisateurs et demandé aux popes locaux de sonner le glas ! Enfin, si vous êtes prêt à affronter les frimas hivernaux, mettez le cap sur Sremski Karlovci au moment du Noël orthodoxe (7 janvier). La ville, ancien siège de l’église serbe, se nimbe alors d’une atmosphère sacrée très particulière. Musique religieuse et chorales y attirent du monde de tout le pays. Pour une liste complète des festivités, voir le site Internet : www.serbia-visit.com. Jours fériés- 1er et 2 janvier : jour de l’An.
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